484/journal du 30 novembre 1915: Guillaume Apolinnaire plus près du front

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Bombardement sérieux, vers Pommery et le champ de Grève.

La guerre au jour le jour à travers Le Miroir

Combats à la grenade en Artois, aux abords de la route de Lille, et en Lorraine, autour de Reillon.
Au nord du Labyrinthe, nous avons, par une vive attaque, chassé l’ennemi de l’entonnoir qu’il occupait. Il a subi des pertes sensibles.
C’est un sérieux échec que les Allemands ont essuyé à Berry-au-Bac, devant un de nos ouvrages. Ils ont laissé des morts et des prisonniers.
Ouatre taubes ont survolé Verdun et jeté des bombes. A titre de représailles, cinq de nos avions ont bombardé la gare de Brieulles, au sud de Stenay, coupant la voie ferrée et forçant un train à rebrousser chemin.
Un de nos avions a dû atterrir à Dompcevrin (rive gauche de la Meuse). Les aviateurs sont sains et saufs.
Avance russe en Courlande.
Les Italiens ont fait encore plusieurs centaines de prisonniers autour de Goritz.
La situation à Monastir est devenue assez précaire. Néanmoins, les Bulgares n’ont pas encore attaqué la ville qui est défendue par le colonel Vassich. Le mauvais tenmps continue à suspendre les opérations dans le secteur français de Macédoine.
Les échanges de notes se poursuivent entre les alliés et la Grèce : aucun résultat définitif n’est encore acquis.
Le roi de Roumanie a lu le discours du trône qni n’éclaircit toujours pas l’avenir.
Lord Kitchener a traversé Paris.

 

Guillaume Apolinnaire plus près du front

Après son passage de l’artillerie à l’infanterie à la fin novembre 1915, le poète rencontre de nouveaux camarades et ne voit plus les anciens car il change de régiment passant du 38ème régiment d’artillerie de campagne au 96ème égiment d’infanterie. Guillaume Apollinaire est désormais officier, il mène ses hommes dans la tranchée en première ligne, les conditions de vie sont abominables et le danger permanent, cela contribue à renforcer les liens avec les autres soldats. Dans une lettre du 30 novembre 1915, il évoque ses deux sergents qu’il qualifie de courageux, Jean Jean-Marie, un toulousain de 33 ans qui a reçu la Croix de guerre et Varroqueaux, un jeune soldat de 20 ans originaire d’un village envahi dans l’Aisne. Ce sont les deux personnages qui sont le plus proches de lui, mais Apollinaire l’est moins des caporaux. Il évoque aussi parfois d’autres soldats, comme le 1er décembre, un curé anglais, soldat de deuxième classe, qui fait office d’aumônier, ou encore le 2 décembre, un jeune bleu qui dort avec lui et à qui il apprend à écrire. En tant qu’officier il prend soin de ses hommes, leur prêtant notamment son feu pour qu’ils se réchauffent. Dans sa lettre du 2 décembre, Apollinaire décrit sa compagnie, il y a trois officiers, un lieutenant qui fait fonction de capitaine, deux sous-lieutenants chef de section et deux autres chefs de section, un sergent et un adjudant. Enfin il évoque un ancien cuisinier de Monte-Carlo qui leur fait à manger, le sous-lieutenant Ferrier, « chef de popote ».

http://crises.upv.univ-montp3.fr/files/2013/01/Guillaume-Apollinaire.pdf

Campagne d’Orient du 45 ème RI

30 Novembre 1915

Matinée calme. Le brouillard empêche de voir si les Bulgares ont travaillé en vue du passage de la Cerna. Vers 13h00 le Colonel reçoit le journal de repli donnant les conditions dans lesquelles doit s’effectuer le repli ci-joint 1 copie
La 10ème Brigade (1 section Paliure – 1 section Resarci) doit quitter ses emplacements à la nuit pour se rendre à Mégotions. Il ne restera donc plus aucune artillerie dans le secteur.
Le Général de Larderello est rappelé en France, le Général Gérôme prend le commandement de la Division, le Lieutenant Colonel Viguier (148e) celui de la Brigade.
Une note du Général Lillois Commandant la 57e D.I. qui est chargé d’assurer le repli des 2 Divisions réunies (122e et 57e) fait connaître que le premier jour du Journal de repli sera fixé par un message spécial.

http://www.lescahiersdhistoire.net/45eri/articles.php?lng=fr&pg=64

 

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