557/journal de la grande guerre: 11 février 1916

Carnets du rémois Paul Hess

Rien à ce jour

Carnet de Georges Baudin

Des permissions à la journée sont accordées pour aller à Nancy dans les proportions de cinquante pour cent. Nous trois, (Bosset, Buat et moi) allons y faire un petit tour.

Nancy la coquette, en temps de paix … Hélas ! La pauvre ville, est bien changée. Depuis les récents bombardements de janvier et l’incendie des Magasins Réunis, la population s’est très émue et beaucoup émigrent dans les environs de sorte qu’il n’y a plus ni attractions ni promenades comme auparavant. La ville paraît morte. Il semble même que les passants évitent les rassemblements et les coins tels que le point central, les grandes places, les casernes et les alentours de la gare. Le soir, très peu de lumière dans les rues. Elle conserve maintenant un aspect plutôt morne et mélancolique. Nous nous promenons ensemble, dînons, soupons également et  rentrons pour 21h.

http://www.georges-baudin.fr/vendredi-11-fevrier-1916/

Carnet du soldat Louis Joseph André Febvre (367 ème RI)

Du 11 Février 1916. – « Mon rêve s’est évanoui pour un temps, du moins. Je suis retourné dans les tranchées armé d’un fusil. Le secteur est d’une tranquillité absolue : pas un coup de fusil, mais, de temps en temps, un coup de canon pour l’arrière. Entre nous et les premières lignes ennemies, assez éloignées, il y a tant de fils de fer que je me demande comment on parviendrait à les détruire s’il fallait avancer.
C’est le secteur de Reillon.
Ajouterai-je que ce secteur est mal organisé : pas de seconde ligne, pas de boyaux de communication. Les territoriaux qui l’occupaient avant nous nous ont laissé tout à faire. Nous allons nous mettre à l’ouvrage. »

http://www.blamont.info/textes1190.html

Au 41 ème régiment des chasseurs

41Vendredi 11 février 1916.
Continuation des travaux en cours.
Pendant la nuit, fusillades sur tout le front du Centre E.
Journée calme.

 

Samedi 12 février 1916.
Continuation des travaux en cours.
Journée et nuit calmes.
Rares coups de feu.

Dimanche 13 février 1916.

Continuation des travaux en cours.
Pendant la nuit, tirailleries ennemies sur D2 et les Cocottes.
Journée calme.
A 18h30 et 20h, tir de l’artillerie allemande sur la Poterosse avec 77 fusants et 1 obus de 105 – 1 obus est tombé sur la ferme Gringriche ne causant que des dégâts insignifiants.

La suite sur http://did41bcp.blogspot.fr

Cahier de guerre 1914-1918 de Constant Vincent

campdemailly-lasoupesurleplumardLe 11 (février) il gèle et il neige, le soir alerte. Ce jour là les officiers étaient partis pour aller reconnaître un secteur, lequel nous devions occuper peu de jours après. Mais en cours de route, on leur a fait faire demi-tour. Aussi à partir de ce jour on prévoit que quelque chose nous attend. Car depuis longtemps déjà on parlait très souvent de Verdun, et comme nous étions au repos dans la Meuse, on se disait qu’il devait y en avoir une petite part pour nous. Le 12 départ de Beurey à 9 heures, et malgré que la plupart sont encore malades vu que nous avions été vaccinés le 10, tout le monde doit porter son sac et faire 15 kilomètres. On est passé par Trémont, Combles, Bar-le-Duc, Behonne où nous avons cantonné. Le 13, un dimanche, départ 7 heures : passé par Vavincourt, Petit-Rumon, Erize-la-Brûlée, Rosne, Erize-la-Grande, où nous avons cantonné.

http://vincent.juillet.free.fr/cahier-constant-vincent-1916-1.htm

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