473/journal de la grande guerre: 19 novembre 1915

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

La guerre au jour le jour à travers Le Miroir

Canonnade dans le bois de Givenchy, en Artois.
Au sud de la Somme (Andéchy, l’Echelle-Saint-Aurin, le Cessier), notre artillerie a exécuté sur les organisations ennemies un bombardement très efficace : un poste allemand a été bouleversé et les batteries ennemies ont été réduites au silence.
Nous avons aussi bombardé très énergiquement les tranchées d’Autrèches, sur la rive nord de l’Aisne.
A l’est de l’Argonne, lutte de mines dans la région de Vauquois et du bois de Malancourt. Un ouvrage allemand a été détruit; un camouflet a bouleversé des travaux souterrains.
Sur le front belge, canonnade intermittente.
Sur le front d’Orient, les Bulgares ont attaqué nos positions vers Kosturino; ils ont été repoussés.
Mais les Serbes ont battu en retraite de la passe de Babouna vers Prilep. L’on croit qu’une grande bataille s’engagera aux environs de Monastir. Des effectifs anglais, avec une forte artillerie, se sont dirigés vers cette ville.
M. Denys Cochin a été reçu par le roi et la reine de Grèce.
Le vaisseau-hôpital anglais Anglia à sombré dans la Manche après avoir heurté une mine. Un vaisseau charbonnier, qui venait au secours de l’Anglia, le Lusitania, a également coulé.
Les Russes ont de nouveau bombardé Varna.

 

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre15.html

(en marge du conflit, pour info) 19 novembre 1915 : un assassinat judiciaire

La « jus­tice » de l’Utah donne au condamné à mort le choix entre la corde et le fusil. En tant que pri­son­nier de la guerre de classe, Hill répon­dit au juge : « Je choi­sis les bal­les. J’en ai l’habi­tude. On m’a tiré des­sus déjà plu­sieurs fois dans le passé et je pense pou­voir encore y faire face. » [G. Smith, Op. cit., 1969, p. 102]

Le 19 novem­bre 1915, à l’aurore, un pelo­ton d’exé­cu­tion de cinq hom­mes s’ali­gna dans la cour de la pri­son d’État. Dans leur ligne de mire : Joe Hill, atta­ché sur une chaise, les yeux ban­dés, une cible en papier sur la poi­trine. Il avait refusé l’offre d’une piqûre de mor­phine ou d’un coup de whisky que lui avait faite le méde­cin de la pri­son. « Non, dit-il, je n’en ai jamais pris, et je n’ai pas l’inten­tion de m’y met­tre main­te­nant »

http://poiesique.lautre.net/19-novembre-1915-un-assassinat.html

Dans les tranchées des Vosges

1418EnTete15Quand c’est le tour de la compagnie d’aller au cantonnement, on s’occupe à faire de l’artisanat de tranchée : les objets de guerre deviennent des objets civils.
« Gilda me dit si ses bagues, elles sont finies. Vous lui direz que oui, ainsi que j’ai fait un porte-plume avec des cartouches bôches, mais ces cartouches coûtent des fois à prendre. » Maurice Bach, 19 novembre 1915.
Les soldats font aussi des achats : cartes postales, alimentaire… Le prix du pinard (le vin), dont on fait une forte consommation en ce début de siècle, est régulièrement noté par Maurice :
« nous sommes rentrés au village avec un copain pour boire un litre que nous avons payé 1 franc le litre, et ici que nous sommes bien plus haut dans l’est, nous le payons 0,80 le litre » (Maurice Bach, sans date)
« ma santé va très bien, mais c’est juste que je dépense un peu plus d’argent que quand j’étais en tranchées, car le vin est excessivement cher » (Maurice Bach, au repos à Remiremont 19 novembre 1915).

http://didierbach.free.fr/pages1418/1418_vosges.html

LA CARTE POSTALE DU JOUR

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