375/journal de la grande guerre: 14 août 1915

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Le repos du guerrier musulman

Des soldats blessés, originaires d’Afrique du Nord, ont pu fêter la fin du Ramadan. Le Figarodu 14 août 1915 raconte cette journée.

«C’était le 13 août 1915 “l’Yidi Saïd” qui termine le “Ramadan”, le carême des musulmans. Grâce aux deux associations “les Amitiés musulmanes” et “l’Algérienne”, les soldats d’Afrique blessés ou en convalescence ont eu la joie de pouvoir célébrer leur fête selon leurs traditions et au milieu des plus réconfortantes manifestations de sympathie. Le matin, “l’Algérienne” a distribué aux blessés africains d’abondantes rations de “couscous”.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/08/13/26002-20140813ARTFIG00091-13-aout-1915-le-repos-du-guerrier-musulman.php

Marine: un transport anglais coulé: 1.000 morts

Un transport anglais ayant 1600 personnes à son bord est coulé dans la mer Egée ; seulement 600 hommes seront sauvés.

Les caméléons des tranchées

Le peintre Lucien-Victor Guirand de Scévola (à gauche) est à l’origine de la première unité de camouflage, dont le dessinateur de presse Jean-Louis Forain (à droite) a fait partie.
Le peintre Lucien-Victor Guirand de Scévola (à gauche) est à l’origine de la première unité de camouflage, dont le dessinateur de presse Jean-Louis Forain (à droite) a fait partie.

Il y a cent ans, des peintres et décorateurs mobilisés mettaient à profit leur talent et donnaient naissance au camouflage moderne.

http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/les-cameleons-des-tranchees-29-11-2014-4330765.php

Les carnets de guerre de Gustave Chinardet

blogbanner1

Début aujourd’hui des carnets de Gustave Chinardet commencés le 14 août 1915

http://gustave-chinardet.blogspot.fr/2013/07/un-rendez-vous-pour-commemorer-la.html

Lettre de Sally à Lazare

14 aout 1915

Mon bien aimé Lazare,

Comme tu l’as demandé dans la lettre, je ferai tout ce qui est possible, je réaliserai tes dernières volontés, mais ne pense pas à ça. Je travaillerai pour deux pour y arriver, l’éducation de nos enfants n’est pas un fardeau. Grâce à toi, j’ai pris confiance en moi et c’est avec force et courage que je m’en sortirai. Nous n’avons certes pas grand-chose pour vivre, mais cela me suffit pour élever nos enfants dignement. Le dimanche nous sommes allés à la messe, nous avons prié pour que tu reviennes très vite. Pierre a appris sont alphabet, il le connaît presque par-cœur, Louise, elle, se sent grande, car elle aide son petit frère Martin à apprendre les chiffres.
Pendant ta longue absence je parle beaucoup de toi aux enfants. Je leur dis que tu as travaillé très dur pour subvenir à nos besoins, que tu es un homme brave, qu’ils doivent prendre exemple sur toi. Que si tu n’es pas avec nous c’est parce que tu es parti combattre pour notre pays d’adoption. Les moments passés à tes côtés m’ont rendu très heureuse, malgré notre courte vie commune. Cela nous remonte le moral et nous fait oublier que tu es loin de nous.
Je pense beaucoup à toi, Je t’embrasse très tendrement mon bien aimé.

Je t’aime, Ta bien aimée Sally

Dans le Républicain Lorrain http://www.republicain-lorrain.fr/education/2014/04/29/lettres-a-des-poilus