451/journal de la grande guerre: 28 octobre 1915

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Nous entendons siffler un seul obus; à 16 h 40; il tombe rue de Mars.

La guerre au jour le jour dans le Miroir

Après avoir fait exploser aux abords de la route d’Arras à Lille, au sud-est de Neuville, une série de puissants fourneaux de mines, nos troupes ont occupé les entonnoirs. Elles s’y sont maintenues en dépit de toutes les contre-attaques.
Nos batteries ont causé de violents dommages aux organisations allemandes dans le secteur de Roche, à l’ouest de Soissons.
A l’est de Reims, près de Prosnes, les Allemands ont renouvelé leurs tentatives d’attaque avec emploi de gaz suffocants. Nos troupes ont brisé net l’effort des assaillants qui ont été repoussés.
Canonnade sur le front anglais, à l’est d’Ypres et au sud du canal de la Bassée.
L’artillerie ennemie se manifeste sur le front belge (Furnes et Loos). Les Russes ont progressé de nouveau sur la rive gauche du Styr.
Les Bulgares battent en retraite dans la vallée de la Bregalnitza.
M. Pachitch, premier ministre serbe, a adressé un appel émouvant à l’Angleterre.
La Bulgarie manifeste des velléités de faire pression sur la Grèce pour obtenir le droit de poursuivre éventuellement les Serbes sur le sol hellénique. Des combats out eu lieu entre soldats grecs à la frontière et les comitadjis Bulgares.
Une eau forte de Léon Braquet
La Marquise, Champagne, 28 Octobre 1915

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Nous nous battons parce que nous ne pouvons pas faire autrement (…) Nous sommes contraints de faire la guerre et de nous battre par tous les liens sociaux qui nous enserrent; par la dépendance, par la sujétion dans laquelle l’individu se trouve vis-à-vis de l’Etat au sein des sociétés modernes; par les mille fibres qui l’attachent au sol, à l’atmosphère même de son pays, et qui forment des noeuds moraux plus puissants encore que toutes les entraves matérielles.
Publié dans Le Tord-boyau, – journal des tranchées, août 1917

 

http://www.dessins1418.fr/wordpress/portfolio/leon-broquet-tenir-coute-que-coute/

Fusillés à la Chartreuse (Liège) le 28 octobre 1915

 membres d’un S.R.F. (réseau Legrand-Lugen) :

– Auguste Béguin (né le 13.12.1868)

 Henri Defêchereux (né le 01.04.1891), de sa maison de Kinkempois où il était garde-barrière, il notait les passages sur la voie ferrée toute proche. Ce jeune homme de 24 ans, ardent patriote, nous a laissé une lettre poignante, dont voici un extrait : « […] Sois courageuse, chère Adèle, quand tu recevras cette lettre, justice sera faite. Le tribunal m’a condamné pour espionnage, pour crime de haute trahison envers lui. J’ai fait mon devoir et il a fait le sien. Je lui pardonne c’est la justice. Ma mission était là, je devais l’accomplir, c’est tout mon avenir qui paie cela, mais je suis heureux de mon devoir ; je meurs content, j’accepte tout, et je pardonne tout. – Toi ma chère Adèle, j’avais toujours dit que tu serais ma femme, mais toujours j’eus un pressentiment que le malheur serait sur moi sous peu. Quand nous allâmes ensemble à Hamoir, mon cœur était triste, je pensais aux conséquences de ma mission, que je devais finir.[…] ».

 Léon François (né le 24.11.1865), il était chef de train au tramway vicinal (SNCV) de Glons.

– Lucien Gillet (né le 11.10.1876)

– Joseph Gilot (né le 24.10.1865 ou 1868), il établit deux postes ferrés : l’un sur la ligne Bertrix-Muno, l’autre sur la ligne Muno-Messompré et recruta des observateurs territoriaux dans le Luxembourg. Il fut arrêté en même temps que Béguin et Legrand.

 Jean Legrand (né le 10.10.1888), courageusement, il parvint à reconstituer plusieurs postes ferrés sur les grandes lignes et à créer de nouvelles voies de transmission vers la Hollande, suite au dépareillement du service de renseignements Lugen.

– Henri Noirfalize (né le 05.10.1874)

– Oscar Sacré (né le 02.08.1888)

– Félix Van den Snoeck (né le 14.09.1879), contrôleur SNCV au dépôt de Glain, il transmettait en Hollande les plis « révélateurs », avec L. François, également employé aux tramways.

http://cccc-vise.over-blog.com/2015/06/il-y-a-100-ans-en-1915-a-la-chartreuse-liege.html

Parution de la Baïonnette

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http://labaionnette.free.fr/1915/b017.htm

 

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