522/journal du 7 janvier 1916: « Je ne crois pas à la fin de la guerre par les armes »

Carnet du Rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du vendredi 7 janvier 1916 à travers Le Miroir

En Belgique, nous avons canonné avec succès les organisations défensives de l’ennemie, notamment dans les régions de Steensstraete, Hetsas et Boesinghe.
En Artois, nos batteries ont canonné la gare de Boisleux-au-Mont (sud d’Arras), au moment du passage d’un train. Aux abords de la route de Lille, l’ennemi a fait sauter une mine dont il n’a pu occuper l’entonnoir.
Entre Oise et Aisne, nous avons pris sous notre feu des patrouilles ennemies et des travailleurs occupés à réparer les tranchées.
En Champagne, au cours d’un bombardement intense exécuté par notre artillerie sur les tranchées allemandes, au nord de la ferme Navarin, nous avons détruit tout un matériel d’attaque par les gaz. Plusieurs explosions ont eu lieu.
Les Russes ont fait 1000 prisonniers à nouveau en Galicie.
Des avions autrichiens qui menaçaient Verone ont dû renoncer à leur raid.
La France fait une avance de 10 millions à la Grèce.
Le roi de Bulgarie songe à se proclamer tsar de Macédoine.
Le congrès travailliste anglais a rejeté le service obligatoire aux deux tiers des voix, mais à la Chambre des Communes la plupart des orateurs se prononcent en faveur de ce système.

« Je ne crois pas à la fin de la guerre par les armes »

16 janvier 1916″.-Je viens de recevoir votre gentille carte et je vous remercie de vos vœux pour 1916, vœux bien réciproques car nous avons hâtes de nous retrouver et de vois se terminer cette horrible guerre qui a déjà fait tant de malheureux. ici, pas de nouvelles intéressantes ; nous occupons toujours le même secteur, assez tranquille, et comme vous, je me demande quand et comment cela va finir. Je ne crois pas à la fin de la guerre par les armes, et je ne suis pas le seul à émettre cette opinion. Alors, c’est une guerre d’usure qui commence à porter ses fruits ; la misère doit augmenter considérablement à l’intérieur, où les denrées sont hors de prix, et sur la ligne, les hommes disparaissent petit à petit ; résultat des armes, et des privations, et intempéries que nous subissons. L’espoir seul et la famille nous aident à vivre. Nous patienterons puisqu’il le faut, tout en espérant nous revoir au plus tôt et mieux que pour une misérable permission de quelques jours. Chez nous aussi on parle du 2e tour, et il se pourrait bien qu’en février j’en profite à nouveau, à moins d’un changement car il faut toujours compter sur les ordres nouveaux. En attendant, je vous renouvelle mes vœux…

La genèse des chars

  •   Le 7 janvier 1916, Joffre créée une commission d’essai mais le colonel Estienne n’en faitpas partie.
  •  Le 18 janvier 1916, Joffre reçoit de nouveau Estienne.
  • Le 26 janvier 1916, le premier prototype de char Mark est achevé en Angleterre, baptisé« Mother », la mère de tous les chars.Le 8 février 1916, le roi d’Angleterre assiste à un essai de « Mother » et « souhaite avoir une centaine d’engins de ce type ».
  •   Du 21 au 23 février 1916, les premiers essais d’engins chenillés français sont une réussite.
  •  Le 25 février 1916, la France passe commande de 400 chars Schneider CA-1. Leur livraisonest prévue dans un délai de six à sept mois.
  •   Le 26 mars 1916, le colonel Estienne apprend l’existence d’un projet concurrent au Schneider, le Saint-Chamond.

 

http://www.bhpt.org/dossiers_thematiques/guerre1418/1915/1915-T4/pieces_jointes/chars.pdf

LA CARTE POSTALE DU JOUR

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