499/journal du15 décembre 1915: la décision d’attaquer Verdun est prise

Journal du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

La grande guerre au jour le jour à traversée Miroir

Lutte d’artillerie intense et qui tourne à notre avantage sur divers points du front. Nous dispersons des détachements ennemis sur la route de Villiers (secteur de Roye), et bombardons un convoi près de Thiescourt.
Nos batteries ont provoqué une explosion en Champagne (à l’est de la butte du Mesnil).
En Woëvre (sud de Thiaucourt), nous prenons à partie une batterie allemande, dont les abris ont subi de sérieux dégâts.
Dans les Vosges, au Ban-de-Sapt, nous provoquons l’explosion d’un dépôt de munitions à Laitre.
Onze de nos avions ont bombardé la gare et les bifurcations de Mulheim; vingt-deux autres ont opéré à Hauriaucourt; douze autres encore dans la région de Chateau-Salins, et au château de Burthecourt. Une escadrille ennemie a été mise en fuite.
Tous nos contingents du Vardar sont maintenant rassemblés en deçà de la frontière grecque. Les Bulgares ont pris Guevgueli et Doiran.
Les pertes subies par les Turcs aux Dardanelles sont très considérables.
Des émeutes, causées par la cherté de la vie, ont eu lieu à Cologne. Elles ont été durement réprimées. Il y a des femmes blessées.

Le Reichstag a entendu le débat sur les questions de M.Liebknecht. Les représentants du gouvernement ont écarté toutes questions. Trente-quatre députés socialistes ont formé un groupe dissident qui doit voter contre les crédits militaires demandés à nouveau au Reichstag.
La canonnade est intense sur l’Isonzo, entre Autrichiens et Italiens.

La suite sur http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre15.html

(12) Carte de Lucien Pinet à sa femme Madeleine le 15 décembre 1914

15 décembre 1914

Mad chérie

Merci de la pensée, j’ai écrie à ta tante aujourd’hui, je reçois toutes tes lettres. Je t’enverrai une lettre demain peut-être mon tour viendra aussi pour aller à Reims seulement je suis un peut loin en ce moment. Embrasses tes Parents et Suzon à toi un gros bec.

Lucien Pinet fait allusion à une éventuelle venue à Reims. Mais à la date de la lettre, 15 décembre 1914, il ne s’agit pas encore du système officiel de permissions. Celui-ci ne sera mis en place qu’à partir du 1er juillet 1915, avec une semaine de permission tous les 4 mois passés au front.

A retrouver sur: http://www.reims.fr/culture-patrimoine/archives-municipales-et-communautaires/guerre-1914-1918/ecrits-de-poilus/ecrits-de-poilus-du-28-decembre-1914-au-7-fevrier-1915–4901.htm

Un avion allemand abattu à Raismes

64842025_pLe mercredi 15 décembre 1915, à huit heures et demie du matin, nous assistons à un triste spectacle, un combat d’avions ayant lieu à 200 mètres d’altitude. Un avion allemand, nouveau modèle, armé de mitrailleuses, poursuivait un appareil français qui venait d’être offert à l’armée par la ville de Beauvais; il était monté par un sous-officier et un officier anglais. La lutte engagée à Douai, eut son dénouement à Raismes, car l’avion allemand, très puissant, gagna facilement de vitesse l’avion français et le sous-officier [l’observateur] vint s’abattre, [dans un arbre] la tête percée de plusieurs balles, sur le boulevard près du passage à niveau de la gare de Raismes.
                L’avion, après avoir tourbillonné, tomba entre les propriétés de MM. Gavrois et Wauters, à peu de distance de la place. Pendant leur chute, M. le Curé, qui assistait à ce combat aérien, donna l’absolution à ces braves; le Sous-Officier, qui respirait encore, ayant reçu une balle dans le cou, mourut quelques minutes après. Il s’appelait Jones, était âgé de 26 ans, et avait sur lui la photographie de sa fiancée. L’officier, [pilote] nommé Hobbs, âgé de trente et un ans, avait dans son portefeuille, le portrait de sa femme et de son bébé! Dans sa dernière lettre, elle suppliait son mari d’abandonner son poste périlleux, semblant avoir eu, hélas, le pressentiment du malheur qui allait la frapper.
Au dire de M. Lepez, Maire de Raismes, l’aviateur allemand aurait maquillé son appareil, ce qui lui avait permis d’approcher son adversaire, et de le mitrailler. D’autres affirmèrent que l’appareil était un avion français, grand modèle, récemment capturé par les Allemands.

