430/journal de la grande guerre: 8 octobre 1915

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Au cours de la nuit, entendu de temps en temps, de la place Amélie-Doublié, le ronflement produit par le passage des projectiles de gros calibre tirés par une de nos pièces certainement éloignée, car le bruit des départs était à peine perceptible ; par contre, les explosions d’arrivées marquaient bien, à chaque coup et très fortement, que le but touché se trouvait beaucoup plus près de nous, dans la direction du nord-est.

l’Etat veille au ravitaillement en vin des armées

Le Figaro du 8 octobre 1915 relate que le gouvernement prélève la quart du stock des viticulteurs pour ravitailler les soldats.

«Le gouvernement s’est préoccupé de la question du vin, et il vient d’user de son droit de réquisition pour assurer le ravitaillement en vin de nos armées; il a décidé que “l’Etat prélèverait, au fur et à mesure de ses besoins, sur les stocks de tous les viticulteurs, le quart du montant de la récolte”.

Si la récolte a été vendue, c’est chez le négociant en vins que sera opéré ce prélèvement. Les prix seront fixés d’après les cours commerciaux moyens du mois de septembre, et déterminés dans chaque département sur les propositions de la commission départementale d’évaluation des réquisitions.

La suite sur: http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/08/26002-20141008ARTFIG00176-8-octobre-1915-l-etat-veille-au-ravitaillement-en-vin-des-armees.php

353 variétés de roses changent de nom

Un rosiériste a dégermanisé toutes les roses de sa collection de l’Hay, soit plus de 353 variétés, rapporte Le Figaro du 8 octobre 1915.

«La question préoccupe, paraît-il, beaucoup nos rosiéristes, dont le patriotisme s’étend jusqu’aux pétales de la reine des fleurs.

L’un des plus célèbres, M. Jules Gravereaux n’a pas hésité. Il a dégermanisé toutes les variétés de ses roses de la fameuse collection de l’Hay – il n’en possède pas moins de trois cent cinquante-trois – qui évoquaient par leur titre une origine désormais abhorrée.

A leurs noms il a substitué, sur ses répertoires, un numéro, en attendant que soient remplacés par des variétés qu’il cultive en ce moment les sujets germaniques.

Les roses d’Allemagne, il n’y en a point d’irremplaçables et, s’il en était, M. Gravereaux voudrait désormais les ignorer. Rien d’allemand, rien des Allemands, dit-il, telle doit être, à l’heure présente, la devise de tous les Français.

Puissent, nos industriels et nos commerçants s’inspirer de cette devise qui, par eux, peut avoir des applications plus pratiques encore» écrit Le Figaro du 8 octobre 1915.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/08/26002-20141008ARTFIG00225-8-octobre-1915-353-varietes-de-roses-changent-de-nom.php

Un dessin de François Flameng

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Mortier de 220 à Souain, 8 octobre 1915de Flameng François

Les entonnoirs de Leintrey

À partir du 12 septembre 1914, les Allemands se sont repliés sur une ligne plus favorable entre Reillon et Leintrey. Cette ligne de tranchées était pour eux plus facile à tenir avec un effectif réduit. Après une série de coups de main, de duels d’artillerie et d’attaque de diversion tout le long de l’année 1915, le secteur est jugé calme en 1916. L’action la plus importante fut l’attaque allemande du 8 octobre 1915 qui leur permit la prise du bois Zeppelin, au nord-est de Reillon.

http://www.lieux-insolites.fr/cicatrice/14-18/leintrey/leintrey.htm

Création de la poudrerie de Sorgues

pns1915 1918Le 8 octobre 1915, par courrier officiel, la commune de Sorgues reçoit un avis favorable. A cette date commence l’histoire de la Poudrerie de Sorgues. Le Conseil Municipal en séance du 28 novembre 1915 suivant l’ordre du jour « création d’une Poudrerie Nationale au lieu-dit la TRAILLE » réuni sous la présidence de M. Auguste BEDOIN (Maire).

http://www.etudessorguaises.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=95:la-poudrerie-nationale-de-sorgues-1915-1920&catid=51&Itemid=89&lang=fr

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