546/journal du 31 janvier 1916: l’écrivain Joseph Kessel s’engage dans l’artillerie

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du lundi 31 janvier 1916 à travers Le Miroir

En Artois, au sud du chemin de Neuville à la Folie, nous avons fait exploser une mine qui a bouleversé les galeries de l’ennemi.
Nous avons exécuté des tirs de destruction sur le centre de ravitaillement de Sallaumines, près de Lens, et sur des parcs allemands au nord de Vimy.
Au sud de la Somme, près de Dompierre, les Allemands ont attaqué nos positions. Nos tirs de barrage et notre fusillade ont, par deux fois, rejeté l’ennemi dans ses tranchées.
Entre Somme et Oise, noms avons canonné des troupes en mouvement près de Beuvraignes et de l’infanterie en marche près de Roye.
Au nord de l’Aisne (en face du Soupir), nous avons détruit un ouvrage allemand et anéanti sa garnison.
L’offensive russe se poursuit dans la région d’Erzeroum; par contre, il y a accalmie en Galicie. Les Allemands sont embourbés dans les marais de Pinsk.
Lutte d’artillerie sur tout le front italien.
Deux colonnes anglaises ont fait leur jonction en Mésopotamie.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/janvier16.html

 

 « Ma chère Marguerite »

Lundi 31 janvier 1916.-Je t’ai écrit avant hier et hier. Je t’écris encore aujourd’hui et tu auras vite compris pourquoi : il y a douze années que nous sommes mariés. Bien qu’éloignés, je tiens à passer un moment avec toi.Voilà à présent un an et demi de séparation, quelle épreuve dans notre vie et malgré tout ce que j’ai passé, souffert, et toi aussi, ce n’est pas encore fini. Est – il possible… J’aurais bien cru que dans la vie il y ait parfois de pénibles moments, mais passer par les choses actuelles, c’est bien terrible, surtout si long. Je pense que les enfants ont reçu leurs cartes. Demain je leur en enverrai encore, c’est la correspondance à présent qui nous rattache… Je n’ai rien reçu de vous hier, sauf le colis de ma mère : tu lui diras que les cotelettes étaient très bonnes. Je t’écris des tranchées, je vais bien. Tu feras mes amitiés à tous, tu embrasseras bien les enfants. Je t’envoie beaucoup de baisers.

http://static.reseaudescommunes.fr/cities/328/documents/58o977h9ruuhf3z.pdf

Baptême du feu (aérien) pour Mathurin Méheut

Capture d’écran 2016-01-12 à 10.48.36Précédé de sa réputation de dessinateur, le sergent Méheut commence à dessiner pour les besoins de l’armée, deux semaines après son arrivée. Il réalise des croquis de repérage d’artillerie et d’emplacement des Allemands dans leurs tranchées. Le 28 janvier 1916, il abandonne les tranchées pour l’état-major. Il est désormais attaché au Service Topographique du 10e corps d’armée basé à Sainte-Ménéhould. Ses missions : dépouiller et interpréter des photographies aériennes, dresser des cartes des positions ennemies. Méheut fait également du renseignement militaire. Il fera son baptême du feu de l’air et du feu aérien le 31 janvier 1916

http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lamballe/musee-mathurin-meheut-14-18-meheut-au-front-11-03-2014-10072343.php

www.musee-meheut.fr/download.php?path=/medias/documents/…pdf

L’écrivain Joseph Kessel s’engage dans l’artillerie

Le 31 janvier 1916, Joseph Kessel a dix-huit ans. Il s’engage dans l’artillerie, car l’aviation, où il veut servir, n’a pas encore acquis son statut d’arme indépendante. Il fait ses classes à Fontainebleau, devient aspirant et, s’étant porté volontaire, rejoint l’escadrille 39 où il découvrira vraiment la guerre dont il rêve, la guerre menée par ce qu’il appellera lui-même « la cavalerie de l’azur, de la tempête et des nuages ».

Un jeune officier de vingt-trois ans — l’âge de Guynemer — le capitaine Vachon, commande l’escadrille 39. Il porte non seulement l’admirable prénom de Thélis, mais il le porte bien. Il tombera très vite au combat. Mais il ressuscitera, en devenant, quelques années plus tard, le capitaine Thélis de L’Équipage.

L’aspirant Kessel vole aussitôt comme observateur. Et, dans la solidarité de chaque instant qui l’unit au pilote, comme dans la vie quotidienne de l’escadrille, le voici définitivement touché par cette grâce de l’amitié qui illuminera son existence.

http://www.academie-francaise.fr/discours-de-reception-de-michel-droit

LA CARTE POSTALE DU JOUR

31 01 1916

 

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