441/journal du 19 octobre 1915: gaz asphyxiants au-dessus de la Pompelle pour le 347 ème RI

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

A partir de 7 heures, ce matin, violente canonnade, qui, entendue d’abord de très loin, s’est rapprochée et a gagné le secteur de Reims. Les sifflements et les explosions des arrivées commencent, en outre, à se faire entendre au moment où je me dispose à prendre le chemin du bureau. Très peu de monde dans les rues. Quand j’arrive à l’hôtel de ville, les pompiers, le casque sur la tête, s’y tiennent prêts à intervenir.

Les Boches ont attaqué, paraît-il, sur un front de dix kilomètres, de Prosnes à la Pompelle et pendant ce temps, Reims est violemment bombardée jusqu’à 11 heures.

Des obus incendiaires sont tombés rue de Talleyrand et rue de Vesle. L’auto-pompe part. Un incendie qui paraît prendre des proportions s’est déclaré dans les ateliers de la maison d’ameublement l’Hostie; d’autres foyers se devinent encore à proximité. Les obus sifflent toujours.

L’hôtel de ville est touché de nouveau, sur le haut de son bâtiment de la rue de la Grosse Ecritoire. A côté, la maison au 9, rue des Consuls reçoit un projectile à hauteur de son premier étage. Au cours de ce bombardement, la rue de Vesle a particulièrement souffert.

L’Eclaireur dit qu’il a été envoyé 500 obus.

Journal du jour vu dans Le Miroir

Les Allemands ont fait mine de nous attaquer en Artois, ayant massé d’importants effectifs dans leurs tranchées du Bois-en-Hache et de la vallée de la Souchez. Notre artillerie, par un barrage énergique, les a empêchés de déboucher.
Lutte d’artillerie à notre avantage au sud de la Somme, aux environs de Tilloloy et de Saint-Léocade.
Nos patrouilles ont fait des prisonniers sur la rive gauche de l’Aisne.
Bombardement actif en Champagne. Nos batteries ont provoqué l’explosion d’un important dépôt de munitions.
Vifs combats à la grenade dans les Vosges, au Schratzmaennele; canonnades à l’Hartmannswillerkopf et dans la vallée de la Thur.
Les Russes ont progressé dans la région des lacs au nord, et dans la région du Pripet.
Les troupes serbes, françaises et anglaises combinées se sont heurtées aux Bulgares, à Valandovo. Le général Sarrail a pris le commandement du corps expéditionnaire.
L’Italie participera au bombardement de Dédéagatch.
Les troupes italiennes ont remporté un sérieux succès dans le Trentin, aux environs immédiats de Riva (lac de Garde).

 

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/octobre15.html

Les monuments parisiens attendent leurs grands hommes

Dans son édition du 19 octobre 1915, Le Figaro propose que l’on place des statues à l’effigie des héros de la guerre dans les niches vides des édifices publics, au lieu d’encombrer les espaces publics de Paris.

«On procède en ce moment au recensement des niches vides de nos palais parisiens, et elles sont nombreuses.

Saint-Saëns demandait, il y a quelques années, qu’on renonçât, pour la beauté de Paris, à encombrer de statues nos jardins, nos carrefours et nos rues.

“Pourquoi, disait-il, ne les installerait-on pas à l’endroit qui est tout justement aménagé pour les recevoir: dans les niches de nos édifices publics qu’on laisse vides, tandis qu’on met les hommes de marbre ou de bronze sur les trottoirs, sur les chaussées, sur les pelouses, partout où ils ne devraient pas être?”

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/10/19/26002-20141019ARTFIG00018-19-octobre-1915-les-monuments-parisiens-attendent-leurs-grands-hommes.php

La journée du 118 ème RIT

Journée de bataille, gaz asphyxiants, bombardement effroyable et grâce au bon S. C. votre serviteur est intact. Ce matin quand le chlore a commencé à arriver, j’ai fait mon acte de contrition, recommandé mon âme à Dieu et nous sommes partis pleins d’entrain, le colonel, moi, quelques agents de liaisons, pour le poste de commandement du colonel du secteur ; il pleuvait de la fonte et le bruit était effroyable ; nous n’avons eu que la fin du nuage gazeux mais nos premières lignes en ont pas mal souffert. Le bombardement a duré jusque vers 10 h. ; une attaque d’infanterie allemande, peu considérable d’ailleurs, n’a pas fait 50 au delà de ses tranchées ; elle a été fauchée par nos mitrailleuses ; j’ai eu une journée très fatigante, déjeuné à 15 h. avec un bout de pain et de viande froide. Ce soir, et depuis midi tout est calme.

