553/journal de la grande guerre: 7 Février 1916

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du lundi 7 février 1916 à travers Le Miroir

En Belgique, notre artillerie, de concert avec l’artillerie britannique, a exécuté des tirs de démolition sur les tranchées allemandes en face de Boesinghe.
Plus à l’est, deux batteries ennemies ont été réduites au silence par notre artillerie lourde.
A l’est de Soissons, nous avons canonné les ouvrages adverses en face du plateau de Chassemy.
Le bombardement effectué en Champagne sur les organisations ennemies du plateau de Navarin a donné d’excellents résultats. Les tranchées battues ont été bouleversées; plusieurs dépôts de munitions ont sauté.
Un de nos avions-canons a attaqué, près de Péronne, un drachen ennemi, qui est tombé en flammes.

Les Italiens ont repoussé des attaques autrichiennes près de Tolomino et de Goritz.
On signale au Canada toute une série d’attentats contre des ouvrages d’art et des fabriques. D’autres attentats auraient été prémédités en Suisse.
15000 Allemands et indigènes armés du Cameroun ont été désarmés en Guinée espagnole.

http://grande.guerre.pagesperso-orange.fr/fevrier16.html

Extraits des carnets de notes de Théode BONVALLET

Lundi 7 février 1916 :

Je fis une nuit excellente, bien couché dans mon petit berceau.. Je repartis à mon travail mais à midi je dus aller commencer un abri en tôle cintrée. Je fis un ….. en madriers posé sur des traverses de chemin de fer. Je dus faire ce travail tout seul et je rentrais le soir bien fatigué. En rentrant j’assistais à un bombardement de nos positions par les boches au-dessus de Coucevreux. Ce fut terrible. Je me couchais de bonne heure, aussitôt dîner, vers 19 h 30.

Mardi 8 février 1916 :

Levé de bonne heure, je partis au même chantier qu’hier avec deux hommes que je mis à faire le travail et j’allais à mon dépôt de matériels. La journée se passa assez bien. Il fit un beau temps de toute la journée et en rentrant je fus désigné par le lieutenant pour aller reconnaître le secteur que nous devons aller occuper le lendemain. Tout le matériel fut ramassé dans les chantiers et rapporté au cantonnement. A 8 h j’étais couché après avoir fait une petite correspondance, je me mis à dormir.

 

http://ravenel.oise.free.fr/documents/journal%20d’un%20poilu%20(10).pdf

1390078224

 

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