450/journal de la grande guerre: 27 octobre 1915

(photo de tête fournie par Jean-Hugues Crétin)

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

le carnet de Georges Baudin

A 4h du matin, debout. Gelée blanche. Nous démontons bien vite notre abri et préparons notre sac. Jus à 4H30. Cinq heures passent et pas de rassemblement.

Le chef n’est pas encore levé. A présent ordre de partir à 6h. Ah oui ! Il est bientôt temps à présent que tout est démonté. Enfin pour cette fois encore, « ils nous ont eu le poil ! ». En attendant l’heure de départ, nous  mettons du bois dans le feu et  grillons une bonne pipe tout en causant autour du foyer.

Cette fois, ils sont debout ! En effet à 6h exactement rassemblement de la Musique. En route pour la villégiature de Beauséjour. Nous traversons Wargemoulin, ensuite le boyau C6 long de trois kilomètres pour sortir à la ferme même de Beauséjour. Nous regagnons nos sapes, un peu plus loin que le poste de secours du 37ème. La musique du 69ème l’a occupé pendant dix jours et nous nous installons à notre ancienne sape évacuée d’hier soir. Il est environ 10h. Nous cassons la croûte et ensuite deux équipes de musiciens montent au poste de secours avancé jusqu’à 6h ce soir (équipes 1ère et 8ème).

Temps superbe. Notre canon tire mais normalement.

Trois équipes de clairons sont demandées pour aller relever trois morts à la 98ème Cie. Environ une heure après deux équipes de musiciens sont appelées également pour aider les équipes sanitaires à la 11ème Cie pour les morts. Alors deux équipes partent à 18h, la mienne (4ème) et la 3ème.

Nous montons directement au poste de secours pour avoir quelques renseignements précis.

La suite sur: http://www.georges-baudin.fr/mercredi-27-octobre-1915/

La guerre au jour le jour dans Le Miroir

La lutte s’est poursuivie pied à pied à la « Courtine », en Champagne, avec des fluctuations de peu d’étendue.
Nous avons réussi à briser l’effort des contre-attaques ennemies.
Une attaque brusquée au nord de Massiges nous a rendus maîtres d’une tranchée allemande à proximité des positions que nous avions récemment conquises.
Un aviateur français a pris en chasse et attaqué un avion ennemi près de Dormans. L’avion atteint par ses balles a dû atterrir près de Jaulgonne (vallée de la Marne). Les deux officiers qui le montaient ont été capturés au moment où ils essayaient de détruire leur appareil.
Sur le front belge, violent bombardement près de Nieuport, Pervyse, Oostkerkee.
Sur le front d’Orient, les Bulgares qui avaient attaqué nos troupes près de Stroumitza ont été complètement battus.
Les Serbes ont repris Velès aux Bulgares, mais ceux-ci se sont rendus maîtres de Negotin. La Russie a concentré trois divisions d’infanterie en Bessarabie et l’on annonce qu’elle négocie avec la Roumanie en vue du passage de ses troupes. Les Italiens se préparent aussi plus directement à intervenir.
La presse américaine manifeste une vive colère contre les conspirateurs allemands qui surgissent de tous côtés aux Etats-Unis.
Les Italiens ont enregistré de nouveaux succés près de Riva, sur la rive gauche du Ponale.
Sir Edward Grey dans son discours aux Communes anglaises dit que, la Grèce n’ayant pas accepté en temps utile l’offre de Chypre, cette offre est devenue caduque. Lord Landsdowne à la Chambre des Lords, a annoncé que les experts militaires examinaient les conditions d’une intervention efficace dans les Balkans.
Plusieurs espions ont été arrêtés à Londres.

 

Vagues gazeuses sur les secteurs de Reims, Prosnes et les Marquises

http://www.guerredesgaz.fr/Agression/Lesvagues/Allemandes/20101915.htm

Arrêté sur le battage du blé au Luxembourg

http://memab.legitech.lu/memab/bridge2server?action=getPDFFromDoc&refpub=1915A0917A

Les Poilus d’Alaska arrivent au Québec

Capture d’écran 2015-10-20 à 16.01.29

www.defense.gouv.fr/content/download/169841/…/poilus%20Alaska.pdf

Journal de Jean Grognet 14ème Régiment de Hussards

Mercredi 27 octobre 1915 – Bouy

Après avoir quitté Troyes, nous avons été dirigés sur Mourmelon, nous sommes débarqués à Bouy, petit village avant Mourmelon, à 2, 5 km de Tahure (Commune détruite et fusionnée avec Sommepy) et un peu moins de Souain. Nous avons passé la nuit dans le campement sanitaire, dans des baraquements en bois sur un peu de paille. Il a fait très froid et la nuit pour se réchauffer il faut faire du pas gymnastique. Le canon a tonné très fortement à notre arrivée vers 22h. La nuit a été calme. Il y a des tombes tout autour.

http://www.europeana1914-1918.eu/attachments/80048/7803.80048.full.pdf

Carte de Clément à Louis
27 octobre 1915
Je t’envoi aujourd’hui ma tête ainsi que celle de deux camarades enterré en même temps que moi et qui sont encore à l’hôpital avec moi.
Comme tu le vois malgré l’imperfection de la photo je n’ai pas trop mauvaise mine bien au contraire, et je compte dans les quelques jours que je vais passer à Martigné, me refaire encore mieux la fraise.
Il y a un départ aujourd’hui mais je n’ensuis pas encore, ce sera la semaine prochaine probablement.
J’ai reçu ce matin des nouvelles de Richard qui me dit que tout est calme par chez nous. J’ai aussi le bonjour à te souhaiter de Joseph Lecoq avec qui je communique toujours.
Bon voyage et bonne chance.
Ton cousin qui pense toujours à toi.

http://www.andriesvandenabeele.net/AndriesVandenAbeele/ol_1915.htm

 

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