427/journal du 5 octobre 1915:déjouer la censure et la désinformation

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

L’expédition de Salonique

À la suite de l’invasion par les armées austro-allemandes et bulgares de la Serbie, les alliés débarquent à Salonique avec des troupes repliées de l’expédition des Dardanelles. L’idée politique est de se porter au secours des troupes serbes qui se replient vers le sud et de maintenir ainsi le deuxième front que Winston Churchill a tenté de faire ouvrir sur les Détroits, sans succès.

Dès le 5 octobre 1915, les troupes françaises et britanniques débarquent sous le commandement du général Maurice Paul Emmanuel Sarrail avec l’accord du premier ministre grec Elefthérios Venizélos mais violant aussi la neutralité de la Grèce. L’idée stratégique est de se porter sur Niš pour prendre les troupes bulgares de flanc et arrêter ainsi leur progression en Serbie. En fait, avec l’évolution de la situation, les objectifs sont revus à la baisse. Il s’agit de conserver le contrôle de la voie ferrée qui remonte la vallée du Vardar pour garder ouverte la seule voie de communication des Serbes vers l’extérieur qui sert de ravitaillement depuis des mois (munitions, vivres, équipements).

La suite sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Expédition_de_Salonique

L’actualité du mardi 5 octobre dans le Miroir

La lutte s’est poursuivie en Artois. A la cote 119, nous occupons le carrefour des Cinq-Chemins, puis l’ennemi y reprend pied. Partout ailleurs, les Allemands sont repoussés, malgré la violence de leurs contre-attaques réitérées.
Lutte d’engins de tranchées au sud de la Somme, dans le secteur de Lihons et de Chaulnes, ainsi qu’au nord de l’Aisne, dans la vallée de la Miette et aux environs de Sapigneul.
Nous avons abattu un taube et capturé les deux aviateurs.
En Champagne, bombardement réciproque près de la ferme Navarin. L’ennemi dirige des obus suffocants sur notre arrière-front. Deux contre-attaques ont été par nous dispersées près de Mesnil.
Dans l’Argonne orientale, nos batteries lourdes ont pris sous leur feu une colonne ennemie en marche de Baulny sur Apremont.
Une attaque allemande a été refoulée à Celles-sur-Plaine, dans les Vosges. Bombardement à l’Hartmannswillerkopf.
Une escadrille de nos avions a jeté 400 obus sur la gare des Sablons, à Metz.
Les Anglais, attaqués par les Allemands, près d’Hulluch, ont tenu ferme. Mais plus au nord, ils ont reperdu la plus grande partie de la redoute Hohenzollern.
La situation des Russes se consolide sur tout le front oriental. Ils ont détruit des canons et capturé des prisonniers.
La Russie a adressé au cabinet de Sofia une note très énergique à laquelle les autres puissances de la Quadruple Entente se sont associées et qui laisse prévoir le rappel des agents diplomatiques.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre15.html

Ruines du village de Villers-Franqueux

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http://www.delcampe.net/page/item/id,49364636,var,VILLERS-FRANQUEUX-Marne-Ruines-du-village-et-Interieur-de-Eglise-5-octobre-1915-4-photos,language,F.html

Ecrivain mort à la guerre

Albert Dumange – 1894 – 5 octobre 1915 à Saint-Hilaire-le-Grand ( Champagne).

http://data.bnf.fr/16253247/albert_dumange/

Déjouer la censure et la désinformation

Lettres de lucien Jeannard, sergent au 89e régiment d’infanterie, adressée à sa femme.

Boureuilles * le 5 octobre 1915

Ma chère Juliette

J’ai reçu ce matin ta lettre du 2 et je dois te dire que je suis un peu étonné de certaines phrases qui me prouvent que comme tout le monde tu tombes dans le panneau et crois à la lettre ce qu’écrivent les journaux et ce que racontent les vaillants guerriers de Paris. Tu me dis en ces termes : « Prends courage, c’est pour ton foyer que tu travailles, tu en profiteras ». J’espère bien en effet encore profiter de la vie car n’étant pas neurasthénique j’espère toujours mais je ne vois pas très bien les avantages dont bénéficieront mon foyer et les miens, si ce n’est que voilà bientôt un an que j’en suis séparé et que ça peut durer encore au moins autant. Certes si une solution était à envisager ou déjà entrevue cela ferait patienter, on aurait un but pour atteindre pour lequel on éprouverait de la joie. Malheureusement il nous est défendu maintenant d’avoir un but. La bataille de Champagne nous l’a prouvé, car sous des apparences de succès considérable elle n’a été qu’un succès local d’une certaine étendue, mais bien loin d’être en rapport avec ce que Joffre avait prévu et sacrifié. On devait percer et pour cette opération on a mis le maximum d’efforts et d’hommes. Les boches étant débordés devaient effectuer une retraite et par conséquent évacuer notre territoire ce qui aurait pu abréger ce fléau considérablement. Malgré le sang qui a été versé à flots et les munitions en nombre colossal qui ont été envoyées, nous avons été arrêtés à la deuxième ligne quand il y en avait peut-être encore trois derrière. Il n’y a donc plus de résultat définitif à attendre des armes avec la guerre de tranchées. Quant à l’argent, ils ne devaient plus en trouver au bout de six mois et malgré tout ils sont encore très solides.

La suite sur http://crdp.ac-amiens.fr/pensa/1_11_jeannard.php

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