509/Journal de la grande guerre: 25 décembre 1915

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Deuxième fête de Noël passée tristement à Reims, dont l’aspect est de plus en plus désolé. Bombardement vers le dépôt du chemin de fer. De 450 à 500 obus tombent l’un après l’autre, à intervalles réguliers, dans les parages de la rue de Brimontel.

Journal du 25 décembre 1915 à travers Le Miroir

Lutte d’artillerie très vive en Belgique; notre feu a dispersé de l’infanterie allemande qui se rassemblait dans les tranchées et les boyaux de la région de Lombaertzyde.
Nos batteries ont démoli un ouvrage allemand, entre Somme et Oise, à l’ouest de Lassigny, et endommagé la tour Roland.
Sur la rive sud de l’Aisne, près de Berry-au-Bac, nous avons fait jouer deux camouflets qui ont bouleversé les travaux de l’ennemi.
A l’Hartmannswillerkopf, l’ennemi après un violent bombardement, a prononcé une attaque sur tout le front de nos positions conquises entre le sommet et les abords de Wattwiller. Il a été partout repoussé.
Pas de changement sur le front balkanique. Les travaux de fortification se poursuivent autour de Salonique. La frontière grecque n’a pas encore été franchie par nos adversaires.
Aux Dardanelles, notre artillerie lourde a contrebattu les positions ennemies.
Les Italiens ont procédé à un bombardement intense dans la région de Tolmino.
M. Gounaris se montre peu pressé de reprendre le pouvoir à Athènes. On parle d’une démobilisation partielle de l’armée grecque.

Journée du Poilu

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Guerre 1914-1918. « Pour nos Poilus, s’il vous plaît!’. La Journée du Poilu à Paris, le 25 décembre 1915. Photographie parue dans le journal « Excelsior » du dimanche 26 décembre 1915.

© Wackernie / Excelsior – L’Equipe / Roger-Viollet

« Nous avons beaucoup bombardé les boches »

25 décembre 1915 J’ai veillé jusqu’à 9 heures. On a chanté un peu, nous avons beaucoup bombardé les boches, cela n’était plus qu’une lueur. On nous a relevé le soir à 18h, nous avons chanté tout le long du chemin. En arrivant, un rôti nous attendait ainsi que du vin. –

 

Noël 1915: Ernest REPESSÉ  (147 ème RI) note à la date des 24-25 décembre 1915

Souilly

A 7 h 30, je suis appelé par un cycliste pour aller chez le Capitaine PERONNE afin de lui poser des ventouses. J’y vais par une pluie battante. On parle de famille et de différentes choses. Je rentre à 8 h 30. Je reçois une lettre de ma mère qui me dit avoir eu la visite du cycliste ARTIEL le 21 au matin et que ma lettre du 18 décembre a été contrôler par les autorités militaires. Reçu une lettre également de Paul LANDOIS qui me dit que tout va bien à Carignan et que mon imprimerie est intacte.

Cet après-midi, LANCELOT, PALISSE et NOILLETAS vont répéter leur chant à l’église pour la messe de minuit. Réveillonnons ensemble, à minuit, nous allons à la messe et nous nous couchons.

http://147ri.canalblog.com/archives/2011/12/25/22872517.html

 

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