Neuville-Saint-Vaast : son grand-père a fraternisé pendant la guerre, Georges Barthas raconte

A lire sur le site de La Voix du Nord

PROPOS RECUEILLIS PAR LAURENT BOUCHER

Le petit-fils de Louis Barthas fera le déplacement en famille depuis l’Aude pour assister jeudi à l’inauguration du monument célébrant les actes de fraternisation de Noël 1914 entre soldats de la Grande Guerre. Cet ancien professeur de dessin en lycée d’arts plastiques, âgé aujourd’hui de 85 ans, donnera une conférence, mercredi soir à Arras, pour présenter les carnets de guerre rédigés dans les tranchées par le modeste tonnelier de l’Aude devenu caporal d’infanterie. Avec son accent occitan chantant, Georges Barthas nous raconte sa fierté de voir que l’appel lancé cent ans plus tôt par son grand-père a été entendu.

Vous avez connu votre grand-père, qui est mort quand vous aviez une vingtaine d’années. Vous a-t-il raconté la guerre ?

« Oui, c’était un conteur né. J’avais 22 ans quand il est décédé. On se voyait régulièrement quand j’étais enfant, puis pendant les vacances lorsque j’ai été en pension. On faisait les vendanges ensemble. Le soir, avec mon frère Jean (de deux ans son cadet), on insistait pour lui faire raconter ce qu’il avait vécu. On voyait ses cahiers qu’il avait rédigés, on aimait les feuilleter avec lui. Il nous parlait des chuchotements des Allemands qu’il entendait dans la tranchée d’en face… Ses carnets, il les avait à la maison. Il les prêtait de temps en temps. Il parlait de ses écrits aux amis ou aux enfants, mais la plupart des gens du village ignoraient leur existence. »

La suite sur http://www.lavoixdunord.fr/region/neuville-saint-vaast-son-grand-pere-a-fraternise-ia29b0n3217501

Publicités