On vous aime tendrement, on vous embrasse et on vous prie de ne pas vous inquiéter ; les Boches ont été si bien reçus qu’ils ne recommenceront pas. Votre L. M.

http://vieuxpapiers.canalblog.com/archives/2006/10/19/2821491.html

Le Sénégal dans la grande guerre

Historien de formation et auteur du livre Le Sénégal dans la Guerre 14-18, Iba der Thiam, s’est longtemps plongé dans les archives nationales pour comprendre l’engouement d’un partie de la population à se rendre au front. Qui fut Blaise Diagne ? Quel rôle a-t-il joué dans le recrutement des Sénégalais ? Entretien.

RFI : Quel est le contexte au Sénégal, au moment où éclate la Première Guerre mondiale : est-il favorable au recrutement de Tirailleurs sénégalais ? 

Iba der Thiam : 1914 était une année d’élection. Blaise Diagne, homme politique influent, marié à une Française et originaire de l’île de Gorée, s’était porté candidat aux législatives. Diagne bat campagne dans un contexte particulier : les citoyens des quatre communes menaient un plaidoyer pour accéder au service militaire. Les Français, alors leaders de la scène politique, leur disaient qu’ils ne pouvaient pas être des citoyens à part entière et ne pouvaient par conséquent aspirer à des fonctions plus importantes.

http://www.rfi.fr/afrique/20140623-tirailleurs-senegalais-blaise-diagne-histoire-senegal-grande-guerre-recrutement-oubli-colonies-contrat

A Saint-Quentin, médaille à Louise Huges de  l’Union Des femmes de France ( croix-Rouge)

louise_hugues-4300bLe 19 octobre 1915, le Général Von Nieber témoigne sa reconnaissance aux dames ambulancières françaises et remet une médaille à Louise HUGUES. A l’issue de la guerre, l’Union des Femmes de France, toujours animée par Louise HUGUES, organise des soupes populaires pour la population de retour dans une ville qui a beaucoup souffert.

L’histoire complète sur http://www.encyclopedie.picardie.fr/Hugues-Louise.html

Ecrivain mort à la guerre

Gustave Genevoix- 1847 – tué 19 octobre 1915 (Champagne)

http://data.bnf.fr/10435580/gustave_genevoix/

Gaz asphyxiants au-dessus de la Pompelle pour le 347 ème RI

37664219_q19 octobre 1915
A 7h, 2 fusées rouges sont lancées des lignes allemandes, au-delà de la Pompelle. Violente canonnade.
7h30 alerte des Cies aux tranchées. Les 18è et 19è qui étaient aux travaux, reçoivent l’ordre de rentrer au cantonnement pour se mettre à la disposition du Capitaine CITERNE, commandant provisoirement le 5è bataillon, en l’absence du Commandant DEVERRE.
De 9h à 9h30, 40 coups de 77 et de 105 sur le centre de la Cie de gauche et entre les premières et 2è lignes.
Des gaz asphyxiants sont envoyés des tranchées ennemis vers l’ouvrage du Quadrilatère et sont poussés par le vent vers la Jouissance.
Nos batteries et de 75 et de 95 (Parc Pommery) ripostent en bombardant les tranchées ennemies du secteur de l’Allée noire et de la Pompelle.
A 15h retour du calme, reprise des travaux.
Entre 7 et 9h du matin, l’ennemi a lancé des nuages de chlore sur les tranchées de la Pompelle et sur la 2è ligne [secteur du 245è et 118è territorial]
La nappe gazeuse a été émise sur un front de 10 km. Le nuage gazeux paraît avoir été arrêté par le canal de la Vesle. Au-delà de cette vague gazeuse chlorée, l’ennemi a fait barrage avec des obus lacrymogènes. Un débris d’obus sentait nettement le bromure de benzyle.

http://347ri.canalblog.com/archives/2011/08/15/21793924.html

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