535/journal de la grande guerre: 20 janvier 1916

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du jeudi 20 janvier 1916 à travers Le Miroir

Au sud de la Somme, (secteur de Lilions), notre tir a détruit un blockhaus ennemi.
Entre Soissons et Reims, nos canons de tranchées ont causé des dégâts sérieux aux ouvrages ennemis de la région d’Ailles (ouest de Craonne).
En Argonne (région de Courtes-Chausses), nous avons canonné des troupes en mouvement.
En Lorraine, nous avons effectué un tir sur un groupe de maisons occupées par l’ennemi près d’Alincourt (ouest de Château-Salins). Deux appareils allemands ayant jeté des bombes sur Nancy, une escadrille française a été aussitôt bombarder les gares de Metz et d’Arnanville, où des bâtiments ont été détruits. 22 obus ont été lancés.
Action d’artillerie sur tout le front belge.
Les Italiens, par une série de contre-attaques, ont récupéré autour de Goritz toutes les tranchées précédemment perdues.
Les négociations sont rompues entre le roi du Monténégro et l’Autriche, le cabinet de Vienne ayant formulé des conditions exorbitantes.
M. Briand s’est rendu à Londres ainsi que l’amiral Lacaze et M. Sembat, pour conférer avec les ministres anglais.

 

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier16.html

Courrier de Marguerite Genès

Je n’aurais pas cru les hommes aussi mauvais qu’ils le sont. Je comprends maintenant les mots de Jésus : « Mon royaume n’est pas de ce monde. »

Une malédiction pèse sur l’homme. Sans cela, agirait-il toujours comme il le fait contre ses véritables intérêts, c’est-à-dire contre la justice et la charité, contre la loi divine et humaine ?

« Parce qu’il sait, l’hom[me] échappe au froid, à la faim, aux terreurs superstitieuses, aux esclavages moraux économiques et politiques. S’il les subit encore en partie, cela vient de ce qu’en tous ces ordres de choses, son ignorance n’est point complètement dissipée, de ce que le savoir est très inégalement réparti entre les individus, de ce qu’enfin tous n’ont pas encore assez étudié ou assez réfléchi pour comprendre que le bien particulier en harmonie, avec le bien général, repose sur la meilleure justice et la plus grande somme de vertu possible. »

http://14-18.brive.fr/2015/01/20/

Parution de la baïonnette

29

http://labaionnette.free.fr/1916/b029.htm

Carnets de Campagne de Jacques Mechelynck-Masson

Jeudi 20 janvier 1916.

Bien que ce ne soit pas mon tour, c’est moi qui vais le premier aux tranchées. Départ à deux heures de l’après-midi. Nous traversons Loo dans toute sa longueur. La pauvre ville est dans un état lamentable. Seule la rue où se trouve la vieille porte est à peu près entière. Nous traversons Nieucappelle. À un moment donné, avec la route que nous suivons, le délégué du 6emontre « Voyez-vous, là, à 200 m., cette voiture près de cette maison ?… Eh bien, là se trouve la première ligne ». Et effectivement, bien qu’il fasse encore jour, nous arrivons avec nos caissons à la ligne de feu. Que serait-il arrivé si nous avions fait cela à Dixmude ! Ici, des vaches paissent dans les prairies, des pékins se promènent dans les tranchées, il y a même une boutique installée dans une villa, à 20 m. de la ligne. On y montre, comme une chose extraordinaire, une trace de balle dans le mur.

Mon emplacement est, paraît-il, le meilleur de toute la ligne. Les pièces sont dans un abri en béton armé extrêmement solide. Derrière cet abri se trouve le poste de combat du chef de section.

La suite sur http://www.1914-1918.be/2_mechelynck_carnet_16-19.ph

LA CARTE PHOTO DU JOUR

20 01 1916
Carte photo de soldats allemands fournie par Jean Hugues Crétin, de Reims
Publicités