513/journal du 29 décembre 1915: Une loi pour créer des sépultures perpétuelles pour les soldats

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Une loi pour des  sépultures perpétuelles pour les soldats

Longtemps, les simples soldats morts sur les champs de bataille n’eurent pour dernière demeure que les fosses communes. C’est seulement à la fin du XIXe siècle qu’une attention est apportée à la sépulture des hommes tombés au champ d’honneur. La législation relative à l’entretien des sépultures de guerre françaises trouve sa source dans l’article 16 du Traité de Francfort (1871) : « les anciens belligérants s’engagent à entretenir les tombes des militaires enterrés sur leur territoire respectif ».

Il faut cependant attendre la Première Guerre mondiale pour que les combattants français, désormais munis d’une plaque d’identité, soient inhumés en tombes individuelles. La loi du 2 juillet 1915 crée la mention « Mort pour la France », réservée aux militaires morts en temps de guerre, puis la loi du 29 décembre 1915 institue la sépulture perpétuelle aux frais de l’Etat au profit des militaires morts pour la France en activité de service au cours d’opérations de guerre. Au terme de la Grande Guerre, conformément à ce principe, l’administration militaire crée, sur les anciens champs de bataille, des cimetières de regroupement ou restitue les corps de ces soldats « morts pour la France » aux familles qui en formulent le vœu.

http://centenaire.org/sites/default/files/references-files/les_sepultures_de_guerre_-_guide_.pdf

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000000509240&categorieLien=id

http://expositionvirtuelle.memoire1418.org/dossiers-pedagogiques/fiches-professeurs/des-corps-deplaces-la-gestion-des-corps.html

Les « munitionnettes » au travail dans les usines

f1Sur France info (photo en tête source Gallica. Bnf)

L’embauche dans les usines Renault de Boulogne-Billancourt a changé de visagedepuis le début de la guerre. Les femmes qui ne représentaient que 7% du total de l’effectif en 1914 représentent un travailleur sur 5 en moyenne en 1915.

Vêtues de longues robes noires ou blanches, elles sont surtout utilisées pour fabriquer des obus. Et le front en a plus que besoin, alors que les cadences de fabrication allemandes sont plus élevées au début de la guerre. Il a fallu réquisitionner d’urgence à cet effet l’usine Renault le 8 août 1914. La guerre est déjà commencée et les troupes françaises connaissent leurs premières difficultés, et premières boucheries. Le ministre de la Guerre décide d’abandonner le monopole de fabrication de l’Etat, exercé dans les arsenaux et dans les firmes du Creusot et de Saint-Chamond.

Le gouvernement fait appel aux femmes dès le 7 août 1914. Mais c’est seulement pour remplacer les hommes aux champs. C’est à l’automne 1915 que les choses se précipitent, avec des circulaires qui invitent les industriels à employer des femmes partout où c’est possible. De nombreux travailleurs coloniaux seront aussi placés dans les ateliers…

http://www.franceinfo.fr/emission/france-info-y-etait/2013-2014/29-decembre-1915-les-munitionnettes-au-travail-dans-les-usines-12-29-2013-02-00

Journal de guerre du 29 décembre 1915 à travers Le Miroir

Notre artillerie, en Belgique, fait sauter un dépôt de munitions en face de Steenstraete.
En Artois, nous avons bombardé la gare de Lens et le secteur d’Angres.
Près de Reims, un tir de nos batteries, dirigé sur les ouvrages ennemis à l’ouest de Prunay, a provoqué un grand incendie.
En Lorraine, nous avons canonné avec succès les ouvrages de Domèvre et de Bréménil.
Lutte d’artillerie dans les Vosges, entre la Plaine et le Bonhomme.
Nous avons pris quelques tranchées nouvelles à l’Hartmannswillerkopf, entre le Rehfelsen et le Hirzstein. Nous avons capturé un officier et une centaine d’hommes.
Les batteries belges ont détruit un blockhaus près de Dixmude.
Des combats d’avant-postes ont eu lieu dans le secteur nord du front russe.
Une patrouille d’alpins autrichiens a été ensevelie par une avalanche, dans la région de Tonale.
Le cabinet anglais a tenu deux conseils pour examiner la question de la conscription. Des divergences de vues se sont manifestées et l’on a même parlé d’une crise éventuelle.
Les Bulgares ont pris El Bassan, en Albanie.
Le général anglais Townshend a remporté un succés sur une division turque en Mésopotamie.
Une révolution a éclaté dans la Chine du Sud contre Yuan-Chi-Kaï qui veut se proclamer empereur.
La tension s’accroît à nouveau entre Autriche et Amérique.

