498/journal de la guerre: 14 décembre 1915

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

La guerre au jour le jour à travers Le Miroir

Vives actions d’artillerie en Artois, au sud-ouest de Beaurain, où nous détruisons un ouvrage allemand, au nord de l’Aisne et en Champagne (butte du Mesnil).
A Saint-Mihiel, nos batteries ont endommagé l’unique pont allemand qui ait résisté à la crue de la Meuse; elles ont aussi causé des dommages à un blockhaus ennemi, sur la côte Sainte-Marie.
Notre bombardement au bois Bouchot, dans les Hauts-de-Meuse, a donné d’excellents résultats, bouleversant totalement certaines tranchées.
Nos troupes du Vardar ont poursuivi leur mouvement de repli sans être inquiétées. Les troupes anglaises ont livré un sanglant combat dans le secteur de Doiran. Elles ont perdu 1500 hommes, mais ont infligé de lourdes pertes à l’ennemi. Les Bulgares ne sont plus qu’à 8 kilomètres de la frontière hellénique. Guevgueli est en flammes.
Aux Dardanelles, notre artillerie lourde a infligé de grosses pertes aux soldats ottomans.
Les forces anglo-égyptiennes ont repoussé un parti d’Arabes à la frontière d’Egypte.
Les relations sont tendues à l’extreme entre l’Amérique et l’Autriche, et une rupture semble possible.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre15.html

14 décembre 1915 : accident et bombardement

Extrait du carnet de guerre du soldat Henri Miné (classe 1909,38e régiment d’infanterie territoriale, 18e compagnie), instituteur à Mailly-la-Ville (Yonne – France) pendant la guerre de 1914-1918. 

Encore un accident à la compagnie, un soldat, Marandé, de Molesmes, en voulant couper un détonateur, s’enlève le pouce, l’index de la main gauche, se déchire le majeur et se blesse légèrement à la main droite.

Vers 2 h 30 j’étais allé au bureau du commandant porter des pièces, je causais avec un secretaire et Baudon. Tout à coup une formidable explosion retentit; nous croyions qu’elle provenait de la batterie placée tout près, des 155 entre la route et le village. Mais le propriétaire de la maison entre au bureau en criant : »Nous sommes bombardés, vite à la cave ». Nous y courons, des hommes de la 17e y arrivent, dont Moreau; quelques marmites arrivent encore tout près du village, cherchant la batterie repérée probablement le matin par un avion boche. Un quart d’heure après, le calme rétabli, je rentre à mon bureau. Nouvelles marmites. Je monte au cantonnement, d’autres marmites arrivent encore, passant au-dessus de notre usine. Trois vont tomber près du cimetière, juste en face de nous, à 500 m environ. Les autres vont du côté des premières, atteignant un peu l’arrière des maisons de Dainville et je crois l’église. A 4 h tout était fini, mais ce n’était pas rassurant quand ces engins passaient sur nos têtes.

La suite sur http://bleuhorizon.blogspot.fr/2007/01/14-dcembre-1915-accident-et.html

Georges Gras de retour en Champagne avant d’aller à Verdun

2georges-gras-copie-2114 décembre 1915.- On retrouve le 243e R. I. dans le fameux secteur des Eparges, très pénible à occuper, surtout avec la mauvaise saison. Le régiment alterne dans son service avec le 233e R. I. Rouvaux et Watronville sont les cantonnements de repos. Dans ce secteur, les travaux d’organisation sont poussés avec activité sous la direction du génie,  des travaux rendus difficiles par de continuels bombardements causent  des pertes assez nombreuses.

La suite sur https://reims1418.wordpress.com/2014/06/06/510-georges-gras-de-retour-en-champagne-avant-de-rejoindre-verdun/

Carnet d’un poilu

Le mardi 14 décembre 1915, on a beaucoup tiré dans la journée. L’ennemi riposte avec des 130 dont l’un a presque coupé un énorme hêtre auprès des cuisines. Il gèle à présent et je m’emploie à essayer de consolider mon ancien logement.

J’y arrive un peu, avec l’aide d’un camarade. L’eau y tombe moins. Avec des tôles, je parviens à m’isoler une place. A peu près consolidé, l’abri semble ne pas devoir bouger. Il faut se méfier. En tout cas, les soirées et les nuits y sont terriblement longues. Et en terminant mes travaux, je m’aperçois que j’ai perdu mon briquet, chose utile s’il en fut. Je me souviens de m’être penché à l’entrée d’un abri éboulé et c’est là que j’ai dû le perdre. Je m’y introduis avec précaution et, à peine entré, je mets la main sur ce que je cherchais. A l’instant précis, l’abri éboule de nouveau et me voilà dans le noir, entouré de terre mouvante. J’ai pu, avec un morceau de bois, me faire avec précaution un petit passage et sortir à grand peine en rampant dans la terre mouillée. Je n’étais plus qu’un paquet de boue. Je n’aurais pas tenté deux fois la même expérience !

J’ai passé la nuit dans mon abri ; et m’y suis trouvé très bien. Rien d’ennuyeux comme de chercher où coucher chaque soir.

La suite sur : http://www.actuwai.fr/index.php/extras/aire-urbaine-et-au-dela/item/619-carnet-d-un-poilu-de-14-18-episode-28-de-guerre-lasse

 

(pour info) Des Juifs palestiniens et marocains en Corse

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Le 14 décembre 1915, 744 réfugiés « israélites » débarquent d’un bateau de transport militaire français dans le port d’Ajaccio au sud-ouest de la Corse. Ils arrivent de Syrie et de Palestine, provinces de l’Empire ottoman, naguère puissant, désormais à l’agonie.

http://didierlong.com/2014/11/11/des-juifs-palestiniens-et-marocains-en-corse-1915-1920/

https://www.cairn.info/revue-archives-juives-2005-1-page-129.htm

 

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