468/journal du 14 novembre 1915: naissance du Mouchoir, journal des tranchées

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Pour la création d’un état tchéquoslovaque

  • 14 novembre : Tomas Masaryk, professeur de philosophie austro-hongrois réfugié à Paris depuis un an, publie un manifeste demandant la création d’un état tchécoslovaque dont ferait partie la Bohême, la Moravieet la Slovaquie1.
  • https://fr.wikipedia.org/wiki/Novembre_1915

    La guerre au jour le jour à travers Le Miroir

    En Belgique (Boesinghe), notre artillerie concentre ses feux sur les positions allemandes, notamment sur le Moulin-à-Vapeur qui a été rasé. Les batteries ennemies ont été réduites au silence.
    Canonnade sur l’Avre (Andechy, l’Echelle-Saint-Aurin), au nord de l’Aisne (la Ville-au-Bois), et en Champagne (la butte du Mesnil).
    Nos batteries opèrent efficacement près des Eparges.
    Bombardement réciproque dans le secteur de Flirey.
    Les troupes russes ont progressé à l’ouest de Riga, enlevant plusieurs villages. Elles ont également avancé autour de Dwinsk. Elles ont capturé plusieurs centaines de soldats ennemis, près de Rafalovka.
    Les troupes françaises en Macédoine ont eu un succès près de Velès. Le général Kouropatkine commanderait les effectifs russes destinés à opérer en Bulgarie. Les Bulgares réclament des renforts aux Austro-Allemands et aux Turcs.
    M. Winston Churchill, chancelier du duché de Lancastre, donne sa démission et demande sa place dans l’armée anglaise du front français.
    Un sous-marin britannique a été coulé dans la mer de Marmara.

    http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre15.html

    De la fourrure pour nos aviateurs

    Le Figaro du 11 novembre 1915 nous informe que le journal reçoit de très nombreux dons de manteaux de fourrure. «Un anonyme a fait déposer au Figaro un manteau fourré. D’un autre ami anonyme de nos aviateurs nous est parvenu un don particulièrement important, composé d’un pardessus d’hiver, d’une jaquette de femme en fourrure, d’une pelisse de femme et d’une pelisse d’homme doublées de fourrure, de deux manteaux en peau de chèvre et peau de phoque presque neufs.
    http://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/11/11/26002-20141111ARTFIG00096-11-novembre-1915-de-la-fourrure-pour-nos-aviateurs.php

« C’est nous qui avons le meilleur abri »

Dimanche 14 novembre 1915

« Chers parents

[…]Voilà trois jours qu’il fait un temps affreux, une vraie tempête, on n’aurait pas mis un chien à la porte et malgré cela nous avons transformé notre cabane vendredi, nous l’avons élargie et fait un toit à deux pentes au lieu d’une et recouvert avec des tôles puis un peu de terre dessus ; je vous assure qu’il fallait être courageux par un temps aussi effroyable, nous étions trempés et crottés jusqu’au-dessus de la tête, nous étions tous méconnaissables et tout le monde se fichait de notre poire. Mais maintenant c’est à notre tour, car c’est nous qui avons le meilleur abri, il peut pleuvoir tant qu’il voudra, nous serons toujours au sec. Avec tout notre malheur, nous avons encore bien réussi car aujourd’hui ce n’est plus la pluie, le vent est tombé, c’est la neige qui fait son apparition. Voyez qu’il était temps que l’on s’y mette !

Je crois que si l’on passe l’hiver où nous sommes, ce sera encore pire qu’en Belgique où l’on se plaignait d’enfoncer dans la boue, ici il y a de la merde jusqu’au-dessus du soulier, plus on l’enlève, plus il y en a et en plus de ça les chevaux ne tiennent pas debout tellement c’est glissant, à peine si les hommes tiennent debout. […] Votre fils qui vous aime. »

Pierre Baulard

http://www.vosgesmatin.fr/actualite/2015/11/02/c-est-nous-qui-avons-le-meilleur-abri

Décoration au 140 ème RI par Joffre à Giromagny après la bataille de Champagne

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http://souvenirs140ri.free.fr/image/decor_drap_aprebatchamp(av16)_768.JPG

