469/journal de la grande guerre: 15 novembre 1915

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

La guerre le 15 novembre à travers Le Miroir

En Artois, au Labyrinthe, les Allemands ont réussi à pénétrer dans une tranchée de première ligne, mais ils ont été aussitôt rejetés par une contre-attaque et ont dû laisser tous leurs blessés sur place.
Canonnade à Loos et à Souchez.
Au nord de l’Aisne, sur le plateau de Nouvron, nous pratiquons une canonnade efficace.
Lutte d’artillerie en Champagne (butte du Mesnil) et sur les Hauts-de-Meuse (bois des Chevaliers).
Les Russes progressent vers Mitau, que les Allemands ont partiellement évacué.
Les Serbes tiennent bon vers Tetovo et se concentrent au sud de la Marava. Les troupes franco-anglaises menacent de plus en plus Velès. Les Monténégrins ont fait plusieurs centaines de prisonniers.
Goritz semble sur le point de tomber aux mains des Italiens.
Trois avions autrichiens ont bombardé Vérone : leurs bombes ont fait 28 morts et 31 blessés.
Un sous-marin autrichien a torpillé le vapeur italien Bosnia.
Une mission austro-allemande, arrivée à Athènes, a demandé au roi de Grèce d’arrêter désormais le débarquement des Franco-Anglais. Le roi a répondu que l’indépendance du pays n’était pas menacée par cette opération.
Le cabinet roumain a été remanié.

Interdiction d’ouvrir de nouveaux débits de boissons permanents

La loi du 15 novembre 1915 (art. L 25 et L 28 du C.D.B.) a posé le principe d’interdiction d’ouvrir de nouveaux débits de boissons permanents à consommer sur place, sauf remplacement ou transfert d’un débit déjà existant.

Dérogation au principe d’interdiction :
– si le total des débits de 2ème, 3ème et 4ème catégorie est inférieure à la proportion d’un débit pour 450 habitants, l’ouverture d’un nouveau débit de 2ème ou 3ème catégorie peut être autorisée.
Base de référence : population municipale

 

http://www.yonne.cci.fr/fic_bdd/articles_fr_fichier/licences_boisson_restaurant_12634646721.pdf

Le casque Adrian modèle 15

BE_M15_2Le 15 novembre 1915, les premiers casques Adrian modèle 15 furent livrés à l’armée Belge.
A l’origine livrés de couleur bleu horizon comme les casques destinés à l’armée française, les casques Adrian destinés aux forces belges furent rapidement livrés de couleur « marron moutarde », afin d’être en corrélation avec les nouveaux uniformes kaki adoptés au début de la guerre dans un souci de camouflage. Les casques livrés en bleu furent alors repeint de couleur kaki à une fin d’harmonisation avec les uniformes. Il reste à l’heure actuelle très peu d’exemplaire de couleur bleu horizon.
Le casque Adrian modèle 15, adopté par la Belgique, est en tout point identique au modèle adopté par la France, hormis la couleur et le symbole de l’armée Belge : le lion, symbole de la royauté. Cet emblème était identique quel que soit les subdivisions d’armes, que le soldat soit fantassin, artilleur, cavalier ou même l’exemplaire équipant le roi lui-même.

http://www.world-war-helmets.com/fiche.php?q=Casque-Adrian-Belge-Mle-15

La vie dans les camps de prisonniers de guerre allemands au Japon

Il y eut cependant le 15 novembre 1915 un incident au camp de Kurume, lorsque le commandant, Masaki Jinzaburô, frappa des officiers allemands. Les prisonniers de guerre eurent droit à une bouteille de bière et deux pommes chacun, pour célébrer l’intronisation de l’empereur Taishô qui avait lieu ce jour-là, que refusèrent deux officiers allemands. Furieux, le commandant les gifla. Les prisonniers de guerre protestèrent avec véhémence contre ce geste qui constituait une violation de la Convention de la Haye. L’incident prit de telles proportions qu’il exigea l’envoi de membres de l’ambassade des États-Unis qui n’étaient pas encore à l’époque impliqué dans le conflit. Le commandant du camp fut contraint de démissionner. On peut néanmoins considérer cet incident comme isolé. S’il y eut des troubles mineurs entre les gardiens et les prisonniers dans tous les camps, il n’y eut quasiment pas d’autre cas de mauvais traitements.

http://www.nippon.com/fr/in-depth/a03303/

Jean-Corentin Carré, jeune poilu breton (bande dessinée)

carré-plancheMalgré son visage juvénile, Jean-Corentin parvient ainsi à être incorporé, à Rennes, au 410ème Régiment d’infanterie. Il se retrouve parmi ses compatriotes bretons. C’est en Champagne qu’il découvre la guerre, le 15 novembre 1915, dans le secteur du Mesnil-lès-Hurlus. Dans la boue des tranchées, les poilus tentent de le protéger. Puis le petit paysan du Morbihan souhaite rejoindre la prestigieuse armée de l’air. Il obtient son brevet de pilote. Affecté à un avion d’observation, l’adjudant Jean-Corentin Carré périt à Verdun lors d’une mission le 18 mars 1918…

http://www.breizh-info.com/17890/actualite-historique-patrimoine/jean-corentin-carre-jeune-poilu-breton-bande-dessinee/

 

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