521/journal du 6 janvier 1916: quatre années sur le Front: 6 janvier à Sarcy (51)

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Dans l’après-midi, à l’hôtel de ville, il est procédé à la distribution au personnel, de masques devant préserver des effets des gaz asphyxiants.

Les habitants devront s’en munir dans les commissariats de police, les jours suivants.

La charité du poilu (le petit journal du 6 janvier 1916)

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http://dieppe.et.sa.region.free.fr/DESSIN%20ET%20PHOTOS%20DE%20PRESSE%201914%20-%201918/imgcol/_00025.htm

Journal du jeudi 6 janvier 1916

Entre Soissons et Reims, nous avons canonné les batteries adverses et causé des dégâts importants aux ouvrages ennemis de la région au nord-est de Vailly.
En Champagne, après un violent bombardement, les Allemands ont prononcé une attaque entre la cote 193 et la butte de Tahure. Ils ont été repoussés. Nos tirs de destruction ont bouleversé les tranchées allemandes et provoqué l’explosion de dépôts de munitions.
Sur le front Belge, bombardement dans les secteurs de Mancappelle et de Steenstraete.
L’avance russe est confirmée autour de Czernovitz, en Bukovine, où la lutte a pris un caractère de particulier acharnement.
Bombardement sur le front italien. Nos avions ont jeté des obus sur les hangars de Guevgeli, à la frontière serbe.
La presse allemande et la presse bulgare prennent un ton comminatoire vis-à-vis de la Grèce.
M. Asquith, premier ministre d’Angleterre, a déposé aux communes le projet de service obligatoire qu’il a chaleureusement défendu.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier16.html

Service militaire obligatoire en Angleterre

En Angleterre, la Chambre des Communes vote, en première lecture, le service militaire obligatoire.

Quatre années sur le Front: 6 janvier à Sarcy (51)

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La suite sur:  https://books.google.fr/books?id=fnfEexbC8K8C&pg=PA109&lpg=PA109&dq=6+janvier+1916&source=bl&ots=IWjudkUD2T&sig=Ouq4USbYMmzXQ1I9RUnRKZgy60E&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwiN16uKm97JAhVFsxQKHfXIBHE4MhDoAQg1MAU#v=onepage&q=6%20janvier%201916&f=false

Les mutilations volontaires

«Jeudi 6 janvier 1916. A Krüth. Vu un blessé suspect d’abcès provoqué par injection de pétrole, et donné directives.»
«Dimanche 9 janvier 1916. (Amb. 2/58) Krüth. Examen du soldat Glé du 213e d’Infanterie inculpé de mutilation volontaire. Je conclus au rejet de cette inculpation.»
«Samedi 15 janvier 1916. A Krüth (2/58). Je fais rectifier un rapport de mutilation volontaire, inexactement dressé.»
«Jeudi 20 janvier 1916. A Krüth (2/58). Directives données au sujet de la conduite à suivre en cas de mutilation volontaire d’abcès par injection de pétrole.»

Parution de la baïonnette

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L’écroulement du tsarisme; où l’on parle de Lénine

Le jeudi 6 janvier 1916 apparaît, dans le « journal », le nom de Lénine. Celui-ci, réfugié en Suisse, venait de développer, au congrès de Zimmerwald, son programme d’action révolutionnaire, alors que le congrès était présidé par le député travailliste Kerensky. Il semblait vraisemblable que, le moral des troupes déclinant avec rapidité, la Russie, dans un avenir plus ou moins proche, devrait répudier ses alliances et faire séparément la paix. Si cette paix était négociée par le gouvernement impérial, ce serait une paix monarchique. Il fallait, à tout prix, que ce fût une paix démocratique et socialiste. Kerensky aurait clos le débat par cette conclusion pratique : « Aussitôt que nous verrons venir la crise finale de la guerre, nous devrons renverser le tsarisme, prendre nous-mêmes le pouvoir et installer une dictature socialiste. »

Tombe de deux soldats fusillés par les allemands à Sains Richemont (Aisne)

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Tombe de 2 soldats fusillés par les Allemands le 6 janvier 1916, à Sains Richemont -Hussard DUROCHER (GOUT) du 2° Régiment de Hussards et Soldat RESTOUX Victor du 136° Régiment d’Infanterie

Dans le vif des combats (en Argonne)

 Charles Delvert, 6 Janvier 1916, Braux-Sainte-Cohière , Marne

« On nous a fait déménager ce matin à 5 heures de Dommartin-s.-Hans pour venir ici – d’où il nous faudra partir demain à 15 heures pour les tranchées.
Voilà un repos bien compris. On voit bien que ces messieurs de l’Etat-Major ne vont pas prendre les tranchées.
Comme cantonnement, rien de prévu. Des baraquements dont la couverture n’est même pas finie. Comme lit, la terre, cette terre grasse, ruisselante d’eau. »

Histoire d’une compagnie, 1916

Le journal d’Ernest Gauthier

 Jeudi 6 janvier 1916.-Ce matin, des Boches sont venus voler des fraises dans le jardin de la voisine. Elle les a vus, mais elle n’a rien pu faire pour les en empêcher. Elle attendait ses fraises depuis si longtemps ! Quel gâchis ! Ils ne se sont pas gênés, ils ont pris les plus grosses, les plus mûres. Il ne reste plus que deux fraises. La pauvre ! Elle était tellement en colère. Il paraît que son mari et ses deux fils sont morts dans les tranchées. Moi je n’ai toujours pas de nouvelles de mon père.

http://lesaillantdesaintmihiel.fr/pages/Ernest.htm

 

 

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