440/journal de la grande guerre: 18 octobre 1915

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du 18 octobre paru dans Le Miroir

En Artois, nous enlevons une forte barricade près de Neuville-Saint-Vaast et nous nous y maintenons aprés avoir repoussé deux contre-attaques. Violents combats d’artillerie devant Loos, au « Bois-en-Hache », à l’est de Souchez. Progression près de Givenchy.
Bombardement réciproque près de Lihons. Combats à la grenade sur l’Aisne, aux environs du Godat.
Bombardement intense et réciproque en Champagne, et en particulier autour de Tahure.
Nous avons, en Lorraine, gagné 100 mètres de tranchées au nord de Reillon, après un combat opiniâtre. Notre canonnade a allumé plusieurs incendies près de Leintrey, Amenoncourt et Gondrexon. Toutes les contre-attaques ennemies, dans ce secteur, ont été brisées.
Nos avions ont bombardé les centres de ravitaillement allemands de Maizières, d’Azoudange et la gare d’Avricourt. Une escadrille a jeté 30 obus sur la ville de Trèves qui a été ainsi atteinte pour la seconde fois.
La situation apparaît calme aux Dardanelles.
Les Russes ont repoussé l’ennemi sur l’Eckau, sur la Duna et sur la Strypa. Les Allemands, sur ce front, passent à la défensive.
Les Serbes ont infligé une série d’échecs, sur leurs deux fronts, aux Austro-Allemands et aux Bulgares.
La France a constaté que l’état de guerre existait entre elle et la Bulgarie.
Six transports allemands ont été coulés dans la Baltique.

 

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre15.html

Troisième bataille de l’Isonzo

Après deux échecs dans sa tentative de prendre la ville de Trieste à l’Autriche-Hongrie, l’Italie persiste dans la Première Guerre mondiale. Les troupes italiennes attaquent à nouveau le front situé sur la rivière Isonzo. Toujours en supériorité numérique, les Italiens pilonnent pendant trois jours avant leur attaque, lançant plus d’un million d’obus. Ralentis par la pluie et la boue, ils gagnent peu de terrain et le reperdent aussitôt. Les pertes humaines sont lourdes, surtout côté italien.

http://www.linternaute.com/histoire/jour/evenement/18/10/1/a/59680/troisieme_bataille_de_l_isonzo.shtml

Le masque Gravereaux, prototype du masque M2

M2coulLe masque Graveraux était unanimement considéré comme la meilleure des protections du moment, mais personne ne put se résoudre à lancer la production. Dès l’apparition de la solution polyvalente, la plupart des armées tenteront de réunir tampon et lunettes en un seul appareil. La 1ère armée fabriquera un masque très proche du S.T.G., qui sera testé par la Commission le 18 octobre 1915 et jugé comme inférieur aux tampons. Le Détachement d’Armée de Lorraine fera fabriquer à Nancy 60 000 tampon-masques d’un modèle indéterminé. Le 16e C.A. commandera à Châlons-sur-Marne 30 000 cagoules en gaze qui réunissaient le tampon et la cagoule. Le 9e C.A. passera un marché pour 25 000 engins protecteurs formés d’un masque et de lunettes réunis…Les demi-cagoules du 1er C.A.C. et celles de la 4e armée avaient également le même rôle. Quand le G.Q.G. interdira ce genre d’initiatives, les armées tenteront de réunir le tampon P2 et la cagoule en un seul appareil. Au début du mois de décembre 1915, le général Pétain, commandant la 2e armée, enverra au G.Q.G. un rapport demandant la mise en place rapide d’appareils de protection complets et performants. D’après lui, « ceux-ci devraient être munis de clapets de nature à permettre l’expulsion de l’acide carbonique produit par la respiration ». Enfin, il proposa un appareil, mis en place dans son armée (au 20e C.A.) réunissant à l’aide de toile cirée les lunettes et le bâillon. 2000 de ces appareils avaient déjà été confectionnés et 580 étaient à l’essai depuis quelques temps. La Commission, à qui le dossier sera transmis par le G.Q.G. qui souhaitait réaliser le projet de Pétain, réagira très défavorablement à cette initiative : « La 2e armée prend elle-même des décisions relatives à la constitution d’appareils de protection qui se révèlent défectueux (…). En outre, aucun appareil de protection ne devra être muni de clapets. Très défectueux, il expose au plus grand danger par les irrégularités de son fonctionnement ».

http://www.guerredesgaz.fr/Protection/Lesmasques/France/M2/masqueM2.htm

L’héroïque cinématographe

Le 18 octobre 1915, l’opérateur allemand réalise des vues pour montrer la vitalité de l’économie allemande aux pays neutres. Herr P., envoyé par le ministère des armées, organise et régente le champ de prises de vues. Il dicte les comportements à adopter devant la caméra. Le filmage des prisonniers aux mines de Charleroi, toujours avec Herr P. a pour but de montrer l’humanité avec laquelle sont traités les prisonniers.

http://www.cineclubdecaen.com/realisat/veray/heroiquecinematographe.htm

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