Les soldats de 14-18 doivent leur hymne au maire de Beauchamp

SÉRIE (2/6). Ce sont des histoires insolites ou oubliées, parfois même cachées de l’histoire. Plus de cent ans après le début de la Grande Guerre et soixante-dix ans après la fin du second conflit mondial, nous nous arrêtons cette semaine sur ces épisodes qui ont marqué le passé du Val-d’Oise.

Connaissez-vous La Madelon ? Ce chant populaire, joué pour la première fois un soir de 1914 dans un cabaret parisien, est devenu un véritable hymne pour les soldats de la guerre 14-18.

L’histoire de cette jeune et jolie serveuse « pas sévère, quand on lui prend la taille ou le menton » est née de l’imagination de Louis Bousquet. Le parolier de la chanson fut ensuite maire de Beauchamp entre 1922 et 1925. Interrogé sur l’origine de ce texte, le parolier expliquait que la chanson était le fruit de sa propre expérience de zouave à Batna en Algérie à la fin du XIXe siècle. « Chaque soir, avec les camarades, j’allais au café. La servante y était jolie, avenante, cordiale à souhait. ElIe riait avec tous », expliqua-t-il. La Madelon, « légère comme un papillon » et dont « on frôle le jupon » quand elle sert à boire, les poilus « en rêv [ent] la nuit et y pens [ent] le jour ». Cette femme, objet de désir, permettait aux poilus de s’extirper en musique de leur terrible quotidien. Pourtantla chanson « Quand Madelon… » -son titre original- ne semblait pas vouée à un tel succès. Sa première interprétation au café-concert parisien l’Eldorado quelques mois avant le début du conflit par le chanteur Charles-Joseph Pasquier, dit Bach, ne déclencha pas l’enthousiasme. Mais Bach croit à la chanson.

La suite sur le site du Parisien:http://www.leparisien.fr/beauchamp-95250/les-soldats-de-14-18-doivent-leur-hymne-au-maire-de-beauchamp-26-10-2015-5220601.php#xtref=https%3A%2F%2Fwww.google.com

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