506/Journal de la grande guerre: 22 décembre 1915

Carnets du rémois Paul Hess (extrais)

Aujourd’hui, « Le Courrier de la Champagne » a un article, en chronique locale, de deux colonnes supprimées par la censure, qui n’en a même pas laissé le titre, ainsi que cela est arrivé quelquefois.

La guerre au jour le jour à travers Le Miroir

Le mauvais temps qui sévit généralement a gêné les opérations.
En Belgique et entre Soissons et Reims, nous avons bombardé des tranchées et dispersé des convois ennemis.
En Champagne, nous canonnons les ouvrages allemands de la butte du Mesnil.
Nous avons opéré un tir de destruction efficace sur un saillant du Haut-de-Rieupt, près de Pont-à-Mousson.
A l’Hartmannswillerkopf (Vosges d’Alsace), après une bonne préparation d’artillerie, nous avons déclanché une attaque d’infanterie. Nous avons occupé une bonne partie des ouvrages ennemis et fait des prisonniers.
Les Belges ont détruit par leurs obus un blockhaus construit dans la digue même de l’Yser. Ils ont atteint les cantonnements d’Eessen et de Clercken.
M. Asquith a annoncé aux Communes le rembarquement des troupes anglaises de Suvla (presqu’île de Gallipoli). Il n’y a eu que trois blessés.
Les élections grecques ont été un succés pour M. Venizelos, qui avait recommandé l’abstention. Un tiers seulement des électeurs ont voté. L’Allemagne et l’Autriche ont adressé des réponses évasives à la Grèce, qui leur demandait d’interdire aux Bulgares d’entrer sur son territoire. La Bulgarie elle-même menace le cabinet d’Athènes.
Prévoyant la rupture, les consuls austro-hongrois en Amérique se préparent à partir.
M. Asquith a demandé au Parlement anglais d’autoriser la levée supplémentaire d’un million d’hommes. Après un discours favorable d’un député ouvrier et un discours contraire du député irlandais Redmond, il a obtenu gain de cause.
Une flotte russe a bombardé le port de Varna, sur la mer Noire.
Le Reichstag a adopté les crédits de guerre de 12 milliards et demi. La minorité socialiste a voté contre.

Moissons en état d’urgence

Le 22 décembre 1915, sont créées les commissions départementales de la main-d’œuvre agricole. Le ministre de la Guerre délègue alors ses pouvoirs en matière agricole aux généraux des régions, assistés d’une commission départementale.

LA CARTE POSTALE DU JOUR

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