532/journal du 17 janvier 1916: « Il y a un sanglier près de la ferme »

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du lundi 17 janvier 1916

En Belgique, notre artillerie, de concert avec l’artillerie britannique a causé de graves dégâts aux tranchées ennemies de la région d’Hetsas et provoqué deux fortes explosions dans les lignes allemandes.
Nos batteries ont opéré sur les abords de la route de lille (sud du Thelus) et fait sauter un dépôt de munitions. A la cote 119 (nord-est de Neuville-Saint-Vaast), une du nos mines a détruit un petit poste allemand.
Lutte de bombes et de grenades dans l’Argonne (Vauquois).
En Lorraine, notre feu a dispersé un rassemblement ennemi au nord-est de Badonviller.
La lutte a repris avec plus d’intensité sur le front italien. Par contre, l’accalmie continue sur le front russe.
Les Anglais ont remporté un nouveau succès sur les Turcs en Mésopotamie.
Une partie de la presse suisse attaque le généralissime helvétique, général Wille, à propos de l’affaire des deux inculpés d’espionnage.
Le gouvernement serbe et les ministres alliés accrédités auprès de lui sont arrivés à Brindisi.
Les Italiens repoussent près de Goritz une violente contre-attaque autrichienne.

 

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier16.html

Michel TESSIOT, d’Annoix, s’évade de Münster

En 1915, Michel TESSIOT, d’Annoix, est adjudant au 20e Bataillon de Chasseurs. Au mois d’octobre 1915, à Givenchy (sans doute Givenchy-en-Gohelle, Pas-de-Calais), il est fait prisonnier. Il est envoyé en Allemagne, au camp de Münster (Westphalie, actuellement Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie). Dès le début de sa captivité, il songe à s’évader et se prépare en conséquence, avec un sergent-major du 26régiment d’infanterie. Le 17 janvier 1916, à l’occasion d’une corvée à l’extérieur du camp, ils saisissent leur chance et s’enfuient en direction de la Hollande.

http://www.archives18.fr/article.php?laref=644

« Il y a un sanglier près de la ferme »

notes de Théode BONVALLET

Lundi 17 janvier 1916 :

Ce matin réveil sensationnel : il y a un sanglier près de la ferme. Je me lève précipitamment et, en effet, un beau sanglier se promène seul. Un artilleur tire dessus à moins de 100 mètres mais il le manque et l’animal s’enfuit. De toute la journée je trace de nouveaux boyaux et le soir vers 15 h 45 comme le temps se met au vilain, je rentre. Le soir, je mange du garenne que l’on avait pris dans la matinée. Il y a beaucoup de gibiers de toutes sortes, surtout de nombreuses perdrix. Vers 13 heures il y eut une attaque allemande car les canons tonnèrent de part et d’autre et surtout après les mitrailleuses. Les avions survolèrent nos lignes tout l’après-midi et les saucisses se levèrent. Je me couchais de bonne heure car ayant fait du chemin j’étais fatigué. La nourriture est très bonne et variée. Ainsi hier du bœuf, aujourd’hui du mouton, demain du lard et toute cette viande est de premier choix. Seulement au lieu de toucher deux quarts de vin on ne nous en donne qu’un quart et demi. Il n’y a pas à se plaindre nous sommes biens et la somme de travail qu’on nous demande n’est pas bien grande.

http://ravenel.oise.free.fr/documents/journal%20d’un%20poilu%20(9).pdf

Les Juifs russes à Paris durant la guerre

Léon Daudet dans L’Action française du 17 janvier 1916 estime qu’une commission « en un tel domaine et en temps de guerre, est parfaite pour éparpiller les responsabilités de l’inaction, mais complètement inefficace quant à l’action ». La Libre Parole du 19 janvier considère la commission comme un simulacre et Durkheim comme un espion allemand. Le 24 mars, le sénateur Gaudin de Villaine attaque le sociologue, issu « d’une lignée étrangère », alors que ce dernier vient de perdre son fils unique en Serbie.

https://www.cairn.info/revue-archives-juives-2001-2-page-43.htm

Anna jeune épouse et amoureuse

7fcc48d22804dbbe9b66b607d51389d4-1428061846Après midi [me suis] apprêtée vite pour lui donner à son passage quelque tarte, gosette, avisance, viande, tartine, œufs, sardine, chocolat, vin, eau de vie, figue, pain d’épice. » (17 janvier 1916)

« Je pars pour la gare [à] 8½ h, [suis] restée jusqu’au train [de] 2h36, terrible moment [que] l’arrivée du train, 10 minutes d’arrêt, baisers d’adieu, et le train part, de retour [suis allée] prier Dieu à l’église qu’il le protège. » (18 janvier 1916)

https://www.rtbf.be/14-18/portraits/detail_le-quotidien-d-anna-dermine-pendant-la-grande-guerre-son-journal?id=8329205

LA CARTE DU JOUR

17 01 1916
Des allemands quelque part en France. Photo- Carte fournie par Jean Hugues Crétin de Reims

 

 

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