213/journal du 5 mars 1915: les Garibaldiens et tous les Italiens doivent rejoindre l’Italie

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Bombardement dans la matinée dt à midi. Vers 14 heures, reprise qui continue. A 14 h 55 et à 15 heures l’hôtel de ville est encore atteint par deux obus  qui endommagent fortement la toiture du bâtiment où se trouvent les services de la police, rue de Mars. Deux obus rue de la prison, à 16 heures. Incendie ailleurs.

Le courrier de la Champagne annonce l’arrivée à Reims d’un détachement de pompiers de Paris.

A la suite d’une demande du préfet de la Marne, le Ministère s’est mis d’accord avec le quartier général et avec le préfet dé police pour envoyer des pompiers de la ville de Paris à Reims. Les pompiers de Reims ont été, en effet, extrêmement surmenés tous ces jours-ci: ils ont eu à éteindre vingt huit incendies causés par les bombardements de l’ennemi. D’ordre du Ministère de l’Intérieur, le préfet de police a envoyé trente pompiers et deux pompes, qui sont arrivés à Reims et ont été mis immédiatement à la disposition de la municipalité.

Butte de Vauquois: 3.000 morts depuis février 1915

Le 5 mars 1915 marque la fin des grands assauts et la chute de la « forteresse Vauquois » malgré la défense héroïque de la garnison allemande. Au terme de 5 mois de furieux combats et d’efforts surhumains, les troupes françaises sont parvenues à enlever la bordure sud du piton et asseoir leurs positions dans la partie médiane du village.

Lorsque le I.R.144 quitte Vauquois le 6 mars 1915 remplacé par le 1er bataillon du I.R. 30 et le IIIème bataillon du I.R. 173, son état-major, la l3ème compagnie (mitrailleurs) et le capitaine Schuhmacher restent sur la Butte pour nettoyer le champ de bataille et organiser l’enterrement des morts. Trop nombreux pour être évacués vers l’arrière, ils sont enterrés sur place dans un cimetière provisoire établi dans une légère dépression du terrain derrière l’église. L’historique du I.R. 30 mentionne que 120 corps de combattants appartenant au I.R. 144 y seraient enterrés. D’après le Ehrentafel du I.R. 144, les pertes entre le 2 mars et le 6 mars s’élèvent à 178 tués et disparus.

http://www.verdun-meuse.fr/images/pages/DP_reconciliation.pdf

Gustave aux Eparges

mini2-15239440francois-a-cheval-jpgLettre de Gustave VALEMBOIS le 4 et 5 mars 1915 adressée à Louis
Tu me pardonnes de faire attendre mes réponses . Quand tu auras vécu un peu la vie de tranchée , tu verras toi aussi que ce n’est pas de la mauvaise volonté ,mais l’impossibilité dans laquelle on se trouve ….
Alors, te voilà arrivé dans cette fameuse région de l’ARGONNE que j’ai quitté heureux et que je voudrais retrouver aujourd’hui , car cet endroit est pire que l’autre encore . Tu vas connaître aussi, pauvre ami, ces souffrances physiques , ces tortures morales et intellectuelles de tout instant. L’homme ici ressemble à la bête et devient même moins que la bête sauvage . S’il perd comme elle toute sensibilité, tout esprit de communauté, il est toujours sous le coup de la peur, sous le danger incessant ; il vit dans la saleté repoussante, c’est à peine si on le nourrit et on lui demande de faire plus que ses forces ne lui permettent de faire. Je vois de pauvres camarades n’ayant pas la force de se traîner eux-mêmes et qui marchent à l’aide d’un bâton, courbés sous le sac dont les courroies leur labourent les épaules, j’en vois qui tombent sans pouvoir se relever et qui ne sont même pas reconnus malades. Certains ont des figures de cadavres, et voilà avec quels soldats, on veut vaincre. Quand verrons nous finir ce long martyre ? (Ndlr : nous ne sommes qu’au début de la guerre, mais pouvaient-ils savoir que cette horrible souffrance allait durer 40 mois ! La guerre n’a véritablement commencé qu’en septembre 1914 et Gustave est au front « seulement  » depuis début Novembre 1914 : cela ne fait « que  » 5 mois, il y en a encore 25 à tirer !; mais ça, ils l’ignoraient . )
Si seulement on pouvait prévoir maintenant la fin de cette guerre . Si le matin, en se levant , on pouvait dire  » encore tant de jours, et ce serait tout  » nous serions heureux quand même, tandis qu’en ce moment nous ne voyons même pas comment viendra le résultat ni d’où il viendra. (Ndlr : heureusement que non, bien sûr, le découragement absolu devant l’épreuve à venir, si longue , ne leur aurait certainement pas permis de tenir le coup )
Crois-tu à une victoire française ? Allons donc? Jamais nous n’arriverons à déloger les boches , ni à les repousser seulement jusqu’au Rhin. Jamais il ne nous a été permis de voir les routes allemandes. Seulement, quand bien du monde aura péri, alors s’apercevrons-nous de l’inutilité de nos efforts et cherchera-t-on à faire un armistice et à s’accorder sur des conditions de paix bien différentes de celles qu’on avait obtenues au début de la guerre.
C’est la deuxième fois que je me mets à cette lettre, car il m’a fallu remonter dans les tranchées avant de l’avoir finie. Oui, un grand coup doit se préparer car il y a dans les tranchées tous les régiments du n-ème corps. Les tranchées sont doubles et pleines de troupes. Nous allons sûrement devoir attaquer sous peu, c’est déjà la 2ème fois en 8 jours de? .Je ne sais si j’en reviendrai, mais ma peau est sûrement en danger ? Enfin, espérons que je reviendrai de là bas . …

