538/journal du 23 janvier 1916: la boue dans les tranchées

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

La boue dans les tranchées

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La pluie entraîne la formation de boue dans les tranchées, empêche la circulation dans les boyaux, pénètre dans les vêtements et les chaussures. Combinée au froid, elle favorise le développement de maladies. Les parois des tranchées peuvent s’écrouler, puisqu’elles ne sont pas systématiquement étayées.

http://expos-historiques.cannes.com/a/26/la-boue-dans-les-tranchees-23-janvier-1916/

La journée du dimanche 23 janvier 1916 à travers Le Miroir

Nous avons canonné des groupes de travailleurs et des convois de ravitaillement en Belgique, en Champagne et dans les Vosges. Violentes luttes d’artillerie au nord de l’Aisne (Berry-au-Bac), en Lorraine et à la Poutroye (Vosges).
Sur le front belge, canonnade à Dixmude.
Les alliés ont avancé sensiblement au Cameroun. Les Allemands se retirant devant eux, ont pénétré sur le territoire de la Guinée espagnole.
Le roi de Grèce, dans une interview donnée a une agence américaine, se plaint vivement de la politique franco-anglaise, et s’attire d’une haute personnalité française une réponse péremptoire.
Tout est calme autour de Salonique où l’offensive de nos ennemis ne semble guère imminente.
La reine du Montenegro est arrivé à Lyon, où Nicolas ler va venir la rejoindre. C’est le général Vonkotich qui dirigera la résistance autour de Scutari. Le ministre de France à Cettigné, M. Delaroche-Vernet, est arrivé à Rome.
L’armée ottomane battue par les troupes russes du Caucase se réfugie sous les forts d’Erzeroum.
Les Allemands ont été repoussés par les Russes à Tchartorysk.
Les Italiens ont remporté un succès partiel sur le Haut Boite, dans le massif de la Tofana.
C’est devant le tribunal de la 5e division que comparaîtront les deux colonels suisses accusés d’espionnage.

La Serbie dans la grande guerre

A_travers_les_montaignes_de_lAlbanie_Photo_BarbyLa retraite de l’armée serbe au cours de l’hiver 1915-1916 est gravée dans la mémoire collective sous le nom de « Golgotha albanais » : affamés, épuisés et pas équipés pour affronter l’hiver, toujours en proie aux attaques des clans albanais hostiles, plus de deux cent mille soldats (parmi lesquels la moitié des recrues, soit 15 000 jeunes gens) et de civils reposent pour toujours dans les cols enneigés d’Albanie. Le nombre de victimes aurait été sensiblement plus élevé si les troupes serbes n’avaient pas été secourues par les forces d’Esad-pacha Toptani, qui est resté dans l’Histoire comme la « mère des Serbes ».

Au moins 10 000 soldats et civils moururent à cause du refus des autorités militaires italiennes de les évacuer à partir des ports d’Albanie du Nord, ce qui avait provoqué la marche fatale de Durazzo à Valona. Un rôle décisif dans le sauvetage de l’armée serbe fut joué par le tsar de Russie, qui avertit les forces alliées que si des navires n’étaient pas envoyés immédiatement pour évacuer les troupes serbes, la Russie se retirerait de la guerre.

Le gouvernement serbe, les membres de l’Assemblée nationale et de l’armée serbe ainsi que des civils (soit 140 000 personnes au total) furent alors évacués, principalement sur des navires français, vers l’île grecque de Corfou, occupée par les Alliés. De nombreux soldats y moururent de faim et d’épuisement. Entre le 23 janvier et le 23 mars 1916, près de 5 000 soldats serbes furent enterrés sur l’île de Vido, à proximité de Corfou, alors que plusieurs milliers de soldats furent ensevelis dans le « cimetière bleu », rendu immortel par le poète Milutin Bojić. Les civils serbes, accompagnés par une partie des forces armées (environ 12 000 hommes), furent transférés dans des colonies françaises (Bizerte), alors que les lycéens et les étudiants furent conduits dans des villes de la Côte d’Azur afin d’y poursuivre leur scolarité. L’armée serbe, forte de 115 000 hommes, fut réorganisée, réarmée et rééquipée.

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Carnet d’un poilu de 18 ans

Dimanche 23 janvier 1916 Grelin m’apprend la gaffe qu’il a faite. Que va-t-il arriver? J’arrête à la messe D. L’après-midi de 13h. à 16h grande promenade des élèves sous-officiers et des brigadiers. Nous sommes allés jusqu’à la pyramide de Valmy voir la statue de Kellermann en plein centre du champ de bataille. On a fait au moins 40 kilomètres. Demain relève; je reste.
Lundi 24 janvier 1916 La relève a eu lieu aujourd’hui. J’ai reçu un coup de pied de Pinder au genou. J’ai très bien dîné le soir.
  Mardi 25 janvier 1916 – 19 ans –
Jeudi 27 janvier 1916 L’officier me donne Pinder. Terrain varié. Vendredi 28 janvier 1916 Harang est blessé d’une balle qui après avoir traversé la cuisse a traversé le ventre. Pauvre.
Dimanche 30 janvier 1916 Relève. Je vais aux tranchées.
Lundi 31 janvier 1916 Nous avons appris la mort de notre pauvre camarade Harangaimé de tous et regretté de tous. C’était le bon garçon avec lequel je m’entendais très bien. Le soir à la tombée de la nuit, suis allé avec Guillemail chercher devant le 2ème réseau de fils de fer un journal, « Die Feld Post » laissé par un aéroplane allemand et tombé devant nos lignes. Je l’ai fait voir à l’officier, puis je le ferai voir à Dejussieu et ensuite je l’enverrai à la maison. – See more at: http://www.europeana1914-1918.eu/en/contributions/7803

 

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