552/journal du 6 février 1916: (Aviation) mort en Argonne du Capitaine Charles Besnier

Carnet du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du dimanche 6 février 1916 à travers Le Miroir

Entre Soissons et Reims, tir de notre artillerie sur la tête de pont de Venizel et les ouvrages ennemis de Vendresse et de Cernay. Une colonne en marche a été prise sous notre feu, à l’est de Saint-Souplet.
En Champagne, nos batteries ont endommagé les organisations allemandes du plateau de Navarin.
Entre Aisne et Argonne, nous avons bombardé les abris et les tranchées de Saint-Thomas. A la Haute-Chevauchée, nous avons occupé une portion d’entonnoir.
Le sergent pilote Guynemer a abattu un avion allemand dans la région de Frise. C’est le ciquième appareil qu’il détruit.
M. Zimmermann, sous-secrétaire d’Etat allemand aux Affaires étrangères, parlant au correspondant d’une agence américaine de l’affaire du Lusitania, a déclaré que le cabinet de Berlin était arrivé à l’extrême limite des concessions.
A la suite de la découverte des faits délictueux reprochés aux colonels Egli et de Wattenwyl, le Conseil fédéral suisse a décidé de transférer l’état-major de Berne à Lucerne

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier16.html

(Aviation) mort en Argonne du Capitaine Charles Besnier

Deux lettres de la Soeur Gabrielle à sa Supérieure dans laquelle elle relate la mort du Capitaine Charles BESNIER de l’Etat-major du 5ème C.A., observateur aérien, blessé mortellement le 6 février 1916 dans un combat aérien à proximité de Clermont-en-Argonne. Il décèdera à Dombasles-en-Argonne. Le Capitaine BESNIER avait stationné à Clermont-en-Argonne et connaissait très bien les soeurs, il était parent de l’une d’elle comme le précise Soeur Gabrielle dans sa première lettre.

Clermont-en-Argonne, 8 février 1916

Ce soir, tout impressionnée encore d’une mort tragique, je viens vous en causer, puisque le héros disparu est parent de l’une de nos chères sœurs.

Pendant quatorze mois, vous savez que nous avons eu sous notre toit tout l’état-major du….. corps d’armée. Parmi nos officiers se trouvait le capitaine B…, fervent chrétien, homme d’une bonté exquise, aimé de tous à cause de sa belle humeur et de son caractère excellent. Nous ne l’avons jamais vu commander un simple planton sans le sourire qui ne l’a jamais quitté. Attire par l’aviation, il s’est donné de toute son âme très française à ce nouveau genre de vie, ne pensant qu’une chose : rendre le plus de services possible à son pays.

Pour se perfectionner dans son rôle d’observateur, il est venu reprendre sa place chez nous pendant près d’un mois afin d’être à l’escadrille. Dimanche, une mission périlleuse lui a été confiée. Il part avec son pilote et deux avions d’escorte avec mitrailleuses pour le protéger. A une hauteur de 3 5oo mètres, il franchit les lignes ennemies, remplit sa mission et fait volteface pour revenir. Un de ses avions d’escorte s’aperçoit que son moteur fléchit et se hâte de gagner de l’espace et de revenir au plus tôt en terre française, abandonnant le capitaine B… avec un seul avion de défense.

Un peu avant de survoler de nouveau les lignes ennemies, qu’aperçoit-il ? Quatre avions allemands armés de mitrailleuses qui lui barrent le passage et l’encerclent. Son avion d’escorte à beau faire des prodiges, que pouvait-il seul contre quatre ? Une balle frappe le bon capitaine en pleine colonne vertébrale vers les reins. Il s’affaisse dans sa nacelle. A grand’ peine son pilote se dégage et parvient à ramener son appareil a 1oo mètres de nos lignes dans un terrain découvert que les adversaires se sont mis à arroser d’obus. Au milieu du fracas, des éclats et de la mitraille, on est parvenu à dégager le corps du pauvre capitaine. Mis sur un brancard, transporté au poste de secours, puis dans une auto-ambulance, on l’a transporté avec des souffrances inouïes à D…, village à 8 kilomètres de Clermont. Son désir était de venir ici, mais le voyage l’aurait achevé.

http://argonne1418.com/2011/02/14/lettres-de-soeur-gabrielle-lettres-des-8-et-9-fevrier-1916-a-la-superieure-generale/

(Aviation)premier vol du chasseur Fokker EIV équipé de 3 mitrailleuses

6 février 1916: L’As de la chasse allemande Max Immelmann effectue le premier vol du chasseur Fokker EIV équipé de 3 mitrailleuses synchronisées.

https://www.facebook.com/dada120153/posts/654026524707346

Carnet de campagne à Reims

février 1916

Le 6 février, nous allons relever à la butte de tir, ma section est en réserve à la tranchée des Echappés, là, on reçoit un renfort. Il gèle chaque matin.

Le 12 février, on est relevé et on va au repos rue Jacquard. On nous vaccine contre la fièvre  » antyparaphoïdique  » et la piqûre nous endort le bras pendant deux jours.
Le 18 février, on va en réserve au pont de la Housse. Il pleut dans les abris, on est obligé de faire du feu à l’intérieur pour pouvoir se coucher le soir au sec. Il fait froid pendant le séjour des tranchées et la neige tombe. Le sergent-major prend mon adresse pour porter ma permission au colonel.
Le 24 février, on est relevé, on va au repos rue Jacquard.
Mais le 26 février, dans l’après-midi, un ordre arrive : il faut aller relever une compagnie de territoriaux au secteur des cavaliers de Courcy. Ma compagnie occupe la tranchée qui touche la voie ferrée. Pas d’abri et le secteur est mal entretenu, heureusement que l’on y reste que deux jours.
Le 28 février, la 40iéme nous relève, on quitte le secteur avec beaucoup de plaisir. On va au repos aux caves Champion en face la place Dieu-Lumière.

http://www.saleilles.net/guerre/page4.html

Ecrivain mort à la guerre

MAURICE CHALHOUB dit MAURICE MAREIL – 1884 – 6 février 1916 à Etampes

L’Allemagne reconnaît le  du torpillage du Lusitania

le 6 Février 1916, suite à une série d’échanges houleux entre Berlin et Washington, l’Allemagne déclare endosser la responsabilité de la perte des vies américaines dans la catastrophe. Les autorités germaniques s’engagent ainsi à verser des compensations aux familles des victimes. Les indemnisations ont lieu en 1925, soit 10 ans après la tragédie

http://www.rmslusitania.fr/2011/12/consequences.html

LA CARTE POSTALE DU JOUR

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