461/journal du 7 novembre 1915: Léon Trulin fusillé, à 18 ans, par les Allemands

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Seul le billet de 5 francs est accepté dans le métro

Le Figaro nous relate l’enquête qu’il a mené concernant le refus des billets de 20 francs par les guichetiers du Métro. Voici les explications.

«Nous citions l’autre jour ce fait vraiment scandaleux qu’un de nos amis s’était vu refuser aux guichets du Métropolitain la monnaie en coupures de 5 francs, d’un billet de 20 francs avec lequel il voulait payer deux tickets de 1re classe à 2 fr.50. Nous ajoutions que c’était là sans doute une indélicatesse imputable seulement à la buraliste. Eh bien! nous nous trompions.

http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/11/07/26002-20141107ARTFIG00070-7-novembre-1915-seul-le-billet-de-5-francs-est-accepte-dans-le-metro.php

La guerre au jour le jour dans Le Miroir

Dimanche 7 novembre.-Vive canonnade en Artois (régions du Bois en Hache et du bois de Givenchy). Au nord de l’Aisne, nos batteries ont effectué des concentrations de feu très efficaces sur les organisations allemandes de Vingre, de Nouvron et de Commelincourt.

En Champagne, bombardement réciproque par obus de gros calibres dans toute la région entre Tahure et la cote 199. Nous avons repoussé une nouvelle attaque devant les tranchées de la Courtine. Nos fourneaux de mines, en explosant, ont endommagé fortement les organisations allemandes du secteur de Malancourt (entre Argonne et Meuse). Combats de tranchées dans le bois le Prêtre. Lutte d’engins de tranchées dans les Vosges (La Chapelotte et le Violu). Accalmie sur le front belge. Violents combats sur le front russe dans la région de Dwinsk.

Victoire importante des Serbes entre Perlepe et Velès, dans le massif de Babouna; les Franco-Anglais ont concouru à leur succés. Victoire des Monténégrins à la frontière de l’Herzégovine. Le roi de Grèce, sur le refus de M. Zaïmis de constituer le cabinet, s’adresse à M. Rhallis. Lord Kitchener va inspecter le front d’Orient.

Lettre de Pelpel à André Jacquelin, 7 novembre 1915

7 Novembre 1915, Caen

Mon cher ami,

J’ai été longtemps sérieusement inquiet de votre sort. Heureusement Mme Letellier avait pu me rassurer et enfin j’avais eu votre dernière lettre qui me précise que vous allez bien physiquement si le moral n’est pas parfait. Je vois que vous souffrez et cela ne m’étonne pas vous sachant cultivé et artiste. En développant ce qu’il y a de noble et de supérieur dans l’homme la culture, (dans le sens français du mot) si elle nous procure des joies rares et des sensations élevées, nous donne malheureusement aussi une sensibilité plus aigrie et augmente ainsi notre faculté de souffrir. Je me rends compte combien les circonstances extérieures, l’aspect des choses, le décor sinistre de la guerre nocturne dans la boue, dans la terre, peuvent avoir une influence déprimante sur notre sensibilité, sur notre moral et je vous plains de tout mon cœur d’ami sincère. Le lycée que vous avez connu si gai, si vivant est bien changé. Sous le ciel gris de novembre, en ces jours de la Toussaint où les cloches de saint Etienne sonnaient presque sans arrêt leur glas pour tous les pauvres morts, je me faisais l’effet d’être dans un cimetière peuplé seulement des ombres de tous ceux que j’y ai connus et qui sont tous partis. Après M.Piraube, vous, M.Rayoli, M. Perrot est parti pour le front il y a quelques jours. C’est les larmes aux yeux que nous avons quitté cet excellent homme, je peux dire cet ami, avec lequel nous vivions si cordialement depuis un an. Le petit Lycée a été rendu à l’instruction publique, la porte sur le jardin est fermée, le jardin est désert et la façade et l’entrée sont maintenant dans la cour des cuisines. Nos supérieurs ne nous connaissent pas et nos occupations nous apparaissent subitement fastidieuses, aussi vais-je tacher de me faire affecter à Paris pour me rapprocher de ma famille. Engeraud et Gigault sont toujours avec moi, mais Gigault est rappelé à sa compagnie. M. Perrot n’est plus là pour le défendre et je vais encore perdre cet excellent camarade. J’ai fait beaucoup de peinture avec lui et je commence à m’en sortir pas trop mal, maintenant qu’il fait froid et qu’il fait nuit tôt, nous faisons des natures mortes dans notre chambre. Les somptueux chrysanthèmes nous donnent du fil à retordre.