http://guerre1418sysvalfer.e-monsite.com/pages/annee-1915/annee-1915-francois-le-pere-de-famille.html

Les légionnaires italiens doivent rejoindre l’armée italienne

5 mars 1915 : le 4e Régiment de Marche du 1er Régiment Etranger est dissous. Avec l’entrée en guerre de l’Italie, les légionnaires italiens doivent rejoindre l’armée italienne.

http://fr.wikipedia.org/wiki/4e_régiment_de_marche_du_1er_étranger

lire aussi: https://books.google.fr/books?id=r21Y2vHaIk8C&pg=PA267&lpg=PA267&dq=garibaldiens+dissous&source=bl&ots=7idynkZlFp&sig=B68UhqOUm0uWgqrDtPX5haeo7jQ&hl=fr&sa=X&ei=B2nrVNj0DsPC7gbd9oHICQ&ved=0CCQQ6AEwAQ#v=onepage&q=garibaldiens%20dissous&f=false

http://www.lemonde.fr/centenaire-14-18/article/2014/10/09/les-garibaldiens-raniment-la-flamme_4503217_3448834.html

http://odysseo.generiques.org/resource/a0114163552042xs6nv

 

A voir aussi http://lavie-enchampagne.com/pdf/numero70/article8.pdf

Ecrivains morts à la guerre

Antoine Bianconi  (72 ème rI) – 1882 – 5 mars 1915 à Mesnil-les-Hurlus (Champagne).

http://laurent59.canalblog.com/archives/2009/03/08/12869020.html

Hartmannswillerkopf
La montagne de la mort

Le 5 mars 1915 nouvelle attaque française sur le Jägertanne. Le 13e BCA conquiert les positions allemandes et anéantit la 3e Kompanie du IR 161. Les contre-attaques allemandes du 7 mars 1915 échouent. Le 13e BCA, totalement épuisé, est relevé par le 15-2e régiment d’infanterie. Le 23 mars 1915, vingt-cinq canons de 220 et trente-deux canons de 155 écrasent durant quatre heures les tranchées allemandes sous leurs obus. À 15 heures, le 15-2 part à l’assaut du HWK. Ces hommes, baïonnette au canon, progressent à travers les tranchées effondrées, les barbelés et l’enchevêtrement de sapins abattus par les obus. Neuf assauts successifs échouent à cent cinquante mètres du sommet face aux mitrailleuses allemandes que les canons n’ont pas détruites. Les Allemands déplorent plus de quatre cents morts et plus de deux cents prisonniers. Le 15-2 a perdu deux cent soixante hommes et neuf officiers. N’arrivant pas jusqu’au sommet, le 15-2 s’enterre et résiste aux contre-attaques allemandes

LA SUITE SUR:http://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/hwk/hwk.htm

Lu dans Le Miroir du 5 mars 1915

France.-Le bulletin français signale des combats de tranchées en Flandre et dans le Nord, – des engagements plus importants et toujours à notre avantage en Champagne et dans l’Argonne (Vauquois). Un officer aviateur français a été bombarder une gare très importante d’Allemagne, près de Donaueschingen.
La flottille des destroyers de Douvres a détruit un sous-marin allemand, le U-8, dont l’équipage a été d’ailleurs sauvé. Le U-8 était parmi les bâtiments-pirates qui torpillaient les navires de commerce en Manche.
Sur le front oriental, les régiments russes atteignent de nouveau la lisière de la Prusse, après avoir forcé les Allemands à un repli sur toutes leurs lignes. Ils ont repris Stanislaw, en Galicie, sur les Autrichiens. Le siège d’Ossowietz, que Hindenburg se flattait de prendre, traîne en longueur.
Les opérations des Dardanelles n’ont été jusqu’ici signalées par aucun accident pour les flottes alliées.
Le gouvernement grec comme s’il était à la veille de l’action, consulte l’état-major général sur les moyens dont il dispose. Le conseil de la Couronne est convoqué une seconde fois.
Deux croiseurs français ont bombardé des postes turcs sur la côte de Syrie.
La presse allemande attaque vivement le ministre de l’Agriculture, auquel elle reproche son imprévoyance. Les pommes de terre, après le blé, commencent à faire défaut.