455/journal de la grande guerre: 1 novembre 1915

Carnets du rémois (extraits)

Rien à ce jour

La journée du Poilu

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La première affiche, datée de novembre 1915, représente deux soldats au front : le cadre est emblématique de la guerre de position. Les ruines visibles à l’arrière-plan, ainsi que l’arbre mort, rappellent les destructions subies par les régions françaises de l’Est et du Nord. Les boisages qui encadrent l’image, le remblai en terre glaise, situent cette scène aux détails particulièrement précis dans une de ces tranchées qui, par milliers, protègent la France. L’aspect héroïque de cette résistance historique contre l’ennemi allemand est illustré par la reproduction du message de Gambetta, héros de la Défense nationale de 1870. Toutefois l’affichiste ne dessine pas le combat, mais une scène de genre dans le style des peintures classiques donnant à voir le repos des soldats. Ici, il construit un contraste éclatant entre le soldat vu de dos, plongé dans l’ombre portée de la guerre, sur le qui-vive, et le soldat assis en pleine lumière. Son sourire irradie violemment, tel un soleil, l’entrée de la casemate, car il vient de recevoir un colis grâce à la collecte organisée à l’arrière. Les deux médailles reproduites en haut à gauche et à droite, parodies de médailles militaires, sont celles que le contributeur recevait en gage de sa participation. – See more at: http://www.histoire-image.org/pleincadre/index.php?i=708&id_sel=undefined

1er novembre 1915: le calligramme de la paix

PHO70bf1f9e-0838-11e4-8863-c5c46633bbc3-805x453Pendant la Grande Guerre, les anagrammes optimistes comme celui-ci, daté du 1er novembre 1915, se multiplient dans les colonnes du Figaro.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/11/01/26002-20141101ARTFIG00035-1er-novembre-1915-le-calligramme-de-la-paix.php

La guerre au jour le jour dans le Miroir

Vives actions d’artillerie en Artois et en Flandre (Bois-en-Hache, Souchez, Lombaertzyde). Au nord-est de Neuville-Saint-Vaast, nous avons reconquis une partie des éléments de tranchées que nous avions perdus.
En Champagne, après un violent bombardement, l’ennemi a lancé des masses d’infanterie sur un front de 8 kilomètres, de la cote 193 jusqu’au village de Tahure. Il a déployé une énergie extrême, mais a toutefois subi un sérieux échec. Ses vagues d’assaut décimées par nos feux n’ont réussi à atteindre que le sommet même de la butte de Tahure. Partout ailleurs il a été refoulé en laissant de nombreux cadavres. Cette première tentative a été suivie de quatre autres contre le village de Tahure et l’ouvrage de la Courtine. Elles ont été brisées par nos tirs de barrage. Les Allemands ont subi de grosses pertes et nous ont laissé 356 prisonniers valides dont trois officiers.
Combat d’artillerie dans les Vosges (Violu, Ban-de-Sapt).
Les Russes ont progressé sur la rive gauche du Styr. Les Allemands auraient évacué Kovel.
Les Italiens ont gagné du terrain sur le Carso.
Les Bulgares ont repris Velès et occupé le défilé de Katchanik, au nord d’Uskub. Les Serbes ont également reculé sur leur front nord-ouest. Par contre, ils résistent victorieusement, de concert avec les Monténégrins, sur la Drina du sud.
Les généraux roumains se seraient, en majorité, prononcés pour l’action aux côtés de la Quadruple entente.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre15.html

1 novembre au cimetière de Roye (Somme)

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1er novembre 1915, cimetière de Roye [soldats se recueillant autour des tombes de camarades morts au combat] : [photographie de presse] / [Agence Rol]

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b6909101d

Alfred Rosmer : Lettre aux abonnés de la « Vie Ouvrière » (1 novembre 1915)

Paris, 1er novembre 1915

Quand on est resté quinze mois sans donner de nouvelles on a tant de choses à dire qu’on ne sait plus par quoi commencer. On voudrait se mettre à jour d’un coup, mais on est vite contraint d’y renoncer. Je viens d’en faire l’expérience. Désirant reprendre contact avec nos abonnés sous cette forme modeste, je me proposais d’examiner toutes les questions soulevées par la guerre, et cette première lettre s’allongeait démesurément. J’ai dû tailler, rogner. L’essentiel, pour aujourd’hui, c’est d’indiquer nettement notre position et de donner les raisons de notre long silence.

Notre position, Monatte l’a établie, dès novembre 1914 par son attitude au Comité confédéral, puis par sa démission et la circulaire dans laquelle il en dit les motifs.

La suite sur: https://entreleslignesentrelesmots.wordpress.com/2013/11/09/alfred-rosmer-lettre-aux-abonnes-de-la-vie-ouvriere-1-novembre-1915/

 

 

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