547/journal du 1 février 1916: Verdun pas prête à une offensive allemande

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du mardi 1 février 1916 à travers Le Miroir

En Belgique, nous avons dirigé un tir efficace sur les organisations ennemies du pont de Steenstraete : la culée du pont a été endommagée.
Au nord d’Arras (sud-ouest de la cote 140), deux attaques à la grenade ont échoué.
Au sud de Roye, nos canons de tranchées ont bouleversé les ouvrages allemands de Fresnières.
En Champagne, nous avons bombardé les tranchées allemandes au nord de Prosnes.
En Argonne, lutte de mines à la Haute-Chevauchée. A l’explosion d’une mine allemande, nous avons répondu par un camouflet qui a détruit une galerie de l’adversaire.
Au nord de Saint-Mihiel, nos pièces à longue portée ont bombardé les cantonnements ennemis de Conflans, à l’est d’Etain et de Saint-Maurice-sous-les-Côtes, nord d’Hattonchâtel.
L’Allemagne, par la voie de sa presse, se déclare très hostile aux propositions du président Wilson concernant la guerre sous-marine.
Des manifestations de femmes contre la guerre ont eu lieu à Dusseldorf et dans plusieurs autres villes allemandes.
M. Miouchekevitch, président du Conseil monténégrin est arrivé a Paris.
Deux contre-torpilleurs allemands se sont échoués dans le Sund.
M. Helfferich, ministre des Finances de l’empire germanique, est arrivé à Vienne.

 

Verdun pas prête à une offensive allemande

Le 1er février 1916, une décision du Grand Quartier Général affecte le médecin ins- pecteur général Mignon à la Direction des Etapes et Services de la deuxième armée comme médecin chef de la région fortifiée de Verdun. Cet acteur primordial de la Bataille de Verdun a été relativement décrié par certains auteurs. A l’occasion de cette présentation du Service de santé, l’étude des sources conservées au musée du Service de santé des armées, devrait nous permettre aisément de le réhabiliter. Mignon n’est pas un médecin subalterne, à la déclaration de guerre, il est le directeur de l’Ecole d’Application du Service de santé militaire au Val-de-Grâce, en quelque sorte, le doyen de cette médecine. Dans sa « Relation du Service de santé pendant la Guerre de 1914-1918  il raconte sa première inspection à Verdun. Rien ne lui semble prévu pour sup- porter un afflux de blessés. Pire, les salles d’interventions chirurgicales inemployées servent même d’entrepôts.

http://www.biusante.parisdescartes.fr/sfhm/hsm/HSMx2002x036x002/HSMx2002x036x002x0147.pdf

Carnet de campagne n°2, de Jacques Mechelynck

Mardi 1er février 1916.

1er jour de tranchées. Quelques obus.

Mercredi 2 février 1916.

[Rien de spécial][5]. Le soir, une ferme, à 200 m., en arrière des lignes, prend feu par l’explosion d’un obus. Elle se consume rapidement.

Jeudi 3 février 1916.

Les hommes déclarent avoir vu des fusées s’élever derrière la maison immédiatement avant l’incendie. J’apprends que nous serons relevés demain par la 2M. Le système change. La 2M met six pièces en ligne pour huit jours et remplace son personnel au bout de quatre jours. Nous la remplaçons et nous faisons de même, et ainsi de suite.

Vendredi 4 février 1916.

Nous sommes relevés par Raeymakers (2M) à 17 h. 40.

Petits tracas

Samedi 5 février 1916.

Je remets au capitaine un inventaire, double de celui que j’ai laissé à Raeymakers. Le capitaine m’engu…irlande parce que j’ai indiqué des caisses de 1080 cartouches, me fiant à l’indication mise sur ces caisses. « Je vous avais dit qu’il y en avait 1500 ». Il me fait aller aux tranchées l’après-midi pour faire corriger l’inventaire. 15 km. hier, 30 aujourd’hui, cela m’en fera 45 dans les jambes. « Cela ne vous serait pas arrivé si vous faisiez votre service convenablement ». Je constate aussi que Galoux est placé au premier groupe, alors que je vais avec le deuxième. Il faut que je voie le capitaine seul à seul

http://www.1914-1918.be/2_mechelynck_carnet_16-19.php

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