510/journal de la grande guerre: 26 décembre 1915

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Bombardement aux mêmes endroits qu’hier

Journée du 26 décembre à travers Le Miroir

L’artillerie a été très active en Belgique, de part et d’autre, dans la région de Lombaertzyde.
En Artois, nous avons canonné avec succès les ouvrages allemands au sud d’Angres et dans la région d’Arras.
Nous avons dispersé un convoi ennemi en Champagne, sur la route de Tahure à Somme-Py.
Duel d’artillerie dans les Vosges. L’ennemi a bombardé vainement nos positions sur le front de Hirzstein et sur les pentes nord de l’Hartmannswillerkopf.
Le communiqué belge annonce que nos alliés ont exécuté des tirs de démolition sur les travaux allemands de Vicogne et sur un ouvrage important de Dixmude.
Le général de Castelnau, major général de l’armée, a visité Salonique où il a conféré avec le général Sarrail et son collègue britannique, sir Bryan Mahon.
Une scène violente s’est produite à la Chambre roumaine entre M. Thomas Jouesco et M. Baltejearis.

Des avions autrichiens ont jeté quatre bombes sur Scutari d’Albanie, tuant cinq personnes et en blessant seize autres.
L’artillerie russe a opéré avec succès dans le secteur de Riga.
Les Italiens ont repoussé des attaques près de Goritz et sur le Carso.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/decembre15.html

Petits arrangements durant la guerre

Abdelaziz Ibn Sa’ud conclut un traité avec la Grande-Bretagne. Il obtient la reconnaissance de ses possessions, la protection britannique, des livraisons d’armes et d’argent. Il ne prend aucun engagement en vue d’un soulèvement contre les Ottomans mais promet de respecter les territoires sous protection britannique. Ce traité permet à l’émir du Nedjd de rester en dehors du conflit, de renforcer son autorité sur les tribus et de développer l’Ikhwan.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Décembre_1915

Journée du Poilu

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Carnet de route de Lucien Olivier

26 décembre

Encore un très triste dimanche. Nous n’avons pu sortir de toute la journée rien qu’après la soupe du soir. Tout le jour des rassemblements pour toucher plaque d’identité, écusson, paquets de pansements, 2 paires de bons godillots, puis au soir les outils portatifs, j’ai une pioche et son manche. Il y a par escouade (pioches, pelles, haches, serpes, une scie, un marteau, un poinçon). Ce soir à la lueur d’une bougie nous avons monté le sac. Ce qu’il est lourd et pourtant demain nous devons encore toucher un campement pour chacun avec les vivres de réserve. Enfin, on le comprend car tout est arrimé dedans ou dessus (habits, vivres, outils). Et dire que nous aurons encore 90 cartouches avec le mousqueton. Quel paquet ! Heureusement que les poilus de la classe 16 sont des hommes (quoique sans moustaches) et que rien ne les effraie ni les arrête. Il paraît que nous partons mardi mais ce n’est pas encore sûr. Demain, rassemblement en tenue de campagne à 8 heures, probablement quelque revue.

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