446/journal de la grande guerre: 23 octobre 1915

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

La guerre au jour le jour dans Le Miroir

Nous arrêtons net des tentatives d’attaque ennemies aux environs de Lombaertzyde, en Belgique.
Une attaque allemande a été repoussée devant les saillants du fortin de Givenchy, une autre dans la vallée de la Souchez.
Notre artillerie a bombardé les tranchées et cantonnements ennemis, entre l’Avre et l’Oise.
Canonnade violente en Champagne (ouest de Tahure, est de la butte du Mesnil, Ville-sur-Tourbe). Nous avons maîtrisé le feu de l’ennemi par celui de nos batteries.
Nos avions ont bombardé le parc d’aviation allemand de Cunel, entre Argonne et Meuse.
Les Russes ont capturé 148 officiers et 7500 hommes, près de Tarnopol (Galicie).
Les flottes alliées ont bombardé Dedeagatch et Porto-Lagos (côte bulgare de l’Egée).
La Grèce a refusé les offres conditionnelles que lui faisait la Quadruple Entente.
Un sous-marin allemand a attaqué un submersible suédois. La Suède a protesté à Berlin.
On signale des désordres graves en Bulgarie (Stara-Zagora et Yamboli).

Parution du journal « le rire »

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Le jardin du blessé (la guerre d’Émile Castanié)

Lyon le 23 octobre 1915

Cher Papa

Emile-Castanie-conscrit-groJ’ai reçu ta lettre ces jours-ci qui m’a fait bien plaisir de vous savoir tous en bonne santé, pour moi il en est de même je suis en possession de mon appareil depuis quelques jours et il me va bien, hier j’ai passé ma dernière visite de réforme à la Faculté de Médecine tout est terminé maintenant et je crois que l’on ne me gardera pas longtemps ici.

Tu me demandes si j’ai répondu à le lettre de la personne que tu m’avais envoyé, je l’ai fait sitôt que la lettre m’est parvenue d’ailleurs je reçois presque tous les des demandes de renseignements et j’y réponds immédiatement. Tu me dis que je ne t’ai jamais parlé de ce qui m’est arrivé depuis mon départ de Mers-les-Bains1, je me réservais pour te le raconter de vive voix lorsque je serais à Lamalou2, car ce sont là des souvenirs inoubliables que je me rappellerai toujours, mais puisque tu y tiens je vais te le raconter. Voici: « J’ai quitté Mers les Bains le premier jour de la mobilisation3 dans la soirée à la gare un monde fou, Buis était venu m’accompagner on a vidé une dernière bouteille de champagne à un café tout près de la gare, j’ai présenté mon livret Militaire et je me suis embarqué pour Paris où je suis arrivé dans la nuit, j’ai du faire le trajet de la gare du Nord à la gare St Lazare à pied impossible de trouver un tramway ou de voitures, les taxis étaient pris d’assaut, j’ai demandé le prix à un chauffeur il me demandait 30 F pour me conduire d’une gare à l’autre donc j’ai fait le trajet à pied, j’ai du passer une partie de la nuit sur les quais de la gare car les trains étaient réservés qu’aux militaires et ils n’étaient pas nombreux; devant la gare nombreuses manifestations des Austro-Boches qui voulaient partir et qui ne le pouvaient, heureusement que M. Raynaud m’avait préparé un bon paquet avec du poulet et une bonne bouteille de vin vieux. J’ai pu enfin prendre le train vers le matin4 c’est alors que j’ai décidé de continuer jusqu’à Lamalou5 au lieu de me rendre directement, j’ai donc passé deux heures à Lamalou seulement arrivé à la gare le train était déjà parti j’ai du aller à Bédarieux avec le Castrais6 et n’ai pu partir qu’à 4 heures de l’après-midi, je ne suis arrivé à Avignon que le lendemain matin7 donc je ne suis pas arrivé en retard puisqu’il en est arrivé encore après moi, nous sommes restés un jour à nous équiper8 et nous nous nous sommes embarquer pour ne descendre qu’à (Vezelise9) de la nous avons fait un jour de marche et nous sommes arrivés sur la ligne de feu, nous faisions parti de l’armée sous les ordres du Général de Castelnau10, jusqu’au 10 nous n’avons eu que quelques escarmouches, dans la nuit du 9 au 10 le bataillon était en avant-postes dans le (bois de la Croix11) qui se trouvait sur le côté du village de Lagarde, avec les camarades Viala et Migayroux nous ne nous quittions pas nous avons été désigné comme sentinelles aux avant-postes nous avons été nous placer à la lisière du bois où nous y avons passé la nuit, durant ce temps nous avons mis en fuite une patrouille de Uhlans de la mort qui s’était approchée de nous, puis un Zippelin a passé au dessus de nous (…)

la suite http://www.famille-castanie.net/tag/guerre

Une journée avec le 41 ème bataillon de chasseurs

Samedi 23 octobre 1915.

Edith 1Continuation des travaux en cours.
Nuit très calme.
Légères fusillades sans gravité – quelques coups de feu dans la direction de D2 et D3.
8h30 et 9h. Coups de mine dans les lignes allemandes de 521.
9h30. 6 obus de 77 tombent sur la Basse Forain.
11h à 11h35. L’artillerie ennemie tire une quinzaine de coups de canon sur la POTEROSSE, particulièrement sur les maisons du village, sur l’emplacement du blockhaus E10, sur le boyau des Cités et sur la ferme Guingriche. Aucun travail n’a été détérioré, aucun travailleur n’a été touché. Le travail momentanément suspendu a repris à 14h.
11h50. 6 obus de gros calibre tombent sur la crête entre le Chapelle et le Paire.
18h25. Les allemands font exploser 2 mines faces à C22.
Soirée calme.

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La carte postale du jour

Carte postale guerre 1914 1918 (A. Noyer) Pâques 1915 - Coq gaulois - Kaiser Vaincu
Carte postale guerre 1914 1918 (A. Noyer)
Pâques 1915 – Coq gaulois – Kaiser Vaincu

 

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