533/journal du 18 janvier 1916: la dernière lettre de Guillaume Apollinaire à Madeleine

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du mardi 18 janvier 1916 à travers Le Miroir

En Belgique, entre Westende et Middelkerke, notre artillerie à longue portée a tiré sur un rassemblement ennemi qui a subi des pertes appréciables.
Deux avions ennemis visant Dunkerque ont été canonnés par nous et contraints de faire demi-tour. Ils ont lancé quatre bombes sur les dunes sans aucun résultat.
Entre Somme et Aisne, nous avons canonné les tranchées allemandes d’Herbécourt et de Moulin-sous-Touvent.
Au nord de l’Aisne, nous avons, par notre feu d’artillerie, causé de sérieux dommages aux organisations ennemies du plateau Vauclerc et de la ferme du Choléra (nord-ouest de Berry-au-Bac).
Sur les Hauts-de-Meuse, nous avons bombardé à longue portée des entrepôts allemands près de Conflans-en-Jarnisy (sud de Briey).
Les Anglais ont encore avancé en Mésopotamie on ils espèrent délivrer prochainement le général Townshend.
Le roi du Montenegro a conclu un armistice avec l’Autriche. Cet armistice comporte la reddition de l’armée monténégrine.
Le général Sarrail commandera en chef les forces alliées à Salonique.
Le ministre des Finances d’Allemagne, M. Helfferich, a déclaré qu’il serait difficile à l’empire d’aller financièrement jusqu’au bout.
L’Angleterre va resserrer le blocus contre l’Allemagne et le signifier régulièrement aux neutres.

Les écoliers mettent un masque à gaz

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Ecole de la rue… (Libergier ?) Dans la cour, élèves munis du masque contre les gaz, 11 janvier 1916

La dernière lettre de Guillaume Apollinaire à Madeleine

La dernière lettre à son « petit Lou tout adoré » est datée du 18 janvier 1916. Elle se termine par ces mots : « Enfin je m’en tire pour l’instant sans dégâts c’est pas mal après tout. » On mesure l’ironie involontaire… Lassé d’espérer la résurrection d’une passion mort-née, déçu de recevoir si peu de lettres en retour, « Gui », qui s’est fiancé à Madeleine, tourne la page. Ces Lettres à Lou confirment que les peines de coeur sont une chance pour l’histoire littéraire lorsque les épines se transforment en de telles brassées de roses.

http://www.lexpress.fr/culture/livre/lettres-a-lou_927479.html

LA CARTE DU JOUR

18 01 1916
Photo carte fournie par Jean Hugues Crétin, de Reims

 

 

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