542/journal de la grande guerre: 27 janvier 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

5 morts et de nombreux blessés

Anniversaire du kaiser. Dans la matinée, quelques obus sifflent.

Les collègues de la « comptabilité », qui sont maintenant réunis en popote, m’ayant invité à déjeuner, nous sommes à table dans le bureau, lorsque vers 13H1/4 un arrosage sérieux commence. Nous entendons explosions sur explosions d’arrivées, par toute la ville et les projectiles se suivent rapides. Il nous faut donc terminer avec ce dessert imprévu et vider les lieux, non sans avoir pris la précaution d’enlever précipitamment tout ce qui est nécessaire pour prendre le café, que nous allons déguster dans le petit réduit près de la salle des appariteurs.

En raison de l’heure et quoique le bombardement n’ait pas été des plus violents, -116 points de chute mentionnés dans le rapport de police- il y a des victimes dans les rues de tous côtés. Cinq tués et 25 blessés parmi la population; en outre, trois soldats tués rue de l’Union Foncière et d’assez nombreux blessés dans les cantonnements.

Paul Hess fait allusion à un article du Courrier du 25 janvier revenant sur « les fantaisies de la censure ». en France(…)

Le 27 janvier 1916: un Lausannois s’empare du drapeau du Reich

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Sous forme de carte postale, l’image de Marcel Hunziker décrochant le drapeau impérial de la façade du consulat allemand fut largement répandue. (Image: MUSÉE HISTORIQUE DE LAUSANNE)

DANS LA «FEUILLE D’AVIS DE LAUSANNE»Marcel Hunziker, employé des Magasins Bonnard, provoque un incident diplomatique avec l’Allemagne.

Pour la Feuille d’Avis de Lausanne, c’est un «incident très regrettable» qui s’est produit ce 27 janvier 1916 à Lausanne, rue Pichard, où se trouve le consulat d’Allemagne. A l’occasion de l’anniversaire de l’empereur Guillaume, le consulat arborait le drapeau impérial. «Jusqu’à midi, tout se passa en toute tranquillité, raconte le quotidien vaudois. Mais à ce moment-là, heure de la sortie des bureaux, la foule ne tarda pas à s’amasser devant le consulat et à se livrer à des commentaires variés. Survinrent des étudiants bellétriens et zofingiens, qui se mirent à chanter La Marseillaise, Roulez tambours! etc. La foule grossissant (…), des sifflets et des cris de «Enlevez-le!» se firent entendre du tous côtés.»

http://www.24heures.ch/vivre/histoire/Le-27-janvier-1916-un-Lausannois-s-empare-du-drapeau-du-Reich/story/27569594

2,3 millions d’appelés en Grande-Bretagne

La nomination d’Haig arrive à un moment critique au Royaume-Uni. Le système britannique de conscription sur la base de volontariat semble en effet atteindre ses limites. À la suite de l’échec du système dit « Derby », qui a tenté de relancer les enrôlements volontaires, Joffre décide de peser sur les Alliés lors de la conférence de Chantilly. Une première loi est finalement votée le 27 janvier 1916. Aux 3 millions de volontaires comptabilisés en 1916 viendront s’ajouter 2,3 millions d’appelés.

http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/A-l-ecoute-des-temoins/1915/Le-16-decembre-1915-Haig-remplace-French-a-la-tete-des-Forces-britanniques-en-France

Hommage au sergent Guitard dans les carrières de Confrécourt (Aisne)

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Là, un hommage rendu au sergent Guitard « tué à ce poste le 27 janvier 1916 », à l’entrée de la carrière du premier zouave. Tout au fond, une superbe chapelle à côté de laquelle s’élance un escalier. « Il fait 28 mètres. Il arrive dans mon champ, le champ de bataille. Les soldats montaient la peur au ventre, chargé comme des baudets. C’était l’enfer là-haut », note Jean-Luc Pamart.

http://soissonnais14-18.net/articles.php?lng=fr&pg=86&mnu_modecol=W

http://www.memoire-et-fortifications.fr/memoire/creutes-et-carrieres/la-carriere-du-1er-zouaves-de-confrecourt/

 

 

 

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