La suite sur http://blog.franceculture.fr/conversation-des-absents/jai-appris-par-gigault-que-vous-aviez-fait-venir-votre-boite/

(Marine) le France III coulé

FRANCE

Requis pour les transports vers le Cap Hellès le 5/5/1915, non armé, sous le nom de FRANCE III. Attaqué deux fois par un U boot les 2 et 3/10/1915
La troisième fois sera la bonne.
Attaqué au canon par le U 38 (KapitänLeutnant Valentiner)  le 7/11/1915 au sud ouest du cap Carbonaro (Sardaigne, à 8 milles de Cagliari) 7 blessés mais pas de mort apparemment.

http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/france-paquebot-sgtm-sujet_3479_1.htm

A propos de la vente d’absinthe

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Rien ne dit que dans quelques fermes éloignées du Jura, une petite distillation clandestine pour consommation familiale n’a pas eu lieu. Mais dans ce cas, la discrétion a été de mise et rien n’a filtré.  On ne sait pas.

http://absinthemuseum.auvers.over-blog.com/2015/05/absinthe-et-contrebande.html

Léon Trulin fusillé, à 18 ans, par les Allemands

_101128-trulin-panoVictimes_guerre_1939_GFÀ Lille, une école et une rue portent son nom. Dispersées dans la ville, trois statues le glorifient. Pourquoi un tel hommage pour un Belge mort à 18 ans ? C’est que Léon Trulin reste à jamais le symbole d’une jeunesse courageuse fauchée brutalement par l’ennemi.

« Le 7 novembre 1915, à 4 h 10, heures françaises, reçu arrêt de mort vers 3 h 1/4. Je meurs pour la patrie et sans regret. » L’écriture d’écolier, pleine de déliés, est celle de Léon Trulin. Enfermé dans une cellule sombre et glacée de la Citadelle de Lille, le jeune homme n’a plus qu’un jour à vivre.

Sur le carnet qui ne le quitte jamais, il poursuit : « Simplement je suis fort triste pour ma chère Mère et mes frères et soeurs qui subissent le sort sans en être coupables. J’embrasse de tout mon coeur ma pauvre mère et j’espère que Dieu la préservera pour sauvegarder ses pauvres enfants qui lui sont si chers. » Léon Trulin est tout entier dans ces mots : à la fois le jeune patriote courageux et l’enfant qui, à l’heure de mourir, pense d’abord à sa mère (avec un « M » majuscule). Le XXe siècle a encensé le premier et oublié le second.

La suite sur http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2010/11/28/article_leon-trulin-fusille-a-18-ans-par-les-all.shtml

 

Correspondance d’un curé de campagne:

L’abbé Gréhan à Pierre Lucien Lemaire 

ob_769ca2_1a-grehan-emile-arthur-isole-2« Roucy, le 7 novembre 1915

Bien cher Cousin,

Je suis bien contrarié de vous savoir souffrant, et j’aurais voulu vous écrire plus tôt pour pouvoir vous envoyer de quoi vous procurer une petite douceur.

J’ai été fort occupé par le soin de la maison, car je suis seul avec Mr le curé de Pontavert, et il faut mettre la main un peu à tout, d’autant plus que je loge deux Capucines et qu’il y a beaucoup d’allées et venues dans la maison. Enfin, je suis bien portant et je puis en venir à bout jusqu’à présent.

Vous avez su que bien des gens d’ici étaient partis ; ils commencent à revenir petit à petit, puisque le danger semble un peu disparu. Nous entendons toujours un peu de canonnade et nous voyons des soldats aller et venir : c’est bien long et il semble que cela ne finira pas.

Puissent nos pauvres parents de St Paul n’être pas trop dans la misère, mais quelle peine pour eux d’être sans nouvelle comme aussi pour nous. »

« (…) Nous ne sommes plus bombardés depuis trois semaines, si cela pouvait être fini pour tout à fait (…) »

La suite sur http://www.le-regain-roucy.com/2015/01/la-correspondance-d-un-cure-de-campagne-l-abbe-grehan-cure-de-roucy-de-1899-a-1946-premiere-partie-de-1914-a-1917.html

 

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