« Verdun, c’est une sorte d’immense champ des morts »

Sur France TV 24

La France s’apprête à commémorer la bataille de Verdun. Cent ans après, la mémoire de cet affrontement franco-allemand qui dura 300 jours est toujours aussi vif. Pour beaucoup, ces combats résument à eux seuls la Première Guerre mondiale.

Le 21 février 1916, l’armée allemande lance une grande offensive contre la région fortifiée de Verdun, dans la Meuse. Un déluge de fer et de feu s’abat sur les positions françaises. Les Allemands sont alors convaincus qu’ils doivent porter un coup fatal aux Français qu’ils estiment épuisés par les batailles de 1915 en Champagne et en Artois. Pour le général Erich von Falkenhayn, chef suprême des armées allemandes, il est important de porter l’attaque en premier avant une grande offensive franco-britannique.

Mais son plan ne se déroule pas comme prévu. Même si les Français ne sont pas prêts, et si les premiers jours laissent envisager une déroute, ils résistent finalement pendant dix mois. À la mi-décembre 1916, les troupes allemandes sont refoulées sur leurs positions de départ.

 

Cent ans après, ces combats sont restés dans les mémoires. Pour beaucoup, le nom de Verdun symbolise à lui seul la Première Guerre mondiale et toute son atrocité. Auteur d’un récent ouvrage sur le sujet (« Verdun 1916 – Une histoire franco-allemande de la bataille », chez Tallandier) coécrit avec son homologue allemand Gerd Krumeich, l’historien Antoine Prost décrit à France 24 comment s’est construit le mythe autour de cette bataille.

http://www.france24.com/fr/20160216-premiere-guerre-mondiale-centenaire-verdun-antoine-prost-memoire-bataille-mythe-france

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