Les ossements de plusieurs soldats français tombés en 1917 découverts à Cormicy (Marne)

Sur Francebleu champagne  par Sylvie Bassal

 Les restes de plusieurs poilus tombés en 1917 lors de la première offensive du chemin des Dames.Deux corps ont été identifiés.Ceux du caporal Jean Boudon,originaire du Lot-et-Garonne et du Edmond Trapé,originaire d’ Axe-les-Thermes en Ariège.Leurs plaques militaires ont été retrouvées sur place.

Les corps ont été retrouvés dans une fosse, sans doute creusée en 1917,par les allemands,pour nettoyer le  champ de bataille  après une offensive.D’autres restes humains gisaient dans la même fosse.Les restes,incomplets,d’ au moins 2 autres personnes.

Les os,  les crânes mis au jour,seront examinés par un anthropologue afin de déterminer précisément combien de corps ont été enterrés là.Les corps seront ensuite remis à l’ ONAC, l’ Office National des Anciens Combattants et victimes de guerre.

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Le 16 avril 1917, aux premières heures de l’offensive Nivelle, le caporal Jean Boudon, 27 ans, et le deuxième classe Edmond Trapé, 34 ans, sont tombés côte à côte, fauchés par le même obus, la même mitraille, dans l’enfer du mont de Sapigneul, près de Cormicy. Un siècle qu’ils reposaient ensemble, ensevelis dans un champ. Jusqu’au passage d’un tracteur mardi.

Jean Boudon est né à Aiguillon, dans le Lot-et-Garonne, Edmond Trapé à Ax-les-Thermes, en Ariège. Comme tant d’autres, leur vie a soudainement basculé le 1 er  août 1914, à 16 heures, quand le tocsin a sonné la mobilisation générale. Ils ont quitté leurs chères terres du Sud-Ouest pour les lointaines plaines de Champagne. En avaient-ils le pressentiment  ? Leurs au revoir étaient des adieux.

Le 16 avril 1917, aux premières heures de l’offensive Nivelle, le caporal Jean Boudon, 27 ans, et le deuxième classe Edmond Trapé, 34 ans, sont tombés côte à côte, fauchés par le même obus, la même mitraille, dans l’enfer du mont de Sapigneul, près de Cormicy. Un siècle qu’ils reposaient ensemble, ensevelis dans un champ. Jusqu’au passage d’un tracteur mardi

« L’agriculteur était en train de labourer quand il a heurté quelque chose de métallique », relate Pierre Malinowski, un passionné d’histoire locale. « Il s’agissait d’une tôle. Il a voulu la dégager mais en soulevant, dessous, il a vu un casque Adrian et des ossements. » Le maire de Cormicy a été prévenu, puis Yves Desfossés, chef du service régional de l’archéologie. Le spécialiste s’est rendu sur place et a constaté qu’il n’y avait pas une, mais deux dépouilles. Mélangés aux ossements, un porte-monnaie, des pièces, une baïonnette, une conserve alimentaire, un fourreau mais aussi les plaques militaires qui ont permis d’identifier les deux Poilus.

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