253/journal de la grande guerre: 14 avril 1915

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour.

Dans la presse: l’horrible stéphanoise

Comme le révèle Le Courrier de Saône-et-Loire , le 14 avril 1915 :

« Le tribunal correctionnel a condamné à quatre ans de prison et cinq ans d’interdiction de séjour une femme Beauvais. Cette femme se présentait dans les familles dont un membre avait été tué à l’ennemi. Elle leur annonçait que celui qu’elles pleuraient était vivant, blessé dans un hôpital lointain, et qu’il l’avait chargé de leur rendre visite. La bonne messagère était choyée, comme bien l’on pense, et tandis que les parents s’apprêtaient à faire le voyage pour se rendre auprès du blessé, la femme Beauvais, qui souvent leur proposait de garder l’appartement qui allait être inoccupé quelques jours, dérobait l’argent et tous les objets de valeur qu’elle trouvait. »

sur le site du Bien Public: http://www.bienpublic.com/cote-d-or/2014/08/13/les-profiteurs-de-guerre-en-action

Lu dans Le Miroir en date du mercredi 14 avril

France.-Rien à signaler entre la mer et l’Aisne, que quelques actions d’artillerie. Dans l’ensemble, nous avons maintenu et consolidé nos positions sur les divers points où nous avions antérieurement progressé. A l’est de Berry-au-Bac, nous avons enlevé une tranchée allemande. En Argonne, lutte de mines et combat à coups de bombes et de grenades d’une tranchée à l’autre. Entre Meuse et Moselle, nos troupes sont parvenues, en plusieurs points, au contact des réseaux de fil de fer de la défense ennemie.
Nos avions ont bombardé efficacement les hangars militaires de Vigneulles, en Woëvre, et dispersé un bataillon en marche.
D’après un télégramme de source danoise, des avions français ont jeté des bombes sur des casernes à Hambourg, en y provoquant l’incendie.
Les Austro-Allemands ont tenté une contre-offensive contre les Russes des Carpathes, en tournant leur aile gauche dans la direction de Stryj, mais ils ont été repoussés avec des pertes énormes.
La presse américaine attaque avec une violence croissante le comte Bernstorf, ambassadeur d’Allemagne, dont la note outrecuidante contient des termes injurieux pour la grande république.
Un important conseil des ministres a eu lieu à Rome. L’heure décisive approche pour l’Italie et M. Giolitti, jusqu’ici partisan de la neutralité, aurait déclaré que la guerre entre son pays et l’Autriche devenait inévitable.
L’Allemagne publie une note pour se plaidre du traitement infligé en Angleterre aux équipages des sous-marins capturés et pour annoncer qu’elle exercera des représailles sur les marins britanniques tombés entre ses mains.