414/journal du 22 septembre 1915: prêt pour la bataille de Champagne

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

22 septembre.-(…) La cérémonie funèbre pour son oncle étant terminée à l’église Saint Remi, « un quart d’heure à peine après le départ du cimetière, où personne ne s’est attardé, une trentaine d’obus tombent en rafales de trois et quatre (vers 9 heures)sur le quartier Dieu-Lumière et vers l’église Saint-Remi.

La bataille de Champagne

Le 22 septembre, tout était prêt pour l’offensive.

L’offensive commença le 22 septembre, la préparation d’artillerie, formidable, incessante, plongeant les Allemands dans la stupeur et l’effroi.

Elle broya d’abord à grande distance les bivouacs de cantonnement et les bifurcations de voies ferrées.

Puis, sous la pluie de nos projectiles, l’ennemi vit sa première position anéantie, et tout ravitaillement lui devint impossible. Pendant soixante-quinze heures, sans arrêt, et par cent mille, nos obus écrasèrent tranchées, abris, boyaux, fils de fer et défenseurs.

Des officiers allemands calculèrent que, dans un secteur de cent mètres de largeur sur un kilomètre de profondeur, il était tombé 3600 projectiles par heure.

Un temps très beau et très clair favorisait le réglage et aidait fort à propos l’adresse de nos canonniers.

Malheureusement, dans la nuit du 24 au 25, le ciel s’emplit de gros nuages, et des torrents d’eau vinrent délayer cette terre molle et blanchâtre de la Champagne.

La question se posa à l’État-Major de savoir s’il n’y avait pas lieu de retarder l’attaque pour attendre de meilleures conditions atmosphériques.

Mais, malgré son importance, l’approvisionnement en munitions ne permettait pas de prolonger davantage la préparation d’artillerie. D’ailleurs, le temps parut se remettre au beau.

Sur le site: http://chtimiste.com/batailles1418/1915champagne2.htm

Le 22 septembre vu par l’Aubois Georges Baudin

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Dès le réveil, au loin, on entend une violente canonnade. La compagnie de mitrailleuses et  les pionniers de chez nous partent pour bivouaquer à Wargemoulin. (L’attaque sera sûrement pour demain, terrible journée encore, gare à la casse !)  Repos pour nous quoi qu’on s’attende à partir dans la journée ou bien à la nuit. Distribution de musettes, bidons, caleçons, cravates, chaussettes, etc.… etc.…

Marius est sorti définitivement de l’infirmerie. Il revient avec tout son fourbi près de nous. Il est guéri mais il a de la faiblesse.

A 11h, temps superbe, le canon tonne toujours sans interruption. Beaucoup de nos ballons captifs sont élevés et surveillent le tir de notre artillerie ou encore les mouvements de l’ennemi. Nos aéros, eux-aussi circulent. Nous devons partir à la nuit, l’ordre vient d’arriver. Pendant l’après-midi nous démontons nos tentes et préparons nos sacs.

A 18h 30 nous quittons notre bois de sapins (côte 189) et nous nous dirigeons vers les lignes. Il fait un splendide clair de lune. Nous passons Laval et nous nous arrêtons entre Laval et Wargemoulin. La route côtoie un grand talus dans lequel des abris ont déjà été creusés et c’est là-dedans que nous devons passer la nuit. Nous  deux Marius choisissons un petit trou et  nous y installons ; Toile de tente au dessus de nous, une autre dessous ; on s’enroule dans notre couverture, la capote sur nous, la tête sur le sac et voilà…

Tout au pied de nous, sur la route passent sans cesse les ravitaillements de toutes sorte. Même au galop ça ne m’empêche pas du tout de m’endormir. La canonnade a déjà  diminué d’intensité. Bosset est de reste avec le train régimentaire.

http://www.georges-baudin.fr/mercredi-22-septembre-1915/

Ernest Deceuninck fusillé à Lille

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À Ernest Deceuninck citoyen d’Armentières fusillé à Lille par les Allemands le 22 septembre 1915 1877-1915 « La guerre est une terrible calamité et la civilisation future ne fera jamais assez pour abolir cette barbarie ou l’ouvrier est toujours le plus atteint » Ernest Deceuninck

http://circuit1418.free.fr/14-18page6.htm