Le recours au gaz à Ypres croqué par Forain

XVM376de138-39c7-11e4-8abb-bb57303f7d43DESSIN FORAIN (2/5) – Le 22 avril 1915 des gaz asphyxiants furent lâchés par les Allemands lors de la bataille d’Ypres. Le dessin de Jean-Louis Forain publié dans Le Figaro du 29 décembre 1915 dénonce cette nouvelle arme terrifiante…
Le 22 avril 1915, lors de la deuxième bataille d’Ypres, l’armée allemande utilise pour la première fois le gaz chlorique.
Cette journée se solde par la mort de 5.000 soldats français et 15.000 intoxiqués. L’Allemagne a fait usage des gaz asphyxiants alors qu’elle a adhéré à la convention de la Haye du 29 juillet 1899 qui les interdit.
Même si tous les pays sont unanimes pour condamner cette utilisation des gaz, cette première attaque va être suivie. En mai 1915, les Anglais emploient les gaz et les Français les utilisent lors de la bataille de Champagne en septembre 1915.
Mais le gaz chlorique n’est pas sans défauts et limite son utilisation: son odeur et sa couleur verdâtre facilement reconnaissable, et son transport dans des bombonnes ne pouvant être ouvertes que si les conditions climatiques le permettent.

Le sous-marin Monge coulé

monge_2Dans la nuit du 28 au 29 décembre 1915, le sous-marin « Monge » navigue en surface au large de Cattaro lorsqu’un groupe de bâtiments ennemis est aperçu à quelques milles. Le commandant Roland Morillot donne l’ordre de plonger. Il se prépare à attaquer lorsque le « Monge » est abordé par le croiseur autrichien « Helgoland » courant à 20 nœuds. Les avaries subies, ne permettant plus de tenir la plongée, le sous-marin coule rapidement. Les plombs de sécurité sont largués et le « Monge » revient en surface avec une très forte pointe. Pris aussitôt sous le feu de l’ennemi, Morillot tente une seconde fois de lui échapper par la plongée, mais en vain. L’évacuation se fait par ordre, au moyen du panneau avant qui seul émerge. L’enseigne de vaisseau Pierre Appell, second du bord, sort l’avant dernier. Le commandant sombre avec son bâtiment.
voir aussi:

Loi relative à l’incorporation

 Arrêté du 29 décembre 1915 relatif à l’incorporation des classes de l’armée active et de la réserve de l’armée active ; aux engagements volontaires des français et des indigènes, et à la mise en sursis d’appel de la territoriale et de la réserve de l’armée territoriale

Combats du Hartmannswillerskopf

Le 29 décembre, une contre-attaque des Garde-Jäger, destinée à libérer les soldats encerclés et à reconquérir la montagne, échoue. Le général français Marcel Serret, commandant en chef de la 66e division d’infanterie, est touché à la cuisse par un éclat d’obus. Il est amputé le jour suivant et meurt des suites de sa blessure le 6 janvier suivant.

 Le 30 décembre, le bataillon des Garde-Jäger parvient à reprendre les positions perdues autour du Rehfelsen inférieur et à libérer les hommes du R.I.R. 74, épuisés après deux jours de combats sans ravitaillement. Les jours suivants, de violents combats font rage quotidiennement pour quelques mètres de terrain. Les duels d’artillerie et de corps à corps se suivent.

http://artois1418.skyrock.com/3201552627-COMBATS-DU-HARTMANNSWILLERSKOPF-COMBATS-DU-22-DECEMBRE-1915.html

 

 

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