549/Journal du 3 février 1916: le premier corps expéditionnaire russe se dirige vers la France

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du jeudi 3 février 1916 à travers le Miroir

En Artois, lutte de mines aux abords de la route de Lille. Nous provoquons trois explosions dans les batteries ennemies de la région de Vimy.
Entre Avre at Aisne, notre artillerie disperse des convois (la ferme Sous-Touvent), et atteint un train (Lassigny).
Au nord-ouest de Berry-au-Bac, des troupes allemandes en mouvement ont été surprises par le feu de nos canons.
En Champagne, nous bombardons les ouvrages adverses au nord de Souain.
En Alsace, nous faisons exploser un dépôt de munition aux abords d’Orbey (sud-est du Bonhomme). Dans la région de Sondernach (sud de Munster), les Allemands ont enlevé un de nos postes d’écoute, qui leur a été repris ensuite.
Un zeppelin a bombardé Salonique, atteignant la préfecture grecque et la caisse générale de la Banque de Salonique. Il y a treize morts et quinze blessés.
Nous avons abattu un aviatik à l’ouest de Salonique, en capturant les deux aviateurs.
Le prince héritier de Turquie est mort. Les dépêches de Constantinople annoncent qu’il s’est suicidé, mais, selon toute présomption, ce prince, qui était hostile à Enver pacha et à l’Allemagne, a été assassiné.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier16.html

Parution de la Baïonnette

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http://labaionnette.free.fr/1916/b031.htm

Bécassine dans la grande guerre

becassine-pendant-la-grande-guerreLe 3 février 1916, les jeunes lectrices de la « Semaine de Suzette » découvrent une nouvelle aventure de Bécassine par Maurice Languereau et Joseph Pinchon. Les aventures de l’héroïne prennent pour cadre l’actualité de la Grande Guerre. La domestique de la marquise de Grand-Air se met immédiatement au service des blessés en devenant auxiliaire de la Croix-Rouge. Ménageant la sensibilité du public, les auteurs, bien que les ayant côtoyées dans le cadre de leur service, se gardent de décrire les atrocités de la guerre. Si Bécassine se prend d’affection pour un blessé de guerre, celui-ci n’est qu’atteint par un simple rhume contracté dans les tranchées.

Les principales conséquences du déclenchement des hostilités sur la vie quotidienne des civils sont abordées : espionnage, bombardements aériens, restrictions, exode. Mais à aucun moment elles ne prennent un tour tragique et restent plutôt le prétexte à des scènes comiques exploitant la naïveté de Bécassine.

A l’heure de la mobilisation de Bertrand, Bécassine, n’ayant point trouvé la Bochie dans l’Atlas, tente de rassurer la marquise: «  Faut pas que Madame se fasse du mauvais sang comme ça. Possible qu’y aura la guerre, mais comme c’est avec des gens qui n’existent pas, ça ne présente guère de risques. »

LANGUEREAU M. et PINCHON J., Bécassine pendant la Grande Guerre, Paris, Henri-Gautier, 1916, 61 p.
Réédité chez Hachette en 2012

http://www.verdun-meuse.fr/index.php?qs=fr/ressources/becassine-pendant-la-grande-guerre

Le premier corps expéditionnaire russe se dirige vers la France

Le ler échelon part de Moscou le 3 février 1916, par chemin de fer, par la Sibérie et la Mandchourie jusqu’à Dairen (Ta-Lien) et, de là, par mer jusqu’à Marseille où il arrive le 26 avril, soit un voyage de 30.000 km, dont 60 jours en mer. Le débarquement a lieu a Marseille et fait une très grande impression sur les Français : tous les journaux ne tarissant pas d’éloges sur l’armée russe. Ainsi, l’arrivée des troupes russes en France constitue un nouveau maillon des relations amicales entre les Alliés.

http://batmarn2.free.fr/russes_1.htm

http://www.ascerf.com/gazette_3.pdf

http://20072008.free.fr/journee052007russes_courcy_avril_1917doc1.htm

(pour info) http://www.la-salevienne.org/memoires/Les%20croix%20epees%20russes%20Yves%20Domange.pdf

Aviation: 5 ème victoire de Guynemer

Georges-Guynemer_5468 Il devient un as en remportant sa cinquième victoire le 3 février 1916 et est promu au grade de lieutenant. L’escadrille se déplace ensuite sur le théâtre de Verdun, puis en début 1917 sur la Somme. Plusieurs fois blessé, il reprend l’air à chaque fois et à la fin 1917 compte déjà 25 victoires homologuées, devient capitaine et commandant de l’escadrille des Cigognes. Guynemer acquiert une telle notoriété qu’il est à même d’influer sur la conception des avions de combat.

http://www.ville-avrille.fr/BdR_Guynemer-av-Georges.html

http://www.anatc-tnb.fr/memoire/GeorgesGuynemer.pdf

 

 

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