La suite sur: http://civils19141918.canalblog.com/archives/2011/05/19/21177335.html

Le point sur la guerre par le général Humbert

24 DÉCEMBRE 1915 : RAPPORT DU GÉNÉRAL HUMBERT, COMMANDANT LA IIIÈME ARMÉE, SUR LA GUERRE DE MINES

Rapport du Général HUMBERT,

Commandant la IIIème Armée

IIIème Armée

Génie

Q.G.A, le 24 décembre 1915

 

Le Général HUMBERT,

J’ai l’honneur de vous adresser ci-dessous les réponses aux questions posées dans la note n°8377 du 15 décembre 1915 du Général Commandant en Chef.

 

a)      Les points du front de la IIIème Armée sur lesquels il est fait de la guerre de mine sont les suivants :

Secteur du 10ème C.A. (de l’Aisne au Four-de-Paris)

Dans ce secteur il n’a été fait de mines que dans la partie boisée, c’est-à-dire de la lisière Ouest de la forêt jusqu’au Four-de-Paris.

Dans cet intervalle il a été établi un système de mines défensif, le long duquel la guerre de mine ne s’est développée, d’ailleurs sans grande activité, que dans la partie est, entre le ravin de la Fontaine-aux-Charmes et le Four-de-Paris.

Sur le reste du secteur le travail est réduit à un système d’écoute.

Secteur du 5ème C.A. (Four-de-Paris à Avocourt)

Des travaux de mines ont été entrepris en Argonne depuis le Four-de-Paris jusqu’à 500 mètres à l’est de la Haute-Chevauchée soit sur un front de 4 kilomètres. Ces travaux ont été entrepris en principe dans un but défensif. Cependant les circonstances locales ont conduit à leur donner en certains points un caractère offensif : c’est ainsi que sur le plateau de la Fille-Morte, à l’est de la Haute-Chevauchée, la supériorité que nous avons prise sur le mineur ennemi, a permis de pousser en avant des galeries profondes, au moyen desquelles on a atteint et détruit quelques petits postes ennemis placés dans une situation gênante pour nous.

A l’est de l’Aire, une attaque en mine est dirigée sur un ouvrage allemand situé au coude de la route de Vauquois à Boureuilles (ouvrage du V de Vauquois). Les travaux correspondant qui avaient eu d’abord un caractère offensif, puisqu’ils avaient pour but d’appuyer en mars dernier une attaque en ce point, n’ont plus actuellement qu’un caractère défensif.

Enfin, une guerre de minen très active se poursuit dans Vauquois sur un front de 350 mètres environ avec un caractère à la fois défensif contre les travaux souterrains allemands et offensif puisqu’elle se propose et atteint souvent, la destruction et le recul des organisations allemandes.

La suite sur http://argonne1418.com/2011/06/20/24-decembre-1915-rapport-du-general-humbert-commandant-la-iiieme-armee-sur-la-guerre-de-mines/

(vidéo) Des chiens  d’Alaska dans les Vosges

Capture d’écran 2015-12-09 à 11.04.51Le 15 décembre 1915, 50 chasseurs alpins médusés réceptionnent un drôle d’équipage dans les Vosges. comme  les crêtes trop enneigées rendait impossible tout acheminement par cheval ou mulet vers le front, l’armée alla en Alaska acheter des chiens de traineau. 450 chiens habitués aux coups de feu afin qu’ils restent silencieux en toute circonstance. Ils arrivent en bateau qui comportent 70 traineaux et des formateurs, des mushers  chargés d’apprendre aux militaires français à les conduire.

Travaillant sans relâche en un hiver 9 chiens transporteront 22 tonnes de fret sur 1350 km au total.

