543/journal de la grande guerre: 28 janvier 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du vendredi 28 janvier 1916 à travers Le Miroir

Vive activité de notre artillerie sur l’ensemble du front.
En Artois (est de Neuville-Saint-Vaast), nous recapturons un à un les postes de guetteurs et les entonnoirs où l’ennemi s’était installé; nous y trouvons de nombreux cadavres d’Allemands et nous y faisons des prisonniers. L’ennemi tente vainement, par une contre-attaque, de reprendre le terrain perdu.
Au nord de l’Aisne, nous bombardons des organisations ennemies à la Ville-au-Bois.
En Argonne, lutte de mines à la Haute-Chevauchée et à Vauquois. L’ennemi subit des pertes terribles.
Par un tir à longue portée, nous dispersons un convoi ennemi au nord-ouest d’Etain.
Deux taubes ont été abattus sur le front russe. L’ennemi a procédé à un bombardement sans résultat dans le secteur de la Strypa.
Les Italiens résistent à de violentes attaques autrichiennes à Oslavia, près de Goritz.
Von Koewess est entré dans Alessio, et marche sur Durazzo. Il veut, évidemment, empêcher une partie de l’armée serbe de s’embarquer pour Corfou.
Une interpellation sur la neutralité suisse a eu lieu au grand conseil de Genève. On a reproché aux autorités militaires fédérales de montrer trop de condescendance à l’Allemagne.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier16.html

Les allemands sont chassés de Yaoundé par les troupes alliées

kamerun-12Cette date marque la prise de la ville de Yaoundé par les troupes alliées pendant la Première Guerre mondiale.

Comme vous le savez peut-être déjà, c’est pendant cette guerre que les allemands sont chassés du Cameroun par les troupes alliées (constituées notamment de la France, du Royaume-Uni et de la Belgique) qui lui commenceront à lui infliger de lourdes défaites à partir de l’année 1942.

Le Cameroun, comme beaucoup d’autres pays africains, sera le théâtre de nombreux affrontements durant cette guerre et, comme le rappelle P. Loots :« le 28 janvier 1916, les drapeaux belge et français flottaient à Yaoundé, et le Cameroun tout entier était aux mains des alliés ! Durant cette campagne, le détachement du lieutenant Bal avait été aidé par un autre détachement belge qui, sous le commandement du capitaine Marin, était responsable de la défense des voies de communications. Les deux détachements de la force publique rentrèrent à Boma le 16 avril 1916 et furent triomphalement accueillis.

https://dailyretrocmr.files.wordpress.com/2015/01/kamerun-12.jpg

Première évacuation de Courrirères (Pas de Calais)

Quant aux évacuations des habitants, elles se firent d’une façon brutale et barbare séparant quelquefois les membres d’une même famille. La première eut lieu le 28 janvier 1916 : mille habitants durent se réfugier aux environs de Valenciennes. Ils ne pouvaient prendre que 30 kilos de bagages par personne. On publia que les personnes désignées pour l’exil devaient se rendre sur la place à 5 h du soir, mais il en manqua beaucoup à l’appel. Ce que voyant, les officiers envoyèrent des soldats dans toutes les maisons des manquants et cela en pleine nuit pour les forcer à quitter leur demeure pour l’exil. Ce fut pour les barbares une nouvelle occasion de montrer leur férocité et l’on vit des pauvres gens obligés de quitter leur maison sans avoir le temps de se vêtir et de partir en chemise en en sabot, l’on vit même un soldat bousculer une mère apeurée ayant des petits enfants dont l’un était dans une voiturette, que le barbare culbuta sur le pavé, envoyant ainsi rouler le pauvre petit. Ceux qui devaient partir furent conduits à la gare où ils durent attendre jusqu’à six heures du matin et cela par un froid intense. Toute la nuit ne fut que pleurs et malédictions à l’égard des Boches. Cette date du 18 janvier 1916 resta ineffaçable dans le souvenir des Courriérois victimes ou témoins de ces scènes barbares. À leur arrivé à Valenciennes, les évacués touchèrent gratuitement leur ravitaillement et 0,30 F par personne ; plus tard ils furent envoyés en Belgique. La seconde évacuation, comprenant un millier de personnes, comme la première, se fit sur Condé et Saint-Amand. Cette fois, les habitants se soumirent à l’inévitable pour ne pas être en butte aux brutalités de la soldatesque, aussi il y eut peu d’incidents ; elle eut lieu le 30 mais 1916.

http://www.wikipasdecalais.fr/index.php?title=Conférence_du_curé_de_Courrières_sur_sa_paroisse_durant_la_Grande_Guerre

LA CARTE POSTALE DU JOUR

05041915 - copie
CARTE FOURNIE PAR JEAN-HUGUES CRÉTIN, DE REIMS

 

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