492/journal du 8 décembre 1915: Le Lt aviateur Gabriel Guérin dans le secteur de Cormicy-Sapigneul

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

La guerre au jour le jour à travers Le Miroir

Notre artillerie et l’artillerie belge ont bouleversé un ouvrage ennemi dans la région d’Hetsas. Deux dépôts de munitions ont sauté.
Violente canonnade en Artois. Bombardement réciproque intense dans la région de Givenchy où ont lieu également des combats à coups de grosses bombes. Près de la route de Lille, nos batteries ont exécuté des tirs heureux.
Combats de patrouilles à notre avantage dans la région de Craonne.
En Champagne combat pour la possession d’une tranchée avancée au sud de Saint-Souplet. Nous avons déjà reconquis une grande partie de l’élément perdu.
Attaque allemande près de la butte de Souain.
Le conseil de guerre des alliés a tenu une seconde séance à Paris.
Les Russes ont remporté un succès sur le Styr, en brisant une offensive allemande.
Les Italiens signalent de nouveaux avantages sur l’Isonzo.
Une escadre autrichienne a bombardé la côte albanaise, près de Saint-Jean-de-Medua. Nous avons perdu le sous-marin Fresnel dont l’équipage a été capturé.
Le gouvernement grec a envoyé à Salonique un colonel d’état-major, le colonel Pallis, pour discuter avec le général Sarrail les mesures de détail à adopter.

A la conférence de Chantilly du 6 au 8 décembre

La conférence de Chantilly de décembre 1915 semble avoir livré tous ses secrets depuis longtemps. Pourtant, une nouvelle lecture paraît s’imposer. Une vision militaire ne suffit pas à rendre compte des multiples dimensions de cette conférence, tant elle apporte la preuve de l’interférence des regards politiques et militaires. La conférence de Chantilly s’inscrit dans une série de rencontres qui ont pour but de tenter de donner une cohérence aux attitudes des différents alliés, surtout depuis l’entrée en guerre de l’Italie, le 24 avril 1915. La réunion se déroule sur trois jours et la décision qui en émerge est la nécessité de la coordination des offensives pour l’année 1916. Ainsi, pour le général Joffre, habile maître d’œuvre de cette conférence, il est possible de détruire les forces germano-autro-hongroises par une offensive générale, coordonnée entre l’Est et l’Ouest et simultanée. Mais Chantilly reflète aussi une prise de conscience générale de l’importance des facteurs économiques et la guerre est désormais pensée comme un tout.

La suite sur http://rha.revues.org/4062

(Pour info) Création de la symphonie n°5 de Jean Sibelius

SibeliusLa symphonie n° 5 en mi bémol majeur op 82 de Jean Sibelius a été écrite par le compositeur en 1914.
Elle a été remaniée à deux reprises en 1916 puis en 1919. La première a eu lieu le 8 décembre 1915 au cours d’un concert donné pour le cinquantième anniversaire du compositeur. La partition en a été écrite en même temps que furent esquissées les sixième et dernière symphonies.

http://anniversairesmusiqueclassique.blogspot.fr/2009/12/8-decembre-1915-creation-de-la.html

Les alliés rembarquent de Turquie

Après avoir perdu 250.000 tués ou blessés, les troupes alliées réembarquent du 8 décembre 1915 au 8 janvier 1916

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Le France transformé en navire hôpital

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Le navire appareille le 8 décembre 1915 pour Corfou et Salonique d’où il ramène 2 700 blessés serbes

http://www.paquebots.net/2015/01/paquebot-france-de-1912-versailles-sur-les-mers.html

Le Lt aviateur Gabriel Guérin dans le secteur de Cormicy-Sapigneul

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4 mois. 4 mois que nous sommes en campagne. Plus d’un mois de présence dans ce secteur. Et rien ne bouge. Les relèves alternent avec les relèves. Les bombardements quotidiens rythment nos journées. Le plus dur est de ne pas tomber malade. Sur le journal des marches et opérations fleurissent les « rien de particulier ». Le Colonel nous a dit qu’aujourd’hui, le gouvernement français avait rejoint Paris. Il s’était réfugié à Bordeaux depuis la fin du mois d’août. Serait-ce annonciateur d’une fin possible et prochaine de cette guerre ? La nouvelle, en tous cas, nous remplit de joie et d’espoir. Je ne crois pas que nous serons à la maison pour la Noël, mais qu’importe, si la victoire sur les boches est imminente !

