429/journal du 7 octobre 1915: la vie à Charleville (Ardennes)

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Le roulement ininterrompu des coups de canons fait supposer que les opérations sont reprises à l’est de Reims

Mémorial des Poilus de l’Isère

Notre action en Champagne a abouti à de nouveaux et sérieux résultats.
Nos troupes d’infanterie, après une solide préparation d’artillerie, ont enlevé d’assaut le village de Tahure et atteint le sommet de la butte de ce nom qui formait point d’appui dans la seconde ligne de résistance ennemie.
Nous avons aussi progressé près de la ferme Navarin.
Le chiffre des prisonniers est d’un millier.
Combats d’artillerie en Artois (Givenchy), en Argonne (La Harazée), au bois Le Prêtre, en Lorraine (Leintrey, Reillon, Badonviller) et dans les Vosges (Metzeral).
Bombardement sur le front belge.
Les Russes ont remporté quelques avantages autour de Dwinsk. Les Allemands se retranchent devant cette place.
Le roi de Grèce a offert le pouvoir à M. Zaïmis, un ami de M. Venizélos.
Les ministres de la Quadruple Entente et le ministre serbe, jugeant la réponse de M. Radoslavof insuffisante, ont demandé leurs passeports.

http://www.poilus38.com/octobre-1915.php

La vie à Charleville (Ardennes)

7 octobre 1915

Enterrement de 5 soldats français: une quarantaine de Français assistent à la cérémonie essentiellement allemande qui se passe au cimetière. Parmi les morts, se trouve un curé catholique originaire de Toul. En mission dans l’Uruguay à la déclaration de guerre, il est venu défendre la Patrie.
Le prêtre allemand met une étole sur son uniforme et récite encore le même nombre de pater et d’ave (3).
L’Archiprêtre de Charleville, l’abbé Lejeune, venu rendre les derniers devoirs au prêtre soldat français répond, cette fois, aux prières dites par le curé allemand. Huit soldats commandé par un officier rendent les hommages en tirant 3 salves de coup de fusil.

http://www.cenelle.fr/charleville/14-charleville.html

Le vapeur Amiral Hamelin coulé

Amiral_Hamelin_Chargeurs_2e

Le vapeur Amiral Hamelin  de la Compagnie des Chargeurs Réunis était commandé par le Capitaine GUIBERT. Ravitailleur de l’Armée d’Orient, il transportait des troupes de Marseille à Salonique lorsqu’il fut coulé par un sous-marin autrichien, le 7 octobre 1915.
Texte de la citation à l’Ordre de l’Armée
(Journal officiel du 19 novembre 1919)
            « Le transport auxiliaire  Amiral Hamelin : commandé par le capitaine au long cours GUIBERT, affecté au service du corps expéditionnaire d’orient, a essuyé le feu des batteries turques des Dardanelles. Attaqué le 7 octobre 1915 par un sous-marin ennemi qui le canonne vigoureusement et efficacement, fut torpillé par ce sous-marin. Avait rencontré deux sous-marins en plongée au cours de traversées antérieures. En toutes circonstances, l’Etat-major et l’équipage ont fait preuve du plus tranquille courage et du plus beau sang-froid, en particulier le 7 octobre 1915 où les nombreux passagers furent sauvés grâce à la superbe attitude du personnel du bord ».

L’affaire Salengro: quand la calomnie tue

Le 7 octobre 1915, l’agent de liaison-cycliste Salengro sort des tranchées, pénètre dans le no man’s land pour récupérer les papiers personnels d’un camarade mort la veille. S’aventurant trop près des lignes ennemies, il est fait prisonnier. De désertion il n’y eut pas, comme le confirme un conseil de guerre le 20 avril 1916. En attendant, Roger Salengro subit une longue période de captivité en Allemagne, avant de revenir en France après novembre 1918.

C’est ce parcours de guerre somme toute banal environ 600 000 prisonniers français entre 1914 et 1918 que la calomnie s’ingénie à falsifier durant l’entre-deux-guerres dans le but de briser l’ascension politique de Salengro. Lancée localement dès les années 1920 par les communistes, vite rejoints par la droite locale en la personne d’Henri Becquart qui convoite la mairie lilloise, la rumeur culmine en 1936 avec l’entrée en lice de journaux nationaux de l’extrême droite nationaliste.

http://www.histoire.presse.fr/livres/xixe-xxie/l-affaire-salengro-quand-la-calomnie-tue-01-05-2011-7654

Ecrivain mort à la guerre

Louis De la Salle – Né le 10 février 1872 à Paris – Tué le 7 octobre 1915 …

http://data.bnf.fr/11526601/louis_de_la_salle/

L’église Saints-Anges détruite par le feu

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La consécration de l’église eut lieu le 2 décembre 1865, mais ce n’est que trois ans plus tard qu’on en compléta l’intérieur. Cette troisième église fut réduite en cendres lors d’un violent incendie le 7 octobre 1915. Seuls le presbytère, l’actuelle chapelle et les saintes espèces échappèrent aux flammes.

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