424/journal du 2 octobre 1915: une sculpture de chair humaine

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

(…) Le Courrier donne aujourd’hui une courte relation de la bataille de Champagne, qui s’est déroulée sur un front de plus de 25 km. C’est, dit-il, le 25 septembre à 9 h 15, heure fixée, que l’assaut fut donné, après une préparation d’artillerie de trois jours. En fin de journée, nous étions arrivés au nord de Souain et au nord de Perthes, au contact de la deuxième position allemande, qui s’appuie sur la butte de Souain et la butte de Tahure.

L’actualité dans Le Miroir

Nous progressons en Artois. Après avoir repoussé deux contre-attaques allemandes dans le bois de Givenchy et à la cote 119, nous avons gagné du terrain à Givenchy, fait 61 prisonniers et délivré des Français que l’ennemi avait capturés.
Canonnade et fusillade au nord de l’Aisne, près de Soupir.
Une contre-attaque allemande a été brisée net près de Maison-de-Champagne. Un coup de main entre Auberive et l’Epine de Vedegrange nous a permis d’enlever de nouvelles mitrailleuses et une trentaine de prisonniers. Les Allemands ont dirigé sur quelques-unes de nos nouvelles positions un bombardement intermittent auquel nos batteries ont efficacement répondu.
Un bombardement de nos tranchées en Argonne, au nord de Houyette, a été enrayé par un tir de représailles.
Nous avons canonné a longue distance des trains en gare de Vigneulles-les-Hattonchâtel et provoqué de violentes explosions. Les Allemands ont lancé, à longue portée, des obus sur Verdun et Nomény.
Notre dirigeable Alsace a bombardé Amagne-Lucquy, la gare d’Attigny et celle de Vouziers. Il est rentré à son port d’attache.
Sur le front belge, combat d’artillerie.
Les Russes condidèrent que la nouvelle offensive dirigée sur leur front par Hindenburg a totalement échouée. En tout cas, ils redressent leurs lignes dans la région de Dwinsk, et les journaux allemands reconnaissent qu’ils ont progressé sur plusieurs points.
La situation est devenue très grave dans les Balkans.

 

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre15.html

Le 119 ème RI en Artois

Il est procédé dans la soirée à la réorganisation du secteur de le 6eme D.I. Le front de la D.I. est divisé en deux sous-secteurs Nord et Sud :

  • Sous-secteur Nord (groupement Toulorge) 239eme et 407eme.
  • S/secteur sud (12eme brigade) 5e et 119e.

En conséquence, le 119e  opère à la tombée de la nuit un glissement sur la droite et son mouvement terminé se trouve dans la situation suivante :

  • IIIeme bataillon (bataillon Guillon) : tranchée des tirailleurs de L’’’ à N’’’ face aux vergers du bois de la Folie.
  • Ier bataillon (bataillon Bédoura) : tranchée Nietzche entre L’’ et N’’ derrière le IIIeme bataillon.
  • IIeme bataillon (bataillon Lavetta) vient occuper le chemin creux entre M’ M’’
  • P.C. du colonel au chemin creux vers M’.

Le 2 octobre une attaque avec jets de grenades a été déclanchée à 15h sur la barricade allemande à N’’’ et la tranchée des tirailleurs de N’’’ à P’’’ occupée encore par l’ennemie. Une section du 119e attaquant la partie de la tranchée des tirailleurs par la barricade et le nord, une section du 5e par le boyau des Layons. La section du 119e en débouchant fut accueillie par un barrage de grenades et des coups de fusils provenant d’un flanquement et ne put progresser. La section du 5e R.I. ne put déboucher.

http://regiment119.perso.sfr.fr/JMO/1915/Octobre%201915.html

5/10 Georges Gras de retour en Champagne avant de rejoindre Verdun

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https://reims1418.wordpress.com/2014/06/06/510-georges-gras-de-retour-en-champagne-avant-de-rejoindre-verdun/https://reims1418.wordpress.com/2014/06/06/510-georges-gras-de-retour-en-champagne-avant-de-rejoindre-verdun/

Une sculpture de chair humaine

Dans son édition du 2 octobre 1915, Le Moniteur des Côtes-du-Nord publie un étonnant article intitulé « Sculpteurs de chair humaine »1. Il s’agit d’un reportage réalisé au service de chirurgie du visage de l’hôpital Rotschild à Paris où les docteurs Morestin et Tuffier opèrent des blessés de guerre. Ecrit à la première personne, l’article n’hésite pas à jouer sur le sensationnel en convoquant des grands auteurs tels que Victo Hugo ou Edgar Alan Poe : « Et l’interne me tendit l’image horrifique d’un homme à qui il manquait la partie inférieure de la joue gauche, le menton, les lèvres, le nez… ; ça un homme ! ».

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