Naissance du Mouchoir, journal des tranchées

Capture d’écran 2015-11-03 à 16.28.03Fondé le 14 novembre 1915, il reçoit le nom d’un lieu-dit du Bois-le-Prêtre, pour la conquête duquel la 73e DI livre des combats acharnés. Le Mouchoir est l’organe de cette unité, qui prend part ensuite à la bataille de Verdun et à celle de la Marne, en 1918. La plupart des fondateurs du journal ne survivent pas à la guerre. L’artiste peintre Joseph Lesage, qui dessina toutes les couvertures de la publication, meurt pour la France quinze jours avant l’armistice. Entre censure et propagande, avec l’humour naïf, puis accusateur, qui le caractérise, les soixante-deux numéros du Mouchoir constituent un témoignage exceptionnel sur le soldat des tranchées, sur son état d’esprit et l’évolution de sa perception de ses épreuves.

https://www.lelivrechezvous.fr/le-mouchoir-1915-1918-un-journal-de-tranchees.html

(Aviation) Les adversaires de Jean Navarre

lemiroir141115Les adversaires de Jean Navarre sont de jeunes hommes comme lui. Ils ont une vingtaine d’années.

Il s’agit aussi d’avions dont les performances sont sans cesse améliorées.

A tour de rôle l’un des protagonistes a la maîtrise du ciel.

Les hommes

Ce sont des pilotes et des observateurs. Ils sont cantonnés à l’arrière du front et mènent une vie agréable comparée à celle dans les tranchées mais ils risquent leur vie à chaque sortie. Les pertes humaines sont nombreuses dans les deux camps. Ce sont des héros dont certains sont devenus célèbres.

Du côté français ils s’appellent René Fonck (75 victoires), Georges Guynemer (53 victoires), Charles Nungesser (43 victoires), Roland Garros (promoteur du tir à travers l’hélice, 4 victoires), Jean Navarre (12 victoires) et bien d’autres qui n’ont pas la même notoriété bien qu’ayant accumulé les victoires.

Les Allemands ont aussi leurs célébrités dont certains sont plus connus: Manfred von Richthofen (80 victoires), Ernst Udet (62 victoires), Oswald Boelcke (40 victoires), Hermann Göring (22 victoires). Ce dernier s’est ensuite tristement illustré auprès d’Hitler au cours de la deuxième guerre mondiale.

Fillette : Un périodique propagandiste (1915-1918)

Capture d’écran 2015-11-03 à 16.34.40Fillette allie l’élégance du trait à l’idéologie patriotique du texte. Premières et quatrièmes de couverture exercent une réelle captation par l’accroche des titres. Outre le souci accordé aux dessins et aux enluminures des intitulés, il faut relever le recours à différents genres littéraires chargés d’entretenir la diversité des lectures sans ennuyer.

Les premières de couverture aux couleurs chatoyantes et aux arabesques art déco flattent le regard. Les personnages saisis en mouvement génèrent une lecture dynamique. Elles suggèrent la situation de l’Alsace-Lorraine et la nécessité d’agir, comme dans Les enfants de l’otage (feuilleton du 14 novembre 1915 au 19 août 1916). C’est l’histoire la plus longue du magazine (8 mois), parue presque simultanément à l’invasion de la Belgique. Le décalage entre le temps du récit et le temps historique est suffisant pour établir une distanciation. Exposer aux lectrices de Fillette la situation de leurs consoeurs belges les rassure sur leur condition privilégiée et favorise l’identification aux deux petites héroïnes. La violence leur est exposée à travers les protagonistes victimes des soudards ennemis.

Parallèlement aux aventures de première de couverture, les histoires de quatrième de couverture entretiennent un suspense, fondé sur les mêmes ressorts narratifs et formels. Leur nombre est équivalent puisque l’on en répertorie onze en quatre ans, toutes issues d’une inspiration cocardière et révolutionnaire. Cette orientation historique déplace le conflit contemporain dans une période de référence pour les pédagogues de 14-18: la Révolution et la Première République. Les jeunes lectrices sont invitées à se considérer comme les héritières des premières républicaines. Les quatrièmes de couverture, originellement sous forme de B.D. en couleurs (vignettes avec cartouche) et non de récits imagés comme les premières de couverture, sont publiées en noir et blanc à partir de mars 1916, par souci d’économie. Les titres focalisent sur la féminité et la bravoure, associant un prénom féminin au courage nonobstant la jeunesse (Blondinette la petite héroïne de 1914), signalant le statut du lecteur (enfant et fille) à travers un attribut ludique (La poupée aux yeux de jade), une expansion du nom ou une notation spatiale (Edith la Rose du Val d’argent, Coco et Zette dans les tranchées). Ils exaltent la combativité féminine et placent l’enfant au centre des conflits(Française et mère, Bataille de fillettes).

 » Le Miroir » 14 novembre 1915

http://www.enfance-violence-exil.net/index.php/eve/swf/it/13/928

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