La ville de Reims dédie sa saison culturelle et touristique à la Guerre de 14-18

Le fort de la Pompelle hier et aujourd’hui

Reims – ville au coeur de l’Histoire – organise avec son agglomération un ambitieux programme culturel pour le Centenaire 14-18. L’enjeu ? Proposer à tous les publics – habitants et touristes de tous âges – une approche moderne, sensible, et la plus complète possible de la 1ère Guerre mondiale. Les grandes dates historiques donneront lieu également à des manifestations publiques mémorielles. 

Située à quelques kilomètres de la ligne de front, au coeur de la Marne, dans le département le plus touché par la Guerre de 14-18, Reims a un statut très particulier en France et à l’international. Son fort est l’emblème de la résistance héroïque des soldats français sur le front de l’Est. Plus encore, elle est devenue une icône – celle de « l’âme de la France victime de la barbarie allemande » – suite à l’incendie de sa cathédrale, le 19 septembre 1914. En 1924, Reims et Bamako, ont accueilli un monument « Hommage à l’Armée Noire » identique. Un autre monument national – « A la gloire des infirmières françaises et alliées, victimes de leur dévouement » – est aussi érigé à Reims en 1924. Le 7 mai 1945 est signé à 2 h 41 l’acte de reddition de l’armée allemande. En 1962, s’est déroulée dans la cathédrale une cérémonie de réconciliation franco-allemande avec Charles de Gaulle et Konrad Adenauer.

(Re)découvrir autrement l’histoire dans un musée de site incontournable – le Fort de la Pompelle – à partir du samedi 28 juin 

L’actualité récente n’est pas anodine. Trois corps de poilus ont été exhumés aux abords du fort. En effet, il s’agit bien d’un site de combats, d’un site mémoriel. Ce fort était la clef de voûte du système défensif de Reims. Bombardé quotidiennement lorsque la guerre de 14-18 est devenue une guerre de position, il n’a pas cédé. C’est pourquoi, il est le seul point de la ligne de front qui ne bougea pas. La Ville de Reims a tenu à positionner ce lieu de mémoire incontournable comme la porte d’entrée privilégiée du tourisme mémoriel rémois.

Pour cela, elle a lancé un programme de valorisation historique et muséographique sur plusieurs années, d’un montant de 6 millions d’euros. Ainsi, grâce à l’intervention de Christophe Lab, architecte et scénographe, le visiteur de tout âge est invité à « plonger dans l’histoire » par une approche moderne et sensible. Signalétique, éclairage du site, ambiance sonore dès l’entrée, projection d’images, film, documents en braille, tablettes numériques accompagnent ainsi le public pour mettre en perspective la 2e collection de France sur la Guerre de 14-18 : une vingtaine de mannequins en tenues d’époque avec équipements et armements, canons et autres matériels militaires, maquettes, peintures et aquarelles, photographies, artisanat de tranchée, l’exceptionnelle collection de casques Charles Friesé.

« Les traverses du Tour », en lever de rideau de l’arrivée de la 6e étape du Tour de France 

Du lundi 7 au mercredi 9 juillet, à l’initiative de la Ville de Reims, une cinquantaine de cyclotouristes de l’agglomération de Reims vont emprunter les « chemins de l’Histoire » entre Arras et Reims. Ils se rendront sur les sites historiques de la bataille de la Somme, du Chemin des Dames, de la bataille de la Marne. L’étape Arras-Reims du Tour de France arrivera à Reims le 10 juillet.

Dans une ville symbole international, plusieurs manifestations commémoratives 

010-FacSO1 - copie 2Outre la commémoration des dates historiques, Reims accueille en septembre prochain une visite officielle autour de François Hollande, Angela Merkel et du prince de Galles.

Un regard franco-allemand porté par le musée des Beaux-arts de Reims et le Von der Heydt-Museum de Wuppertal 

Ces deux musées approfondissent leurs relations autour d’une coproduction. Ainsi, à l’exposition « Das Menschenschlachthaus » en cours en Allemagne, succèdera l’étape rémoise intitulée « Jours de guerre et de paix, Regard franco-allemand sur l’art de 1910 à 1925 ». (à partir du 14 septembre).

Il existe bien un art de la guerre. La cathédrale de Reims est une icône de la Guerre 14-18.

Une approche complète de la 1e Guerre mondiale cet automne 

Dépositaires de documents d’époque et de collections exceptionnelles, les musées et établissements culturels de la Ville de Reims proposent une approche riche et diversifiée de la Grande Guerre. L’ensemble du réseau de bibliothèques et médiathèques municipales dédie son programme automnal à 14-18, notamment en mettant en lumière les « Plumes des tranchées ». Via le web, les Archives municipales présentent une exposition « Reims dans la guerre 1914-1918 » et rendent accessibles des documents inédits. Le musée Historique Saint-Remi évoquera son passé avec « L’hôpital civil Saint-Remi ».

L’ambitieuse action culturelle de la Ville de Reims mobilise également des artistes pour mieux associer les habitants grâce à des ateliers de création.

Scène nationale, La Comédie de Reims, poursuit un cycle de théâtre sur des auteurs de 14-18.

Un partenariat fort avec l’Université de Reims Champagne Ardenne (URCA) 

Les actions culturelles portées par la Ville de Reims complètent un cycle mensuel et pluriannuel de 52 conférences conçues avec l’URCA pour vulgariser les dernières recherches. Des experts mettent en perspective questionnements locaux, nationaux et internationaux sur des aspects très divers.

Ouvrons les perspectives : cent après que reste-t-il ? 

reconstruction
la reconstruction

Le Reims d’aujourd’hui doit beaucoup à l’intense période de reconstruction de l’après-guerre. Ville la plus détruite parmi les grandes villes de France, Reims présente aujourd’hui un panorama des styles en vogue pendant les années 20. L’Art déco s’illustre avec brio à l’Opéra, à la bibliothèque Carnegie et à l’Eglise Saint-Nicaise, au fil des façades du centre ville et des faubourgs. Chagall, Joseph Sima, Vieira da Silva notamment, ont signé les vitraux de la cathédrale et de l’Eglise Saint-Jacques.

Ville d’art et d’histoire avec 3 monuments inscrits au patrimoine mondial par l’UNESCO,

Reims défend aujourd’hui une nouvelle inscription au titre des biens culturels, et paysages culturels avec sa candidature des coteaux, maisons et caves de champagne. Une étape très attendue pour renforcer le rayonnement du champagne et de son terroir !

 

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s