502/journal de la guerre: 18 décembre 1915

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

La guerre au jour le jour à travers Le Miroir

Vive canonnade sur l’ensemble du front.
Notre artillerie et l’artillerie britannique ont exécuté des tirs heureux dans les secteurs de Belgique et d’Artois.
Nos canons ont éteint, en Champagne, au nord et à l’est de Massiges, le feu de plusieurs batteries allemandes.
Nous avons pris, au nord de Malancourt, en Argonne, un convoi ennemi sous le feu de nos pièces.
Nous avons, par notre tir, endommagé les organisations de l’ennemi aux Eparges et près du bois Le Prêtre.
Deux de nos avions ont lancé des obus de gros calibre sur la gare de Metz-Sablons.
Il y a accalmie sur le front russe et aussi dans le secteur italien, où l’on ne signale qu’un bombardement de Goritz par nos alliés.
Le général Sarrail a poursuivi l’organisation défensive de Salonique.
Le cabinet de Washington examine s’il y a opportunité de rompre avec l’Autiche-Hongrie a propos de l’affaire de l’Ancona.
Les forces russes ont pouisuivi leurs progrès en Perse, et les Allemands ont dû abandonner leur abri de Kovno.
Un zeppelin a explosé près de Namur.

 

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre15.html

Courrier de la famille Castanié

1! décembre 1915.-

Ma chère Jeanne

Reçu ce matin deux lettres; donc je rétracte aujourd’hui les mots que j’écrivais hier sans réfléchir et au contraire je te remercie du fond du cœur. Encore des idées de me traiter d’embusqué ?

Il faut plus se gêner.

Je préfère malgré tout ces reproches plutôt ( » la chine  » écrit dans la marge) à la pluie qui ne cesse de tomber depuis deux jours de nouveau. Jamais de ma vie je n’avais vu tant de boue (NB: » Dans un vaste entonnoir, un bombardier du bataillon s’était enlisé. La glaise, puissante comme des tenailles, le serrait. Il sentait son corps aspiré vers le fond sans pouvoir faire un seul mouvement pour se sauver. Au contraire, s’il bougeait, il s’enfonçait d’avantage.  » Lieutenant L. GROF cité dans VERDUN.) , il est vrai que je suis jeune encore et appelé à en voir bien d’autres.

Pour le moment, nous ne nous inquiétons pas et nous mangions d’un bon appétit à 11 heures malgré les marmites (NB: Obus de gros calibre.) que nous entendions siffler le beau lièvre que nous avons pris hier. Il était excellent malgré que le civet fabriqué par notre chef cuisinier laissât un peu à désirer. Il faut le pardonner ce jeune homme. Il n’aurait sûrement pas fait de cuisine si la guerre n’avait pas éclaté.

http://www.famille-castanie.net/histoires-famille/correspondance-albin-revel/samedi-18-decembre-1915

Parution du Rire rouge

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http://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/rire_rouge1915/0598

N

ob_8a068c_lavergne-053-rue-universite-magasin-i18 décembre 1915
Mon cher camarade,
tu excuseras mon retard pour te faire réponse. Depuis ton départ, nous n’avons pas eu une minute à nous.
Le bataillon, à sa sortie des tranchées était éparpillé un peu partout.
Un compagnie à Montchenot, deux à Verzenay, une à Rilly.
Moi et François avons passé 3 jours de suite à Mailly, impossible de te voir. Nous avons bien regretté.
Maintenant, tout le bataillon est ici.
A part çà, rien de nouveau, sauf que tous les matins, François ne peut plus dire « allons Minault lève-toi », et c’est moi qui supporte tout.
Malgré cela, de temps en temps, nous buvons une coupe de champagne à ta santé car il ne se passent pas de jours sans qu’il soit question de toi.
Au revoir, mon vieux camarade, et crois dans la sincérité d’un ami qui ne t’oubliera jamais.
(signature illisible)

PS: François t’écrira demain car aujourd’hui, il a « la gueule de bois », il te souhaite bien le bonjour, à bientôt de tes nouvelles.

http://www.reims14-18.com/2014/10/reims-14-18-nous-buvons-une-coupe-de-champagne-a-ta-sante.html

La grande guerre en dessin

flameng_souchezEn Artois la nuit, la relève s’est faite sans encombre sous la pluie. Pendant la traversée de Souchez, quelques obus. On a envie de dire : Pouce! ce n’est plus du jeu (…) Le clair de lune éclaire étrangement l’extraordinaire cortège de ces hommes bizarrement harnachés qui sortent de l’enfer : exténués, brisés de fatigue et d’émotion, voûtés, les jambes à demi pliées, les poilus avancent lentement; peu ont la force de parler, beaucoup sommeillent en marchant.

Dessin de François Flameng

http://www.dessins1418.fr/wordpress/portfolio/souchez/

Ecrivain mort à la guerre

ALEXANDRE MARY – 1884 – 18 décembre 1915 d’une tuberculose.

Lettre du front

Le 18 décembre 1915,

Monsieur Vattan,

Je suis depuis mon retour de permission toujours dans la même région, ce qui m’a valu du reste de faire hier une rencontre tout à fait inattendue. J’ai retrouvé ici Valiquet qui venait d’arriver depuis trois jours. Il m’a mis au courant de la mort de Dorison, ce qui m’a beaucoup affecté, étant lié à lui par une solide amitié. […]
Vie calme ici et sans changement. Toujours avec l’espoir de la victoire prochaine. Je vous présente, Monsieur, mes respectueuses salutations.

A. Giret

http://www.societegenerale.com/fr/connaitre-notre-entreprise/identite/150-ans-d-histoire/l-esprit-d-equipe/sur-le-sentier-de-la-Grande-Guerre-lettres-du-front-1

Rééducation des soldats aveugles

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18 décembre 1915, la rééducation des soldats aveugles à l’hôpital des Quinze-Vingt Un

http://itinerairesdecitoyennete.org/journees/11_nov/documents/Grande-Guerre-Paris-Fiche-05-se-soigner.pdf

 

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