Aujourd’hui, j’ai essayé d’imaginer ce que pourrait être la vie dans ces lieux après la guerre. Une fois que les stigmates des combats auront été effacés. Elle ne sera plus la même qu’avant, c’est certain. Des catastrophes de cette ampleur ne peuvent pas ne pas laisser de traces. Physiques, morales, sociétales. Notre vie quotidienne va en être inéluctablement bouleversée. Mais dans quel sens ? A quoi ressembleront ces villages après la reconstruction ? Qui seront les gens qui y vivront ? Quelle sera l’activité de ces campagnes ? J’ai rêvé à l’après. Ce serait amusant de revenir ici pour le voir. Peut-être y amènerai-je mon fils …

Cormicy, Sapigneul : que seront ces villages, dans un an, dans 10 ans, dans un siècle ?

http://aviateurguerin.over-blog.com/2014/12/mardi-8-decembre-1914-secteur-cormicy-sapigneul.html

Prémontré (Aisne): un asile martyr

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« Arrivé à Prémontré le 5 décembre, dit le docteur Raviart dans un rapport ultérieur, j’y suis resté jusqu’au 21 du même mois, date à laquelle on m’apprit que les gouvernements français et allemand n’étant pas d’accord, le transfert n’aurait pas lieu pour le moment. L’aliéniste allemand, docteur Weyert, venu à Prémontré dans le même but que moi, s’en fut également. Mon séjour là-bas n’avait cependant pas été inutile, puisqu’il m’avait permis d’examiner les malades de l’établissement, de décider du retour dans leur famille de quelques-uns que je trouvais guéris, de me faire l’interprète d’un certain nombre de demandes du personnel auprès de l’autorité allemande, et enfin de réconforter un peu personnel et malades qui s’étaient sentis bien seuls depuis tant de mois. »

Les évacuations ne commencèrent qu’au mois de février 1916 avec l’autorisation du préfet du Nord qui avait, avant de la donner, exigé des autorités allemandes la preuve que l’opération envisagée était approuvée par le gouvernement français.
Les hommes furent évacués les premiers par M. Delannoy, interne de M. Raviart, avec le concours d’une formation sanitaire allemande (Hifslazarett Zug) et furent, non pas rapatriés, comme on l’avait espéré d’abord, mais conduits en Belgique, aux établissements de Dave-lès-Namur et de Merxplas.

Puis le docteur Raviart lui-même se rendit à Prémontré : « Sitôt arrivé, on nous a appris que les malades ne seraient pas conduits en France comme on l’avait cru tout d’abord , mais qu’elles seraient dirigées sur des établissements belges. Le lendemain, samedi 26, un premier convoi d’environ cent cinquante malades était formé en gare d’Anizy-Pinon et dirigé sur Merxplas où nous arrivons le lendemain.
Après un court séjour à Bruxelles, où avait lieu le blanchissage des literies souillées par les malades, nous reprenions le chemin de Prémontré, d’où un second convoi de femmes repartait, le samedi 4 mars, pour Dave cette fois. Là, grand émoi des frères de cet établissement d’aliénés, scandalisés de voir leur maison soudain envahie par des femmes accompagnées d’infirmières religieuses. »

http://psychiatrie.histoire.free.fr/psyhist/14-19/premontre.htm

Parution d’un poème de John Mc Crae sur les coquelicots

IMG_7856-224x300Lors de la 1ere guerre mondiale, c’est le lieutenant colonel John McCrae, un médecin militaire canadien, qui établit lui aussi ce rapport entre le coquelicot et les champs de batailles. Alors qu’au printemps 1915,  son jeune ami Alexis Helmer avait été tué par un obus allemand à Ypres, et enseveli dans une tombe sommaire, marquée d’une simple croix de bois, John McCrae avait été frappé par le fait que des coquelicots poussaient spontanément entre les rangées de sépultures. Ce phénomène lui inspira son célèbre poème « In Flanders Fields » (« Au Champ d’Honneur »). Ecrit au début du mois de mai 1915, ce poème fut publié dans le London Punch le 8 décembre 1915.

http://www.paysagesenbataille.be/coquelicots-et-bleuets-fleurs-symboles-de-la-grande-guerre/

http://www.museedelaguerre.ca/premiereguerremondiale/histoire/apres-la-guerre/se-souvenir/au-champ-dhonneur-et-john-mccrae/

 

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