493/journal de guerre du 9 décembre 1915

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

La guerre au jour le jour à travers Le Miroir

Action d’artillerie en Artois (Loos et Givenchy), entre Somme et Oise (Fouquescourt).
En Champagne, notre artillerie entre en action avec une grande violence pour riposter aux batteries ennemies : nos avions ont constaté l’efficacité de notre tir.
Notre progression s’affirme à l’est de la butte de Souain, où continuent les combats à la grenade.
Notre artillerie a démoli des réservoirs à gaz suffocants à Bethincourt, entre Argonne et Meuse.
Un de nos avions a poursuivi, a 3000 mètres d’altitude, un appareil allemand rapide. Il l’a ensuite attaqué à coups de mitrailleuse. L’avion ennemi a explosé et ses passagers sont tombés dans nos lignes, à Tilloloy.
Canonnade sur le front belge.
Les Bulgares nous ont attaqués à Demir-Kapou, en Macédoine. Ils ont été repoussés avec de sérieuses pertes.
Le président Wilson, dans le message qu’il a adressé au Congrès américain, a flétri les crimes des progermains et annoncé le dépôt de lois destinées à les réprimer.
Le gouvernement anglais déclare que les troupes anglo-indiennes ont subi de faibles pertes dans leur retraite, après leur échec de Ctésiphon, en Mésopotamie.

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La montée en ligne

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Carnet de guerre de Gaston Certain :
« Départ pour les tranchées il fait un temps de chien les tranchées sont plein de boue. » 9 décembre 1915. 

http://pharouest.ac-rennes.fr/e220054P/1GM/GdeGuerre/photos/tranchee/photo3.htm

Ce qu’il reste du moulin de Prosnes

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https://reims1418.wordpress.com/tag/prosnes/

 Louis Jouvet au front:  » nous « pérégrinons » et nous « pataugeons »

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Infirmier de 1914 à 1917, Louis Jouvet ne cessa d’écrire à Jacques Copeau, son « bon patron », depuis l’enfer des tranchées. Extraits.

9 décembre 1915

« Mon patron une carte pour vous dire que je ne peux pas vous écrire en ce moment, car nous « pérégrinons » et nous « pataugeons » – il n’y a rien de nouveau dans notre existence. Ce petit mot commencé ce matin, fini ce soir après pluie, vent, boue, boue… et tout le cortège habituel. Tout ce que vous me dites m’épanouit, me sustente, me contente et me calme et m’encourage […].
L.J.
Nouvelle adresse : Ambulance 1/120. Secteur 101.»

http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20140103.OBS1280/nous-ne-dormons-que-d-un-oeil-ne-nous-asseyons-que-d-une-fesse-jouvet-au-front.html

Lettres des tranchées d’Eugène Boissière

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Le 9 décembre 1915

Ma petite amie

N’est-ce pas que c’est bien ce titre ? J’ai reçu de vous une lettre du 7. je vois avec plaisir que vous m’écrivez tous les jours, jusqu’à présent j’en ai fait de même, et espère continuer tant qu’il me sera possible. Alors vous croyez que vous serez capable de me faire reprendre le chemin de la vie civilisée après la guerre. Je le crois aussi et je voudrais bien y être.
Pour les autobus je reconnais que nous avons de la chance d’en avoir encore mais que voulez-vous, il faut bien que nous ayons quelques avantages aussi nous autres pauvres Poilus ! (Ca fait bien ces mots là, on croirait que nous sommes bien malheureux).
Rassurez-vous au sujet de votre « bavardage » il m’amuse beaucoup et n’est jamais trop long.
Sur ce, chère mademoiselle Yette (j’allais oublier mademoiselle !) je vais vous quitter en vous envoyant également un affectueux bonjour et en vous serrant la main, ou si vous préférez (comme dans le grand monde) en vous la baisant (c’est plus chic n’est-ce pas) Votre grand ami.

http://167e.regiment.free.fr/167e%20Regiment%20infanterie%20boissiere.html

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