479/journal de la grande guerre: 25 novembre 1915

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Le Courrier donne aujourd’hui le compte-rendu d’une réunion du conseil municipal qui a eu lieu avant hier, sous la présidence de M.le Dr Langlet, maire, à laquelle étaient présents: MM Bataille, de bruignac, em.Charbonneaux, Chez, Drancourt, Gustave Houlon, Gernier et Ballade.

En voici un extrait: « Pour finir, le conseil aborde une grosse question, celle des contributions. Le maire donne lecture d’une lettre du directeur des contributions du département de la Marne, l’informant que les rôles matriciels des contributions financières des portes et fenêtres ont été approuvés par le préfet et qu’ils vont être mis en recouvrement par les percepteurs. Il ajoute que pour la contribution personnelle et mobilière, à défaut de répartiteurs, les contrôleurs devront s’entendre avec la municipalité pour la confection des cotes qu’il promet d’établir avec le plus de bienveillance et dans le plus large esprit de dégrèvement.

M.Houlon, à se sujet, développe une motion tendant à passer en non valeur le rôle complet des cotes personnelles et mobilières.

Nous publierons demain l’exposé des motifs de la proposition de M.Houlon qui n’a pas été adoptée. Le conseil s’est effrayé, à tort selon nous, d’un conflit financier avec l’Etat dont pâtirait la caisse municipale. Il a chargé le maire de s’entendre avec le directeur des contributions, au mieux des intérêts des habitants.

 Lancement du premier grand emprunt de la guerre

Lancement du premier grand emprunt de la guerre sous le nom d’Emprunt de la victoireavec plus de 2 milliards de francs souscrits (rente à 5 %).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Novembre_1915

La guerre au jour le jour à travers Le Miroir

Matinée calme dans l’ensemble du front, sauf en Woëvre, au bois Brûlé, où l’ennemi a lancé des obus suffocants, sans résultat.
Dans l’après-midi, activité d’artillerie en Artois, où la gare d’Arras a reçu une cinquantaine d’obus; dans la région de Loos et de Souchez; du côté de Soissons et en Champagne; en Lorraine, dans les secteurs de Flirey et de Reillon; dans les Vosges, à la Tête-de-Faux, et à l’Hartmannswillerkopf. Nos batteries ont partout riposté et gardé l’avantage.
Les batteries belges ont dispersé des travailleurs, canonné des tranchées et des postes d’observation.
Les Russes ont remporté des succès sur le Styr, et il se confirme, d’autre part, que les Allemands ont subi de très fortes pertes dans la région de Dwinsk.
Les Italiens ont capturé un certain nombre de prisonniers sur l’Isonzo.
Les Serbes ont quelque peu amélioré leurs positions et les Bulgares ont suspendu leurs attaques dans la région de Monastir.
La Grèce a accueilli favorablement, dans l’ensemble, la remise de la note des alliés.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/novembre15.html

(Pour info) Léon Harmel meurt à Nice

100115_1748_LonHARMEL1811Le 25 novembre 1915, Léon Harmel s’éteignait à Nice à l’âge de 86 ans. Celui qui reste comme l’une des grandes figures du catholicisme social a en effet profondément marqué l’histoire sociale et religieuse de notre pays. Patron de la filature du Val des Bois, il a été le précurseur d’avancées fondamentales telles que les allocations familiales. Homme public et chrétien engagé, il a été le promoteur de réformes devenues indispensables dans la nouvelle société industrielle telle que l’humanisation des conditions de travail. Celui qui a consacré sa vie à la condition ouvrière, qui a lutté pour un monde plus juste et plus fraternel, qui a vécu dans la simplicité, nous a transmis des valeurs et des idées intemporelles. Son œuvre éclaire aujourd’hui sur des questions essentielles comme l’attention aux moins favorisés, les rapports entre catégories sociales, la dimension humaine de l’économie et la finalité de l’entreprise.

http://www.antennesocialelyon.org/leon-harmel-1829-1925/

Parution de La baïonnette

EMMANUEL BARCET L'ORDONNANCE - Ma femme, elle, fabrique les obus !
EMMANUEL BARCET
L’ORDONNANCE
– Ma femme, elle, fabrique les obus !

http://labaionnette.free.fr/1915/b021.htm

L’image du jour

21b

Lorient: ouverture d’une école professionnelle de rééducation des mutilés de guerre et de réinsertion dans la vie civile.

Le 25 novembre 1915, la décision est prise d’ouvrir une école professionnelle de rééducation des mutilés de guerre et de réinsertion dans la vie civile. Elle est établie dans la villa La Julia rue Jules-Simon à Kerentrech. L’école comprend un potager, un jardin d’agrément, des ateliers et peut accueillir 50 pensionnaires. Les enseignements sont adaptés à l’économie de la région (cordonnerie, menuiserie, ferblanterie, tailleurs, imprimeurs…). En parallèle, des médecins et des ingénieurs mettent au point des prothèses pour les mutilés. Aux côtés de l’école de Lorient, un centre d’éducation et de rééducation agricole et horticole est créé en 1916 à l’hôpital de Sainte-Anne d’Auray.

http://1418.lorient.fr/des-faits/la-sante/les-hopitaux/

 

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