Emile Guichon ( Jouy-lès-Reims) blessé deux fois et fait prisonnier

  1. .Annie Brunel, de Jouy-lès-Reims a gardé précieusement des documents sur son grand père maternel Emile Guichon, caporal au début de la guerre 14. Plus chanceux que son frère Henri.

Avec soin, Annie Brunel, de Jouy-lès-Reims a classé tous les documents sur ses aïeux. Elle se souvient surtout de son grand père maternel Emile Guichon, né à Jouy le 27 novembre 1886, tout à la fois horloger et vigneron dans le village.

Emile avait fait son service en 1911 à Saint Mihiel (Meuse)au 161e régiment d’infanterie.

Il est parti à la guerre le 6 août 1914 et s’est présenté aux magasins généraux Bd de la Paix à Reims. Affecté au 361e RI il combat dès le mois d’août   à Saint-Jean-les Buzy (Meuse), participe à la bataille de la Marne sur Senlis. Le 5 septembre il est blessé par balle au bras gauche à Saint Soupplets (Seine-et-Marne). Envoyé à l’hôital de Saint-Brieuc il y reste jusqu’en novembre avant de se retrouver à Guingamp jusqu’en décembre.

Blessé à Saint-Souplet sur Pye

De retour sur le front il ne combat pas longtemps. IL reçoit un éclat d’obus le 30 novembre 1915. Le 12 février 1916. C’est une nouvelle fois devant Saint-Souplet, mais dans le département de la marne, à côté de Sainte-Marie à Py qu’il elle blessé à la jambe gauche par des éclats de grenade au lieu-dit «Bonnet de l’évêque».Il est soigné à Châlons-sur-Marne et passe une partie de sa convalescence à Bayonne puis à Ginguamp.

Un appel du maire

Annie Brunel a retrouvé une lettre du maire de Jouy-lès-Reims datée du 4 octobre 1916 dans laquel M. Mongardien écrit à la 27e compagnie à Plouaeret(Côtes du Nord). Rappelant qu’Emile Guichin a 60 ares de vigne il demande, qu’au vue du manque de main d’œuvre , il serait plus utile qu’Emile puisse obtenir une permission de vendanges.»On ne connaît pas la réponse.

1917.-Le caporal repart au front. Il participe à l’attaque de Sapigneul (près de Cormicy) au cours de laquelle meurt Jean Danysz, un collègue de Marie Curie. Il poursuit sur le fort de Brimont avant de rejoindre Beaumont, Verdun et Bois le Prêtre où il passe l’hiver.

Prisonnier des Allemands

Hasard de l’histoire, après 615 jours complets passés au front Emile Guichon, sergent  du 161e RI  est fait prisonnier le 15 juillet 1918 à Bois Cohette (commune de Champlat-et-Boujacourt), à quelques kilomètres de Jouy.

Il est envoyé au camp de Meschide (Wesphalie) avec le matricule 430.32. Depuis 1917 il délègue sa solde à son épouse Clothilde Hanon qu’il a épousé le 28 novembre 1909.

Un frère porté disparu

Si Emile Guichon est revenu vivant, son frère Henri a eu moins de chance. parti du 16e bataillon de chasseurs à pied, 2e compagnie, 1ère section, il   a été porté disparu le 25 novembre 1915 à Auberive. Pour ses dernières nouvelles adressées à ses parents le 5 septembre 1915 sur une carte postale de Chaumont il écrivait: «Je suis tout à fait en bonne santé (…)Je pense qu’il n’y a rien de nouveau au pays. Je souhaite la fin de la guerre au plus vite pour venir vous embrasser. Votre fils qui vous aime.»Son nom est inscrit sur le monument au mort du village.

Emile Guichon est décédé à Jouy-lès-Reims en 1977.

2. GUICHON ANNIE BRUNELJPG

Alain Moyat

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s