562/journal du16 février 1916: la guerre de siège contre les poux

Carnets du rémois Paul Hess (extraits)

Rien à ce jour

Journal du mercredi 16 février 1916 à travers Le Miroir

Journée plus calme.
En Artois, nos canons de tranchées ont exécuté des tirs sur les organisations ennemies aux abords de la route de Lille.
En Champagne, nous avons repris une partie des éléments avancés occupés par l’ennemi à l’est de la route de Tahure à Somme-Py.
A l’est de l’Oise, nous avons bombardé un train et un convoi de ravitaillement au nord de Vic-sur-Aisne.
Au nord-est de Soissons, nous opérons des tirs de destruction.
En Argonne, à la Fille-Morte, après avoir fait sauter une mine, nous en occupons l’entonnoir.
En Lorraine, combat de patrouilles près de Reillon.
En Haute-Alsace, nous bombardons les positions allemandes à l’est de Seppois.
Une escadrille d’avions belges a lancé des obus sur l’aérodrome de Handzaeme.
Des avions autrichiens ont opéré au-dessus de Schio (Italie), tuant six personnes.
Les journaux allemands prétendent que l’accord avec l’Amérique au sujet du Lusitania n’est plus qu’une question de forme.
Les organes conservateurs de Berlin commencent à attaquer le chancelier de Bethmann-Hollweg.

Le 16 février 1916 : la guerre de siège contre les poux

Dans les archives du Pas-de-Calais

16-02-16_poux_lightboxLes conditions de vie des poilus de la Grande Guerre n’ont pas d’équivalents dans l’histoire. Leur quotidien est marqué par une réelle souffrance morale et physique car, pour survivre, ils doivent lutter contre l’ennemi mais aussi contre la malnutrition et les maladies.

Aux blessures de guerre, s’ajoutent le manque d’hygiène et de confort, la vermine, les conditions atmosphériques, la fatigue, l’insomnie et la peur.

Les pathologies liées aux conditions de vie précaires dans les tranchées donnent parfois lieu à des évacuations pour cause de maladies pulmonaires. On note aussi rapidement l’apparition d’infections spécifiques comme celles des pieds gelés, conséquence directe du contact permanent avec l’eau boueuse, pouvant déboucher sur la gangrène. À cela se greffe une hygiène corporelle déplorable, se traduisant par l’absence de toilette régulière, avec un linge inchangé pendant des semaines et la présence inévitable de parasites comme les poux et les puces.

« K. Rabin » propose au lecteur un récit assez cocasse d’un poilu confronté à cet ennemi insolite.

http://www.archivespasdecalais.fr/Activites-culturelles/Chroniques-de-la-Grande-Guerre/A-l-ecoute-des-temoins/19162/Le-16-fevrier-1916-la-guerre-de-siege-contre-les-poux

Naufrage du steamer anglais Ashby

Le 16 février 1916, le steamer anglais Ashby fait naufrage dans l’anse de Portz-Doun : Emile Boussu se rend sur les lieux avec Arsène Kersaudy.« Mon ami avait pris un croquis de l’Ashby. Ce n’est pas très artistique me disait-il, mais ce sera un souvenir du premier naufrage auquel j’aurai assisté pendant mon séjour dans l’île. Pauvre Boussu, trois mois plus tard, et dans les mêmes parages, c’était son propre naufrage ». Le 18 juillet 1918, par beau temps, le voilier Notre Dame de Lourdes, spécialement affrêté pour le ravitaillement de l’île, fait naufrage dans le Fromveur, trois passagers disparaissent en mer : le peintre, un marin rentrant du long-cours et un voyageur de commerce ; sept personnes sont secourues par Le Travailleur, ancien courrier de l’île.

http://jacbayle.perso.neuf.fr/livres/Gauguin/Kersaudy.html

PHOTO ALLEMANDE DU JOUR

16 02 1916
PHOTO fournie par Jean_Hugues Crétin, de Reims

 

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