Parmi les prouesses : en 4 jours ils amèneront 90 tonnes de munitions et une batterie alors qu’hommes et mulets n’ont pas réussi en 15 jours. Les chiens auront permis ainsi de poser en une seule nuit 30 km de fil téléphonique

La suite sur: http://www.musher-experience.com/nom-de-code-les-poilus-dalaska/

http://www.letrappeur.com/historique.htm

La décision d’attaquer Verdun est prise

Carte_du_secteur_de_Verdun

A l’automne 1915, voici plus de 400 jours que la « Guerre Européenne » est déclarée. Elle n’est plus depuis longtemps cette guerre courte et décisive espérée en 1914, mais est devenue une guerre de position, où les nations s’épuisent mutuellement. Pour l’Allemagne, la recherche d’une percée décisive, promesse d’une future paix négociée, est devenue une nécessité absolue. Le 15 décembre 1915, la décision est prise d’attaquer devant Verdun : ce sera l’opération « Jugement », confiée au Kronprinz, le fils de l’empereur d’Allemagne.

Verdun, un « hérisson » menacé et dépouillé de ses piquants

En 1914, Verdun est la première place-forte française. A l’issue de 40 années d’incessants travaux de mise en défense, la ville est entourée par plusieurs ceintures de fortifications sans cesse modernisées (dont les puissants forts de Douaumont et de Vacherauville), disposant d’un arsenal d’artillerie de près de 1000 pièces de tous calibres et d’une garnison de 66 000 hommes. Durant les premières semaines de guerre, les offensives allemandes évitent le choc frontal avec le « hérisson » de Verdun qui semble imprenable, mais les manœuvres de débordement et d’encerclement tentées par les armées allemandes au cours du mois de septembre 1914 échouent successivement. Le secteur de Verdun, pivot Est du front français, forme depuis lors une hernie que les Allemands étranglent au sud à Saint-Mihiel, où ils contrôlent le passage sur la Meuse, et au nord-ouest en Argonne.

La suite sur: https://www.google.fr/?gws_rd=ssl#q=15+décembre+1915&start=60

Flagrant délit de mensonge en 1915

Un million quatre cent mille soldats français ont perdu la vie pendant la Première Guerre Mondiale. Selon la formule consacrée, il sont « Morts pour la France » ; mais, quand on a la possibilité de connaître la réalité de leur disparition, on a parfois des surprises.
Par exemple en découvrant la fiche de Jean François Bussat, 2ème classe au 107ème Régiment d’Infanterie Territoriale :
Le formulaire porte la mention imprimée « Mort pour la France », qui classe automatiquement tous les défunts dans cette glorieuse catégorie. Une autre rubrique, « Genre de mort », rapporte qu’il est « Décédé suite de blessures de guerre. »

On imagine donc ce valeureux soldat tombant sous les balles teutonnes et agonisant ensuite sur le champ de bataille. Or le Journal de Marche de son régiment contient à la date du 15 décembre 1915 le paragraphe suivant :

« Le soldat Bussat Jean François, n° 932 de la 21e Compagnie, meurt écrasé par une masse de terre qui se détache d’une carrière où il travaillait à Gouy-en-Artois. »
En fait Bussat a été victime d’un accident du travail : il a été enseveli vivant sous un effondrement et l’auteur du journal, le capitaine Thévenet, suggère qu’il est mort sur le coup. Il n’est donc pas « Décédé suite de blessures de guerre. »
À quelle tâche était-il affecté ? En date du 5 novembre le Journal de Marche le précise : « La 21e Compagnie est destinée à fournir provisoirement des travailleurs pour la voie de 0,60m (réseau Sud) […] La 21e Cie est cantonnée à Gouy-en-Artois N-E de L’Arbret. »

Toute école primaire doit posséder une bibliothèque

L’arrêté du 15 décembre 1915 reprend en écho :

« Art. 1. Toute école primaire doit posséder une bibliothèque qui prend le nom de bibliothèque des écoles publiques.

Art. 3. La bibliothèque de l’école est placée sous la surveillance de l’instituteur. Elle est, autant que possible, installée dans une salle spéciale qui est munie d’un mobilier adapté aux besoins des lecteurs.

L’armoire bibliothèque fait partie du mobilier scolaire de l’école.

Ce cadre réglementaire de fonctionnement est toujours en vigueur et les diverses sources de financement mentionnées à l’article 44 restent également d’actualité.

La suite sur http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2004-01-0022-005

https://books.google.fr/books?id=BEAI3fKtklsC&pg=PA34&lpg=PA34&dq=15+décembre+1915&source=bl&ots=vmTQDQIL1t&sig=vpmRmpv0taagmxs2Y6O2NYC6rRI&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj0kc6wxs7JAhUDORoKHUqVBV04WhDoAQgpMAI#v=onepage&q=15%20décembre%201915&f=false

 

Publicités